Une semaine de pluie, d’escalade, de bricolage pour l’isolation du bureau, avec plein d’idées d’aménagement dudit bureau, notamment pour les enfants. Sauf que j’ai dû redéfaire mon travail, parce qu’il y a des jours où « ça ne veut pas »…

En ajoutant la miss qui loge et étudie chez nous une semaine par mois. Confrontée aux examens oraux, avec remise de document papier avant l’oral. Elle avait besoin de conseils, et d’écoute, et de se mettre en condition pour aller passer son examen. J’ai ressorti ma casquette de formatrice pour accompagner la jeune femme, et surtout l’aider à restaurer sa confiance en elle, sapée depuis si longtemps pendant sa scolarité. Un texto le soir m’a appris qu’elle avait réussi brillamment : chouette !

Le jeudi je pensais terminer mon bricolage. C’était sans compter F. qui m’a tenue au téléphone deux bonnes heures. Avec grand plaisir, puisque nous sommes toujours sur la même longueur d’ondes elle et moi, malgré nos relations épisodiques, mais néanmoins profondes.

Un vendredi de travail d’image pour trier des photos du groupe Le tigre des platanes,

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puisque je devais voir son batteur le soir même. Cette fois dans un autre groupe Cannibales et vahinés

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, plutôt jazz free. Intéressant. Petite salle toute noire. Tout le monde debout. Public sympa et cosmopolite (étudiant). Photos très difficiles parce que très peu de lumière. Un peu mieux pour le groupe suivant The Ex, post-punk hypnotique et néanmoins mélodieux. Pas ma tasse de thé habituelle, mais j’ai écouté avec plaisir et regardé avec un poil de détachement les manifestations dudit public…

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Un samedi démarré dans la douceur d’un réveil câlin près de mon petit Solaire tout doux et rond. Sauf qu’il a fallu user de persuasion, savant mélange de douceur et de fermeté, pour qu’il consente à sortir. Et qu’il était déjà si tard qu’il n’avait plus le temps d’aller au judo. A la place il a accompagné son frère à la musique. Et mon énergie était déjà si entamée, d’avoir intégré les sentiments mêlés de mon petit, que j’ai failli ne pas aller à l’escalade, me demandant si je faisais bien de maintenir mon cours le samedi au lieu d’être avec l’un ou l’autre de mes garçons. J’ai hésité, puis suis partie en retard. Pour me rendre compte que j’allais de nouveau travailler avec celle qui m’avait fait tomber la semaine dernière. Légère appréhension. Mais le moniteur était à l’écoute, et avec douceur et fermeté il a expliqué et montré à cette femme les bons gestes et l’assurage règlementaire. Dans le même temps je pouvais observer que :

  • je suis assez forte pour passer outre et accorder ma confiance de nouveau dans ces nouvelles conditions ;
  • je peux être magnanime et formatrice de nouveau pour aider cette personne à apprendre ;
  • je sens bien que ma confiance en moi fait la différence ;
  • voir que cette prof, sûrement très sûre d’elle dans son travail, a tellement peur de perdre la face et de lâcher un peu de son amour propre et de sa psychorigité, qu’elle en était pitoyable.

Où l’on voit que l’escalade est une école de l’humilité, que ce sport très complet oblige à être centré pour penser à la fois à sa sécurité, ses performances, et à la sécurité de son équipier. Oblige aussi à dire, à certains moments, que l’on peut ou non faire (une voie, un assurage). Mon cours n’a donc pas été physiquement intéressant, mais formateur pour ma coéquipière, et m’a renforcé dans ma vie de femme au foyer. Dit comme ça c’est un peu étrange. Sauf que ce choix assumé m’engage à m’ouvrir, faire le lien entre mon coeur et mon cerveau et devenir une touche à tout. Et que mon ancrage dans la vie vraie me donne bien plus d’humanité qu’une autre, qui aurait un boulot et ne pourrait pas garder contact avec son vrai moi….

Le soir je suis retournée au gymnase pour aller grimper, et faire grimper Lumineux, à la frontale. A la suite de quoi nous avons tous partagé un repas fait des plats que chacun avait apportés. J’avais passé deux heures en cuisine pour préparer des galettes de céréales et un gâteau. Et cela a été apprécié. Pendant ce repas j’ai été poursuivie par une copine esseulée dans ce milieu sportif, qui jouait les mamans solo et avait besoin de parler, de sa vie surtout. Cela m’a empêché d’aller bavarder avec les autres grimpeurs, mais je pense que c’était important pour elle.

Où il est important pour mon équilibre de vivre plusieurs vies dans la semaine.