Parchemins Instantanés

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vendredi 19 juin 2009

A une amie

Elle s'était levée, confiante, avait lu un peu, parlé avec les enfants et bu un café, surtout, en se levant. Elle ne pouvait pas faire autrement que boire un café pour se sentir d'aplomb.

Et puis elle avait pris son élan, avait décidé d'aller se doucher, pour se sentir parfaitement propre, apte à recevoir et à donner, pour prendre de la force et laisser de côté ces jours derniers et affronter les jours prochains, se faire une douce violence pour affronter les sentiments et les moments suivants.

Toujours en pantalon léger et débardeur, simple et frais par cette chaleur, pieds nus sur le sol ami, elle a pris son petit garçon dans ses bras, elle l'a embrassé et consolé parce qu'il n'avait pas aimé que son père lui lave un peu le visage et lui passe un tee shirt propre. Elle ne lui a pas parlé de ses sentiments, ne lui a pas dit qu'elle était désolée de lui faire quitter les jeux avec les autres enfants. Et puis elle a enfilé ses bras dans les manches d'une grande tunique, destructurée, qu'elle a zippé jusqu'à son cou, tout en mettant ses pieds dans des ballerines vernies noires . Elle me disait alors qu'elle n'avait pas revu ses grands parents depuis des années, que leurs rapports étaient compliqués parce qu'ils se sentaient comme ses parents puisqu'ils l'avaient en partie élevée. Elle était un peu nerveuse, ne savait pas ce qu'allaient être ces nouvelles relations.

Dans la précédente maison familiale (celle de son compagnon) les parents avaient critiqué le petit garçon, disant qu'il n'était pas assez si ou trop ça. Cela avait été difficile pour lui et pour elle.

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Le soir, en revenant, elle disait « Ah, ça fait du bien de revenir chez vous ! »

La visite chez les grands parents avait été sereine et pleine de compréhension mutuelle. Comme si les vieilles personnes sentaient, avec leur bon sens et leur sagesse, qu'il ne fallait pas tenir rigueur à ces jeunes de vivre comme ils l'entendaient, de reparaître après des années....que seul le moment présent et le partage ici et maintenant comptaient.

C'était surtout le contact avec le père qui avait été difficile. Sa lente transformation du soixante huitard proche et respectueux de la population locale en un potentat adulé par les politiques régionaux, vivant dans une maison bourgeoise du centre ville, décorée selon les canons en vogues sur les magasines. Compromis, faux semblants et pression sur les enfants adolescents, vérité revisitée par une sorte de lavage de cerveau par lui-même et sa deuxième femme. Elle avait cru revivre sa propre adolescence, le moment où elle s'était dit qu'il fallait qu'elle parte. Tout son poil hérissé, toutes ses griffes dehors dans ce décor clinquant, sans âme, ni poussière, ni humanité, elle avait subi les paroles blessantes envers la jeune fille de 18 ans (sa soeur), que ses parents s'ingéniaient à rabaisser, disant qu'elle n'aurait pas son bac parce qu'elle n'avait pas assez travaillé et autres phrases blessantes.

Là, devant une bouteille de Côte de St Mont rouge (du Monastère 2002), mangeant camembert et compote de pêches, ils avaient raconté tous les deux leur famille, tourmentée, aux liens et aux vies distendus et inadéquats, mais qui, néanmoins, leur importait d'une certaine manière. Mais leur pesait terriblement.

Plus tard, apaisée par les paroles et le vin, elle avait été heureuse de pouvoir partager tisane de fruits et odeurs, parler de parfums, de recettes et de comment ces odeurs représentaient une partie de nous même qu'on voulait donner à voir, ou à sentir, pour être perçus tout à fait comme on était à ce moment. Alchimie de paroles amies, de sorcellerie, sur fond de ciel d'orage, de grondements de ciel, fenêtres ouvertes sur le vent et la pluie, les averses venant laver les affronts de la journée.

lundi 11 mai 2009

Le temps intérieur

Les femmes, éminentes sorcières, rythment leur temps en cycles lunaires.

