Parchemins Instantanés

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vendredi 8 mai 2009

Les vacances approchent

Quelques réparations de notre California Coach à faire avant de pouvoir partir : changer les bougies de préchauffage et le soufflet du cardan gauche (le rendez-vous est pris). Ensuite notre maison sur roues, notre catalyseur de rêves nomades, notre vaillant destrier nous mènera vers la Méditerranée, le plus souvent en itinérance.

Déjà un an que j'ai été le chercher à Paris, après une nuit en train. Organiser le départ de manière à ce que mes petits ne restent pas trop sans moi ou leur père. Course vers la gare avec un Solaire qui n'avait pas eu envie de s'endormir, ni de me dire au revoir.

Ta tac ta toum sur les essieux, la plus mauvaise place de la voiture, et donc sommeil de qualité médiocre.

Mais cependant le soleil, la joie d'aller chercher mon camion, d'être à Paris, même seule et même pour si peu de temps...

La matinée du 8 mai s'était passée en essai, observation, inspection du véhicule et tractations, signatures de papiers. Et puis j'avais pris la route. Seule et ravie au volant de mon engin. Si longtemps que je n'avais pas roulée seule !

Paris-Arles. Une autoroute que je ne connaissais pas, des paysages de champs; un gros ralentissement aux alentours de Lyon, puis à chacune des grandes villes des environs. Arrivée en Arles à la nuit. Mon amie Aigue marine m'attendait, m'avait préparé un repas. Nous avons parlé, toujours aussi proches, mais si fatiguées toutes les deux, elle par son déménagement alors qu'elle était en fin d'année scolaire tendue, moi par la route et la tension de la journée. Je n'achète pas un véhicule, seule, tous les jours. A peine couchée, envie de lire, de découvrir les bouquins qui m'entouraient, mais je me suis sentie si détendue que mes yeux se sont fermés vite : je voyais, dans ce demi-sommeil, la route, les voitures que je doublais, je sentais les muscles de mes bras, mes jambes, se crisper pour supporter la tension supplémentaire. Stop ! Demain sera un autre jour. Le lendemain : descendre de petits meubles que je devais charger dans mon camion, dans sa rue si étroite, manoeuvres pour laisser passer les véhicules que je bloquais. Excellent exercice pour apprivoiser mon camion. Et puis l'au-revoir, et la route de nouveau, le sac rempli de mon pique nique fourni par mon hôtesse.

Arles-Pau : quitter le soleil, l'air de vacances, les sandales et la chemise courte, pour le vent furieux vers Toulouse, les nuages en approchant du Béarn. Déjà fini ?

Chez moi j'ai déposé mon chargement. Puis je suis allée chercher mes garçons chez mes parents à 20 km. Tristes, un peu égarés, un peu incrédules de me retrouver passés les premiers moments de découverte du camion. Excitation, fatigue, perturbation. Mais ils se sont quand même endormis, rassurés de m'avoir retrouvé, et en confiance dans le camping car.

Avant de partir : mettre en vente notre tente 4 places Maréchal dont nous n'avons plus l'utilité.

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Tenter de vendre d'autres bricoles sur la baie (décidément je n'ai pas le courage de tenter une journée de vide grenier) Faire du rangement de placards

dimanche 12 avril 2009

JIM 2009 : le programme du 32ème festival !

Du Jazz, du Jazz, encore du Jazz.

De la convivialité.

Un espace hors du temps.

ça, et encore bien davantage.

Amitiés. Découvertes. Esprit d'équipe et esprit associatif.

Un paysage.

Une région et sa cuisine.

Tout est possible à Marciac.

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Et revoir Charles Lloyd aussi, le 4 août, après avoir rêvé et applaudi Jan Garbarek. J'y serais, sans doute.

Pour vous informer sur le programme complet, réserver vos places et organiser vos vacances, allez voir www.jazzinmarciac.com

OU ?

JAZZ IN MARCIAC ça se passe à Marciac, dans le Gers, en Midi-Pyrénées

QUAND ?

Le 32ème festival aura lieu du 31 juillet au 16 août 2009

Il y a :

  • le Festival Bis : concerts gratuits tous les jours du 31 juillet au 16 août inclus à partir de 11 H

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  • le Festival : concerts sous chapiteau jusqu'au 15 août

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Et puis il y a la possibilité de devenir bénévole.

Le camping.

L'ambiance.

Le musée "Les territoires du Jazz".

Vous avez compris : j'aime le Jazz, et j'aime l'endroit. Je vous attend là-bas....

mardi 25 novembre 2008

Tisha et autres chats (2)

Il a fallu 16 ans et un projet à tiroirs pour qu'on déménage dans notre actuel F4, derrière le cimetière, avec un coin vert au fond du parking. Et là j'ai vu que c'était possible !

