Parchemins Instantanés

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 7 mai 2010

Semaine 18 : mercredi et jeudi

5 mai

aujourd'hui je pourrais tout aussi bien

rester chez moi et faire le ménage, le rangement, la cuisine...

ou bien passer la journée à lire et écrire,

faire des cosmétiques,

aller au hammam...

au lieu de ça j'ai amené les garçons au centre aéré

avant d'aller au marché,

Je suis rentrée manger un peu, donner quelques coups de téléphone pour organiser notre semaine prochaine dans l'Ariège, j'ai reçu des appels aussi : le livre que j'avais réservé dans une des médiathèques est disponible.

Je suis partie à mon rendez-vous avec la maman qui voulait m'acheter l'ancien siège auto (9 à 18kg), et je l'ai vendu.

Ensuite j'ai erré dans la librairie pour fureter et prendre des photos (une histoire de diptyque).

Je suis allée à la médiathèque choisir des DVD et des livres (encore et encore) pour mes garçons et nous.

Résultat : la cuisine était encore en bazar à 18h, j'ai tout rangé fissa avant d'aller chercher les enfants.

Retour pour manger des pâtes et offrir du foie de poulet frais à ma chatte... qui n'en a pas voulu, a tout juste daigné en manger un morceau quand je l'ai cuit un peu.

M'enfin ?!

ooo

6 mai

aujourd'hui un carré parfait

pas facile à faire, mais j'aimerai essayer quand je vais découper mon savon. J'aime les savons carrés, tels ceux d'Alep et de Marseille, fonctionnels, bruts, que l'on a bien en main, qui peuvent servir à frotter du linge.

Le patch Emla est-il un carré parfait ? Je ne sais pas. Il a les coins arrondis en tout cas. Demain j'en mets un à mon Solaire pour la première prise de sang de sa vie. Nous avons été aujourd'hui au labo pour une prise de contact et une explication de l'acte sur les lieux.

mercredi 7 avril 2010

Semaine 14 : lundi et mardi

5 avril

aujourd'hui un mot que j'ai écrit

Ah, pas un ! Plusieurs !

Pas un jour ne se passe sans que j'écrive.

Voilà plus d'un an maintenant que j'ai enclenché le mécanisme et qu'il m'est nécessaire.

J'ai commencé par me demander quoi dire, et comment, ici, sur cet espace que je m'étais créé. Quoi dire en dehors des quelques exercices tels le diptyque initié par Akynou, ou les sabliers givrés de Kozlika. Textes qui ont vu mes débuts nouveaux dans le monde de l'écriture.

Et puis cet exercice des 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau, qui m'oblige à écrire quotidiennement au moins quelques lignes, est un bon défi aussi.

J'y ai adjoint les exercices proposés par Martin Winckler dans son Chevaliers des Touches.

Et je suis enfin passé à des textes plus longs grâce au concours de nouvelles Noires de Pau.

Disons que ma pratique évolue, devient plus souple que celle qui me valait des longues missives à des amis, apprend à jouer davantage, prend conscience de ces formules qui me viennent et traduisent une forme de pensée un peu obscure parfois. Je suis donc j'en ai conscience, brute et incompréhensible pour certains, clairvoyante et allumée pour d'autres. Authentique pour moi.

ooo

6 avril

aujourd'hui temps qu'il fait

doux, soleil, chaud et petits garçons encore fatigués qui se lèvent tard (11h ! rarissime), puis jouent toute la journée, ensemble, regardent un DVD, des sites internet sur les bionicles.

Du soleil qui entre par la baie vitrée, du linge qui sèche. Des mouvements fluides et des pleurs un peu. Solaire a eu 39° pendant 2 jours, aujourd'hui il est bien, mais très sensible et, s'il ne veut plus être constamment contre moi, il ressent tout très fort, et pleure à grand bruit d'un coup, d'une contrariété.

Impression (et j'espère ne pas me tromper) que cette fièvre marque la fin d'un épisode très long de maladies débuté par cette gène respiratoire début octobre (2 nuits d'asthme atypique). Est-ce la fin de l'hiver ?

Ce soir partis au cours d'escalade en camion : toujours cette impression d'aller en vacances quand il fait beau et doux, à bord de ce véhicule. Les garçons ont joué sur l'herbe devant le gymnase après le cours, ils ne voulaient pas rentrer, avaient envie d'aller au parc.

Souvent on prend le temps, quand il fait bon, de profiter de la nature et de la douce lumière du soir, alors que les familles sont toutes rentrées pour le rituel repas/bain/lit à 20h. Pas d'horaires permet d'être davantage en accord avec notre humeur, la nature.

Promenade plus longue de la chatte aujourd'hui. Elle est restée prostrée pendant plusieurs jours, marchait au ralenti, n'arrivait pas à sauter. Au bout de 2 jours j'ai pensé en la palpant qu'elle avait eu un coup près de la cuisse gauche, alors je lui ai mis de l'argile. Ça semble efficace : elle se laisse palper sans mouvement d'évitement désormais. Elle marche normalement et s'étire aussi du côté gauche (moins fort que du droit). Elle dort encore beaucoup et n'arrive toujours pas à sauter, mais elle essaye.

mardi 25 novembre 2008

Tisha et autres chats (1)

J'ai eu mon premier chat aux alentours de mes 4 ans. Une petite minette noire à la tache blanche sur la poitrine, nommée Mimi. Elle a fait héroïne de mes rédactions pendant au moins tout mon primaire. Avec parfois les honneurs d'une lecture publique.

Elle était mon refuge. Mon apprentie de la vie féline et animale.

Plus tard, mon frère a recueilli en haut d'un arbre une petite isabelle, un peu sauvage que l'on a appelé Fauvette : un nom d'oiseau pour cette féroce minette un peu caractérielle. Elle refusait de se laisser prendre en photo mais montrait son ventre quand mon amoureux venait me voir. Et elle nous griffait quand on la mettait en voiture pour aller chez le vétérinaire par exemple.

Elle nous a initié à l'art de donner la pilule à un chat.... sauf qu'on ne la donnait jamais assez vite quand elle venait d'avoir des petits, et que, bien entendu, les mâles du voisinage, eux, étaient plus rapides que nous.

Ensuite, j'ai eu la lourde tâche de me débrouiller seule, l'été de mes 17 ans, avec une chatte qui a mis bas avec mon aide, et la mission affreuse de trucider les petits. C'était horrible : Biscotte (fille de Fauvette) ne pouvait accoucher qu'avec un humain, ce qui m'a valu une nuit blanche, de câlins, caresses, discours et aide quand le dernier petit n'a pas pu sortir entièrement. J'ai bien observé que les 4 bébés chats étaient en forme et dûment léchés, les placenta mangés, les ronrons en marche, avant de me coucher.

Et j'ai, le lendemain, obéi à mes parents en tuant les petits. En fait je l'ai fait faire à mon copain. Lui expliquant tout le processus.

Et ma chatte, qui m'avait fait confiance, qui me faisait confiance, miaulait et demandait de l'aide pour chercher ses petits partout :-( J'étais effondrée.

Puis je suis partie de la maison, ai vécu dans une chambre étudiante : 9 m² au lieu d'une maison avec jardin : j'errais comme une lionne en cage dans ce cagibi au 8ème !

Ensuite j'ai aménagé dans un F2 avec mon compagnon. Un balcon comme extérieur.

Très bien. Mais pas les conditions pour adopter un chat selon moi.

Et pourtant j'en avais envie !