C'est un comptage du temps continu,

Dès la puberté, l'importance du sang menstruel est noté sur le temps

Les cycles, plus ou moins réguliers, participent d'une assurance particulière :

Nous savons la place que nous avons dans la révolution terrestre

Nous connaissons inconsciemment la date parce qu'elle est toujours présente,

Entre deux lunes rouges

Des mouvements subtils entre ces dates

rythment aussi notre temps intérieur :

Sécheresse et préparation

Ovulation et désir accru sensibles et humides

Retour vers la sécheresse et le sang qui s'écoule

Ou au contraire

Subtiles vacances de neuf mois

Rythmées cette fois par un ventre qui s'arrondit

Dont l'acmé sera la naissance.

Une fois l'utérus à sa place de nouveau,

Le temps se fait chaos

Tétées à la demande et rythmes du bébé

Pas de sang avant....

Longtemps

Le retour de couches est variable selon les femmes

Et les cycles parfois un peu différents

Le temps du bébé est de nouveau doublé

Par le rythme féminin : il se superposent.

Et si les cycles sont de 32 jours ou davantage le temps nous semble long

La puissance de se sentir féconde et désirable surtout à l'ovulation

La perception de se sentir ovuler ou non

L'observation de cycles plus courts

Qui perturbent notre sensation du temps passé

Ou au contraire plus longs qui nous font douter

Enceinte ou non ?

Cycle fiable ou non ?

jeudi 9 octobre 2008

Conversation de femmes

- J'ai vu une émission sur la lingerie à travers le temps, C’était passionnant. A la fin, ils expliquent qu’aucune étude n’a jamais été faite pour voir l’utilité ou non d’un soutien gorge médicalement parlant. Par contre, ils ont fait une étude sur le positionnement des seins avec soutien gorge et un an après arrêt : il semblerait que le maintien se reforme, Les femmes gagnaient en moyenne 7 mm vers le haut, un meilleur positionnement global de la poitrine, etc…

- Quoi ? y'a aucune étude qui a été faite sur le soutien gorge et sa véritable utilité ?? Alors là je suis scotchée parce qu'il y a tellement de gens qui disent (et d'ailleurs je le pensais jusqu'à peu) que si on n'en porte pas on a les seins qui tombent, que là je tombe des nues !

- Moi ça ne m'étonne pas qu'il n'y ait jamais eu d'étude sur l'utilité du soutien gorge.

Comme tout ce qui est commercial, c'est le fric qui compte et c'est tout.

Connais-tu des études sur :

- la nocivité des huiles raffinées,

- la nocivité du sucre raffiné

- la nocivité du lait de vache UHT,

- la nocivité des viandes d'animaux élevés en batterie,

- la nocivité des OGM,

- la nocivité des pesticides, colorants, édulcorants, émulsifiants alimentaires

- la nocivité du PVC,

- la nocivité de la javel,

- la nocivité des pesticides du coton (la plante, donc les fringues)

- la nocivité des phtalates présents dans beaucoup de jouets pour enfants,

- la nocivité des peintures glycérophtaliques et acrilyques (plutôt des solvants qu'elles contiennent)

- la nocivité des colles à moquette, tapis, agglomérés et autres meubles en kit

- la nocivité des cosmétiques de grande surface (ou plutôt des parabens qu'ils contiennent)

- etc

Il y en a, mais il faut chercher pour les trouver, elles ne sont pas de notoriété publique.

Par contre les magasins sont remplis de tous ces produits et la majorité consomme de tout ça en se disant : " s'ils le vendent, c'est que c'est bon" et encore mieux : "si la publicité dit que c'est bien, on en a envie et c'est donc bon pour nous".

Quand on commence à réfléchir, on réfléchi sur tout ce qui nous entoure.