Parchemins Instantanés

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Tag - Nouvelle noire

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vendredi 12 février 2010

Semaine 6 : mercredi et jeudi

10 février

aujourd'hui note

Pour se réveiller : le son vibrant de l'interphone impérieux, la voix désagréable parce que trop autoritaire et pleine d'une énergie de speed « c'est le facteur, j'ai un colis pour vous !!! ». Comme si tout le monde se réveillait à 6h pour courir toute la matinée. N'a jamais pensé qu'à 8h30 on pouvait aussi être au lit l'hiver ? Debout d'un saut, nue devant mon interphone, lui répondre « Oui, au 5ème ! », repartir vite enfiler un peignoir. Se rendre compte que M. notre jeune fille pensionnaire n'est pas partie encore (ah, c'est pour ça que les lumières étaient encore allumées), elle est aussi estomaquée que moi devant ce facteur trop vif et désagréable. Une fois le colis réceptionné, amené par un type arrêté en plein élan alors qu'il allait sonner, la porte de l'ascenseur qui avait à peine eu le temps de se refermer « voilà » « merci » pas même un bonjour ni un au revoir. M. me dit qu'elle a un contre ordre pour ce soir, qu'il va falloir aller la chercher sur son lieu de formation et l'amener à la gare pour qu'elle prenne son billet de train. Ok, je note. Elle s'en va.

Tout ce raffut a bien sûr réveillé mes lutins. Qui arrivent l'un après l'autre. Lumineux tout excité et content de commencer sa journée si tôt, mais qui éternue et que j'envoie s'habiller pour se réchauffer. Solaire dans la plainte : « mamaaan moi mal à l'oreille ».

La journée commence bien....

Note encore

Pour ne pas oublier : le très beau témoignage de Dany Laferrière sur Haïti après le tremblement de terre.

ooo

11 février

aujourd'hui noir

Mon oeil noir à l'écoute d'Elizabeth Badinter toute la journée sur France Inter.

Encore des articles dans La vie, Libération, sur un blog.

EDIT du 17 : je mets en lien tous les articles au fur et à mesure que j'en ai connaissance :

  • Sur le site mamanana un compte rendu très détaillé après lecture du livre.

La nuit noire et blanche sous la neige qui tombe à Pau , ce qui est exceptionnel.

Ma nouvelle noire et le genre noir, que je suis en train de découvrir.

Beaucoup de noir dans mes vêtements, c'est une couleur facile que j'aime à assortir à des touches de rouge, de vert vif, de violet.

lundi 8 février 2010

Semaine 5 : VSD

5 février

aujourd'hui vêtement

Gilet de laine à capuche vert anis. Bien chaud. Mais seulement un tee shirt manche courte en coton dessous. Et pantalon de toile légère, noir, au bas resserré. Ciel bleu, nuages gris et rose qui filent ce soir. Des bancs d'oiseaux au-dessus des arbres qui appellent déjà la sève.

Je parie que dans une semaine il y aura déjà des bourgeons.

Passons au bureau.

Solaire allume seul l'ordinateur. Installe son DVD de jeu. Me demande de venir. Comme je tarde il trouve comment ouvrir le poste de travail, clique avec le trackball sur l'icône du DVD et l'ouvre. A l'intérieur il clique plusieurs fois jusqu'à atteindre le jeu. Il m'a vue faire ces manipulations il y a au moins trois semaines. Mais il a un sens intuitif du fonctionnement du PC. C'est impressionnant.

Quand j'arrive je vois qu'il joue déjà. Un jeu de lettres : il doit réécrire le nom d'une ville (Valence), dont presque toutes les lettres sont tombées. Il ne sait pas lire, ne connait pas toutes les lettres, mais il a un sens du rythme entre les consonnes et les voyelles plutôt hallucinant. Je suis épatée !

Ce soir à l'atelier d'écriture, la bibliothécaire a lu mon texte, conquise. Elle dit comme Aigue Marine que je me dois d'écrire. Tandis que Marin Ledun, l'auteur qui nous aide, n'a émis aucune appréciation de mon texte, qui me semble loin de sa façon d'écrire. Tandis que les deux autres aspirants nouvellistes sont un peu sur leur quant à soi, l'un n'ayant pas lu et pas envie de lire mon texte, l'autre me donnant des idées. C'est ça qui est intéressant : ce débat d'idée, le fait de pouvoir raconter mon histoire et de me rendre compte que ça ne tient pas debout, que ça sonne creux si je continue de cette manière. Et puis d'écouter ce que ça évoque pour les autres, et piocher dans leurs idées ce qui va me servir. Ensuite, c'est reparti !

ooo

6 février

aujourd'hui celui ou celle qui dit « oui »

ça fait forcément irrésistiblement penser à une scène de mariage, cet intitulé.

Bon, j'ai déjà parlé de ma conception du mariage, en fait je pense que ça ne sert pas à grand-chose.

Cependant si je veux être honnête je dis que je n'ai jamais voulu me marier, mais que je l'ai fait pour avoir des enfants. C'est un peu bizarre mais ils ne sont arrivés qu'après.... comme si nos corps et nos esprits n'avaient pas su fabriquer des bébés avant qu'on ait ce fichu papier.

Ou alors

Oui on veut aller écouter le concert qui a lieu à la bibliothèque, mais on veut aussi jouer avec le copain qui est là aussi, courir, sauter, bouger.... Et voilà qu'un moment qui aurait pu être sympa devient une heure d'observation rapprochée avec force « chut ! ». Pour finir nous sommes sortis. Et j'étais en colère contre eux.

ooo

7 février

aujourd'hui c'est presque

terminé.

Ma nouvelle noire.

J'ai réussi à l'écrire. A trouver une chute.

Il m'a suffit de me débloquer vendredi, pour pouvoir terminer mon texte.

Me reste à trouver un titre, un pseudo, à aller au service de l'Etat Civil de la mairie pour observer les lieux et pouvoir les décrire (il y a eu des travaux depuis ma dernière visite là-bas) parce que j'en ai besoin pour ma fin.

Et voilà !