15 février

aujourd'hui serrer

une expression du pays (je crois que j'en ai déjà parlé) : serrer les chaises par exemple pour dire les repousser contre les murs pour libérer l'espace.

Serrer comme dans ces mots de René Depestre, poète et écrivain né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti. « Le mal dont je souffre est le manque de tendresse qui serre notre époque au gosier ; je suis malade d’un monde où l’on n’est jamais aimé »

C'est une phrase qui m'est revenue de suite. Et je viens de me rendre compte que cette citation m'a accompagnée pendant mes années de lycée. Je ne me souviens plus de l'endroit où je l'avais trouvée, mais je l'avais notée dans mon petit carnet, et relue bien des fois. Sans retrouver le petit carnet la phrase est remontée à ma mémoire et, miracle de la recherche internet, j'ai trouvé sa source de suite.

Cela me plait que René Depestre, écrivain haïtien, en soit l'auteur. Parce qu'il faut parler d'Haïti. Et parce que cette littérature sensible, et très imagée, est proche de moi.

Re-serrer mon texte parce que je suis déjà à 20 000 signes et que c'est le maximum.

Serrer mes garçons contre moi. Mon Lumineux aux câlins rapides et frôlements secs et cagneux. Mon Solaire dodu qui veut encore se fondre et qui serre fort de ses deux bras.

ooo

16 février

aujourd'hui liste à faire demain sans faute

  • aller amener les revues Pyrénées Magazine à la Maison de la Montagne
  • faire des crèmes et baumes, du shampooing
  • commencer à déblayer le bureau (les revues, entre autres choses, encombrent le bureau)
  • ranger la buanderie

Je m'arrête là, de peur d'encore m'éparpiller et de ne rien faire.

Il m'arrive de faire des listes, généralement lorsque je suis en phase énergétique haute, avec l'envie qui vient la veille de bien avancer le lendemain. Et il m'arrive aussi de ne pas faire ce que j'avais prévu.

Demain, sauf incident les garçons seront au centre aéré et je pourrais faire ce que j'ai écrit.