Parchemins Instantanés

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lundi 29 mars 2010

Semaine 12 : VSD

26 mars

aujourd'hui j'éviterai de dire que

  • je suis en pleine forme. Ça ne serait pas vrai.

Par contre je dirai bien : je dois me coucher tôt, il faut que je dorme.

  • l'appartement est propre et rangé. Pas vrai non plus. Mais tant pis.

Or donc, je vais éteindre l'ordinateur à cette heure inhabituelle (23h09), aller faire mes ablutions du soir, lire quelques pages de Le Plaisir de vivre, d'Anne Ancelin Schützenberger, ne surtout pas me mettre à écrire quelques lignes. Et aller me coucher.

ooo

27 mars

aujourd'hui une personne nerveuse

Il y en a quelques unes dans la pièce de théâtre Naissance de Karen Brody.

Lecture à haute voix cette après midi, à 3 filles, pour s'approprier le texte en vue de le jouer.

Cherchons aussi d'autres comédiennes pour jouer avec nous. Et donc partager ces moments intimes.

Parler de l'accouchement, de la naissance, de la façon dont on l'a vécu, peut rendre nerveux, peut remuer profondément. En tout cas ce n'est plus tabou.

J'ai même fait parler ma belle mère (79 ans, toute sa tête) de ses 4 accouchements pas plus tard que mardi dernier.

ooo

28 mars

aujourd'hui action éclair

Mettre le portable à sonner à 8h30 même si je me suis couchée à 3h. Réveiller Lumineux pour aller à la compétition d'escalade. Il ouvre un oeil, m'écoute, dit « plus tard ». Alors je le laisse dormir.

Couchée à 3h pour cause de concert à Marciac.

Hier soir, dire que je vais faire des cigarettes russes. Et puis changer d'avis et partir pour 1h de route, accompagnée de mon appareil photo, pour aller écouter Kevin Mahogany (voix), Cyrus Chestnut (piano), Jesse Davis (sax), Daryl Hall (cb), Douglas Sides (batt).

Ainsi, vérifier que j'ai toujours mes réflexes en photo, confirmer que mon boitier n'est pas de la première jeunesse et n'est pas fort en très basse lumière (évidemment, des noirs en vêtements foncés, dans des lumières jaunes ou rouges sur fond blanc ou noir...) ni en mise au point.

IMGP9206.JPG

Aujourd'hui, trainer ma fatigue.

Mais c'était prévu.

lundi 22 mars 2010

Semaine 11 : VSD

19 mars

aujourd'hui en toc

Ce qui est en toc ici ne dure pas longtemps : j'ai un petit bonhomme testeur en résistance des matériaux, et il faut acheter du sérieux sous peine de casse rapide. Il est expert en lignes de faille, fentes diverses, écrasage sous pied, voire lancer du 5ème, quand ce n'est pas contre un mur. Au motif que « c'est moi le chef » il refuse qu'on lui résiste. Explications à faire quotidiennement, donc...

Rien en toc non plus chez le Chevaliers des Touches, qui se met en devoir de nous expliquer comment il écrit . Ça me plait !

Quant à moi je continue d'écrire. De petits exercices pour m'entrainer. Je me rends compte que les contraintes me vont bien. Je devrai peut-être m'en inspirer pour la vie quotidienne....

ooo

20 mars

aujourd'hui au pied du lit

C'est une image : nos lits sont à raz de terre, matelas futon sur tatami. Pas de pieds donc pas de risques de tomber. Option choisie pour cause de petits garçons.

IMGP9056.JPG

Autour des lits donc : lampes, chaussettes, livres, coussins parfois, pyjamas ou tee shirts, plaids. Mouchoirs en papier à la tête des matelas, sous les oreillers, pour les rhumes subits, les éternuements intempestifs, le soir et le matin.

Parfois un récipient de plastique en cas de gastro, accompagné de vieilles serviettes pour éponger.

Sous les oreillers des voitures, billes, épées de plastique Playmobil, briques de Lego, lampes de poche à dynamo, petits hiboux japonais faits maison, trésors divers et variés.

Mais au saut du lit il a fallu courir, se préparer, partir qui au judo qui à l'escalade. Manip aujourd'hui : maillon rapide, descente en rappel. Pas trop physique, juste ce qu'il me fallait. Juste la pêche nécessaire pour partir en vélo cet après midi à la dédicace de Marin Ledun, librairie La crème du crime.

Parler avec des gens de convictions fait toujours du bien.

Fin de journée au festival de la petite enfance rejoindre mes loustics et leur père, retrouver une amie et sa petite fille toute neuve.

Alternance de bonheurs et de malheurs dans cette semaine. Annonce de la naissance d'une petite cousine, mais hémorragie très grave de la maman, en soins intensifs. Annonce d'une IMG pour une copine qui vit ça après une fausse couche : toute la famille est bouleversée. J'écoute, j'aide comme je peux.

La vie est si proche de la mort.

ooo

21 mars

aujourd'hui ce qu'il en restera dans un an

Ah ah ! Ça dépend de quoi l'on parle.

Et ça dépend ce que l'on mange...

Une nutritionniste a fait l'expérience suivante : laisser un « Happy meal » un an dans sa cuisine.

