Eparpillée.
Je tente de garder mon rythme, une ligne de conduite, de garder mes garçons suffisamment nourris (physiquement et psychologiquement). Je tente de rester à flot, en gardant à l’esprit mes aspirations personnelles.
En même temps qu’il faut passer par la case obligée des cadeaux de Noël, d’une obligation familiale supplémentaire qui engendre (déjà, avant même d’avoir lieu), des frottements et coinçages pas agréables puisque cela nous incombe alors même que nous n’en sommes pas responsables. Nous tentons de faire front, nous 4, avant de dire, j’espère, que cette année est la dernière (puisqu’il faut souhaiter les 80 ans de la grand-mère) où nous participerons.
Ce qui vient en sus est une sorte de frénésie de participation : spectacles des enfants, en même temps que le salon bio, le moindre endroit nous rappelant qu’il faut acheter, se réjouir, fêter, manger.
En réaction je suis prise d’une sorte d’anorexie, j’ai envie de grimper ou de bouger tous les jours. Heureusement que j’ai mes cours d’escalade pour me recentrer, reprendre mon centre et ajuster mon assiette (au sens de position de yoga, dans l’assis tailleur).
Mais le fait de dépenser de l’énergie pour garder nos équilibres intact est juste un peu antinomique.
Aujourd’hui Humain a 50 ans. Dans cette période de rush et de frénésie. Et
même pas envie de fêter autrement qu’entre nous. Les garçons et moi préparons
en secret un cadeau simple et fait maison. Difficile de garder le secret,
surtout pour Solaire, qui fait des efforts : « papa, ne regarde pas
dans la salle de jeux….. il n’y a rien dans la salle de jeux » 
Dans la semaine en ce moment il y a au moins deux jours où ce qui devait se dérouler simplement grippe et coince et va de travers. Quand ce n’est pas une soirée comme celle d’hier. Où mon Lumineux ne pouvait pas dormir, est allé jouer aux Lego, et a fini endormi sur le tapis, sous un plaid, vers 1h du matin.
Pendant ce temps je me suis trouvée dans une discussion sur une liste avec une amie. Philosopher et réfléchir dans la nuit était une bonne manière d’éviter de penser à tout ce que j’avais prévu et pas pu faire…. Une lumière du soir allumée dans mon cœur et mon esprit. Surtout quand une des conclusions est venue ce matin d’une autre amie :
"Lyjazz, voila deux editrices qui confirment que ton ecriture attire, intrigue et nourrit. Je dis ca, je dis rien, hein..."
Et ça fait chaud au cœur, les yeux qui rient, le sourire intérieur.
Oui, garder mon centre et du temps pour écrire m’est vital.