A l'heure où je commençais il y a 5 ans à me sentir devenir mère, une autre, qui a quasiment mon âge, se trouve/se sent contrainte de repartir travailler, le corps encore meurtri de cette aventure si riche et si difficile physiquement, laissant son enfant au loin.
Dans le même temps... Cette semaine, l'émission La tête au carré, de Mathieu Vidard, sur France Inter, parle de ces femmes qui, en Colombie (Fondation Kangourou à Bogota ), ont préféré à la couveuse le peau à peau pour que leurs enfants prématurément nés soient à la fois rassurés et réchauffés, dans des conditions proches de leur vie précédente.
Se sentir femme et mère, et pouvoir travailler, c'est aussi possible avec son bébé si on le porte en écharpe, contre soi.

Etre à l'avant garde, est-ce se couper de son corps ?
Ou bien l'accepter ?
La civilisation que l'on est en train de fabriquer est-elle celle du lien (internet, téléphones, communications lointaines et néanmoins directes et instantanées) ou celle de l'absence de lien personnel, de sentiment, de contact ?