Savez-vous ce qu'il est devenu ?

Il ne s'est pas décomposé.

Voir là : A vos oignons.

et pour la source : ici.

Et ça, ça me fait penser que j'achèterais bien un lombricomposteur si j'avais quelques sous à dépenser. Notons ça dans le carnet « dépenses à prévoir » que je viens juste de créer. Voilà, c'est fait. Vous avez sûrement entendu parler du lombricompostage ?

Il s'agit d'une tour à étages qui loge deux types de vers. Une fois l'HLM construit on installe la litière, les vers, et on peut donner à manger aux locataires.

On leur donne les déchets alimentaires de la maison : épluchures, fruits blets, et même boites à oeufs, poches papier. Le but est d'avoir moins de sacs poubelles à sortir de l'appartement. Et aussi de récupérer du compost, et de l'engrais liquide pour arroser les plantes.

Plusieurs marques proposent des lombricomposteurs : voir là.

Il est même possible de le fabriquer, et c'est peut-être cette solution que je vais adopter

samedi 7 février 2009

Se connecter

Planeth il y a quelques temps expliquait combien la volonté et l'intention étaient difficiles à cerner. Combien il était difficile d'être dans l'instant, connecté à soi et au monde par de subtils échanges.

C'est un phénomène très étrange, dont j'avais entendu parler, sur lequel j'avais lu, mais que j'expérimente consciemment depuis que mon ainé est né.

J'ai compris ça (je veux dire réellement compris, entièrement) quand mon premier garçon a eu 6 mois.

Il fallait que je sois entièrement présente et connectée à lui pour comprendre comment il fonctionnait et de quoi il avait besoin. C'était un bébé aux besoins intenses, très demandeur, qui ne dormait quasiment jamais (enfin : par tranches de 45 mn nuit et jour). J'avais du mal à comprendre ce qu'il voulait, je pensais, comme je l'avais lu, qu'un bébé était satisfait quand il avait fait quelques expériences et promenades dans la journée, et que, surtout, il avait besoin de beaucoup de sommeil. Que nenni !

Je n'étais pas du tout préparée psychologiquement à un tel maëlstrom et, si j'avais le désir intellectuel et raisonné, de donner beaucoup à mon enfant, j'avais beaucoup de mal à puiser au fond de moi des trésors de patience et de maternage que personne ne m'avaient accordés lorsque j'étais un bébé. La mode lorsque j'étais enfant étant de laisser pleurer, de nourrir à heure fixe et de ne surtout pas prendre dans les bras un nourrisson.

Je me retrouvais donc, épuisée et troublée durablement par cette naissance qui n'avait pas été conforme à ce que j'espérais, et certaines fois submergée, très agacée et excédée par des demandes répétées qui ne correspondaient pas à la littérature que j'avais lu.

J'ai donc passé les six premiers mois de son existence à chercher des livres, des réponses, à me questionner, à tenter de gérer mes sautes d'humeur ….

C'était surtout lorsqu'il fallait le coucher que c'était difficile. J'avais envie qu'il dorme vite, et lui restait, même visiblement fatigué, en alerte, yeux grands ouverts. Je me souviens de mes tentatives d'atmosphère douce : bougies, musique calme, lorsqu'il avait 4 mois, et de ses yeux grands ouverts dans la pénombre, superbement attentif et luttant contre sa fatigue.....

Jusqu'au jour où j'ai pensé à réfléchir avec mon corps et mon coeur au lieu de ma tête.

Je me suis allongée près de lui avec l'idée d'être entièrement avec lui, présente à lui et pour lui, centrée dans mon corps et ma respiration, et j'ai laissé divaguer ma pensée en la connectant à lui, en touchant de ma main sa joue, son front, son épaule ou son ventre.

A partir de là sont nées des pensées/idées/phrases/images flottantes et disparates, qui devenaient parfois des lettres, des projets, des idées à creuser, ou des lambeaux de riens qui me faisaient du bien.

Un moment à moi et à lui, que nous partagions et qui n'appartenait qu'à nous.


Et depuis j'expérimente avec d'autres personnes.


ça marche aussi par internet et par téléphone. Et c'est magique de compréhension.

Je lis, ou j'écoute un ami, et je suis capable de ressentir ce qu'il ressent et de me mettre en phase avec lui pour pouvoir lui répondre de la manière la plus personnelle et appropriée.

Ce que j'appelle se connecter.

C'est Ella Maillart qui m'a appris.

Elle parle de la cérébralité de l'occidental.

Qu'elle oppose à la puissance du désir, de la vie dans le moment présent, des indiens/orientaux.

La volonté est une puissance frontale, qui est réfléchie, calculée, orientée, qui peut être contre (le corps de l'autre, le sien)

L'intention c'est être pleinement soi dans le mouvement, l'être, le sentiment, l'acceptation. Pouvoir observer ce que l'on est, ce que l'on fait. Etre conscient à soi et aux autres

ET

laisser faire/être...... pour sentir

une communication supra sensorielle, par tous les pores et par un canal du cerveau qui permet de ressentir entièrement l'autre et ses besoins, sa réalité exprimée par le corps, le non verbal derrière le verbal.