Une jeune fille descendait sa chatte tous les matins avant de partir travailler. La minette l'attendait le soir à son retour, perchée sur l'une ou l'autre des voitures au soleil.

Au même moment, en visite chez des copains, je constate que leur chatte, une fine greffière blanche, a le ventre bien rond. Ben oui me disent-ils... Prenant mon élan j'ai rétorqué : «  si elle a une chatte fine comme elle mais foncée, quasi noire, je vous la prend ». Ce qui fut fait en octobre 2001 : j'ai pu assister aux naissances en échiquier de cette portée noire et blanche alternativement, et choisir celle qui me plaisait.

Un voyage plus tard nous ramenions notre chatte chez nous.

Petite féline perchée sur nos épaules, qui dormait avec nous et m'a pris pour sa maman.

Je lui ai appris à répondre à son nom, à descendre l'escalier à ma suite, à prendre l'ascenseur, à aller se promener dans le cimetière. J'ai même trouvé un itinéraire taillé au sécateur pour entrer dans le cimetière, tandis qu'elle m'attendait sur le mur de pierres, et nous allions nous promener ensemble parmi les tombes. Une vraie chatte de sorcière...

Elle a eu un accident vers ses 7 mois, nous l'avons retrouvée après 1 h de recherche, guidés parfois par ses miaulements rauques de douleur, sous un crachin de mai, à mon retour de ma première échographie, le côté de la tête amoché et un oeil exhorbité. Appel en urgence chez le vétérinaire, qui n'a pas pu sauver l'oeil.

Ma_panthere_qui_n_a_qu_un_oeil.jpg Pendant les 15 jours suivants, en convalescence, elle m'a suivi partout dans l'appartement, s'installant sur moi ou tout à côté, ne me quittant pas de l'oeil, et elle n'a pas demandé à sortir. Petit à petit elle a repris confiance, je l'ai aidé. Elle est restée bien plus craintive que dans sa jeunesse.

A la naissance de Lumineux elle a laissé sa place de fille ainée, mais surveillait le bébé, m'appelait quand il pleurait et que je n'arrivais pas assez vite.

Puis elle s'est mise à m'attaquer quand je criais, ou quand je riais avec les enfants excités : elle ne supporte pas les cris et bruits trop forts et elle me saute sur la jambe, oreilles en arrière, l'oeil courroucé.

Elle ne supporte pas non plus qu'on parte sans elle et me l'a fait comprendre un jour où je venais la récupérer chez mes parents : elle m'a attaqué alors que je pliais la tente, parce qu'elle venait de sentir qu'on avait dormi dedans, sans elle !

Depuis nous l'amenons partout avec nous, et elle descend même sur les aires d'autoroute : je lui dit quand on repart et elle s'installe dans sa caisse. Maisons amies, campings, hôtel, camping car, elle a tout testé avec nous.

Maintenant je lui ronronne que c'est ma panthère-noire-qui-n'a-qu'un-oeil, ma belle et ma féline-câline, elle me frotte le nez avec le coin de sa bouche, et mes garçons rétorquent « non, c'est MA belle ! » et « non, miaou MOI ! ».

Parfois je pense à l'importance qu'elle a pris dans nos vies, à sa longévité et à la douleur des garçons quand elle mourra. ça m'évite de penser à ma peine à moi. Mais ce qui est sûr, c'est que lorsqu'elle n'est pas là elle nous manque.

Cet été on avait tous décidé de la laisser chez mes parents pour partir camper, parce que nous ne savions pas si elle pourrait être bien dans ce camping. On l'a descendue du camping car, installée avec ses croquettes, et on lui a dit au revoir. On est partis. 1 km après Lumineux hurlait qu'il ne voulait pas s'en séparer. Il a fallu retourner la chercher. Elle est restée avec nous, m'attendait le soir quand je rentrais de concert. Je ne manque pas de lui expliquer ce qu'on fait, quand on va rentrer, elle passe inaperçue dans la plupart des campings et nous attend toujours. On a même visité la bambouseraie d'Anduze, en la laissant 3 h sur le parking arboré, en lui disant qu'on repartirait le soir. Quand on est revenu elle était à portée d'oreilles.

Je pense très souvent à Ella Maillart, à son séjour en Inde avec sa chatte Ti-Puss et je me dis qu'il est décidément faux qu'un chat soit davantage attaché à son lieu de vie qu'à son humain de référence. Tisha_sur_imprimante.jpg