Après un divorce la femme peut demander à son ex la permission de garder son nom. En se mariant, la femme peut prendre le nom de son mari/conjoint/époux. Ce n'est pas une obligation comme beaucoup de personnes le croient. Il suffit le lire les premières pages du livret de famille.

En ce qui concerne le nom, si les dames gardaient le leur, le problème de garder ou non celui de l'ex époux ne se poserait pas. C'est ce que j'ai fait : j'ai gardé mon patronyme de naissance, et c'est un droit entier. L'usage seul veut que l'un des époux (n'importe lequel) puisse prendre celui de l'autre. Dans certains lieux on connait mon monsieur sous mon patronyme, et je suis toujours "bizarre" de m'entendre appelée par le sien....

Le sentiment de liberté, que certains ressentent en portant le nom de leur conjoint, moi je le ressens parce que j'ai gardé mon nom. Ce qui n'empêche pas l'amour que je porte à mon compagnon (je ne parle jamais de mari ni d'époux, très rarement de conjoint), et la loyauté que je lui dois et qu'il me doit.

C'est un choix que je fais de vivre avec lui et pas tout le temps mêlée à lui. Et donc de garder mon nom et ne pas prendre le sien. C'est une revendication aussi de cette ombre dans laquelle les femmes mariées sont plongées, en changeant de nom.

Nos enfants portent nos 2 noms accolés.

Ceci dit, c'est mon opinion et mon choix. Je respecte tout à fait celui des autres et je comprends que l'on puisse avoir envie de garder un nom que l'on a porté pendant des années et sous lequel on est connu, pour le cas d'une femme qui divorce.

Oui, je suis mariée, mais ça ne signifie rien pour moi : je veux dire que c'est mon histoire personnelle, et que j'ai toujours été contre le mariage; j'ai choisi de me marier après plus de 17 ans de vie commune, parce qu'on avait besoin de ce papier. Je ne vois pas pourquoi je changerais quelque chose à ma vie et mon nom, parce que rien n'a changé avant et après ce jour-là dans notre relation.

Je considère Humain comme mon compagnon, parce que c'est ce qu'il est, à la fois homme, ami, amant, frère, copain (avec qui je partage le pain) et père de mes enfants. En disant compagnon j'inclue une loyauté qui transcende l'obligation ressentie quand on est marié, donc redevable devant le maire (ou le curé, ou les 2) et la société, de la pérennité de ce lien.

Je veux dire par là : je n'ai pas besoin qu'un personnage public me dise ce que j'ai à faire, c'est entre mon compagnon choisi et moi que ça se joue.

Et encore, j'ai toujours pensé que le mariage pourrait être une cérémonie qui conclurait une longue période de vie à 2, comme pour dire "on l'a fait, vous voyez, on en était capable".

C'était d'ailleurs le thème d'une dissertation de philo que j'ai traité en Terminale : Mariage ou Union libre ? J'ai gardé les idées développées à 18 ans. Et j'avais bien débattu avec mon père, espagnol attaché au mariage...

Pour finir... pourquoi sommes-nous ensemble ?

Je ne saurais dire ce qu'il aime en moi, mon compagnon.... mais j'ai une idée : sans doute (et très partiellement) ce qu'il n'oserait pas être, ou faire, ce qui le surprend.

Par contre je ne sais pas dire ce que j'aime en lui : c'est un tout, que je peux qualifier d'une phrase "ce que j'aime c'est qu'il continue de me suivre".