Tendre vers davantage de légèreté et de recul à propos de notre situation financière, après tout moins pire, et de beaucoup, que celle d'autres. Nous avons, quand même, beaucoup de superflu.
Je suis foncièrement optimiste mais je l'oublie parfois.
Il me manquait le regard extérieur et le rire (suscité par Bordelum qui se moquait de moi) pour me voir de plus loin, constater et pouvoir dire que ça va, après tout.
Positiver.
Il suffisait de me sentir enfoncée dans la gravité, et les conséquences potentielles à plus long terme de tout ça, pour que je me ferme à ce que je suis profondément.
Ne pas oublier que je dois vivre dans l'instant présent, l'ici et maintenant. Que se faire du souci, s'inquiéter, gamberger sur « ce qui pourrait arriver si .... » n'est qu'illusion.
Positiver.
C'est le mot de cette période de série noire.
Prendre les événements comme ils viennent et faire face.
Positiver.
Ce n'est que du matériel après tout.
Regarder ce que j'ai plutôt que ce que je n'ai pas.
On a déjà vécu des choses plus compliquées, qui nous atteignaient dans notre chair, qui nous rendaient plus mornes et taiseux et dépressifs.
On va y arriver.
Positiver.