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Tag - Jazz In Marciac

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mardi 18 août 2009

Journal de bord 4/08

Mardi déjà.

Impression d'être là depuis si longtemps !

Pas du tout envie de me connecter ni ne pense à internet.

Pourtant heureuse de mettre en ligne quelques pages sur mon blog.

Journée spéciale : ce soir nous allons tous les deux au concert. Une jeune fille gardera les garçons.

Hier Solaire était très fatigué et a pleuré quand je suis partie. J'ai dû revenir pour le coucher. Lumineux, lui, à fait pipi les deux premières nuits. Maintenant je leur dis : « n'oubliez pas que je pense à vous tout le temps, et que je viendrais vous faire un bisou en rentrant, pendant que vous dormirez ».

Les animateurs du « Coin des gamins » ont amené hier des instruments et mes deux gars ont produit des sons avec trompette et saxophone. A l'admiration des musiciens. Il semble que ce ne soit pas évident. C'est encore un signe qu'il faut qu'ils fassent quelque chose avec la musique.

Donc ce soir....

Jan Garbarek est bon. Trilok Gurtu est un phénomène, l'ingénieur du son réussit à faire entendre tous les instruments divinement. Il est bon de rester en coulisse un moment pour parler avec les amis. Les discussions ont une autre saveur, une autre teneur lorsqu'elles sont portées par cette musique, ces vibrations, ces émotions.

Ensuite se plonger dans le chapiteau, dans le coeur, rejoindre les 5000 autres pour vibrer à l'unisson dans l'odeur d'herbe et de terre propre au terrain de rugby. Sentir quand même l'air frais de la nuit nous caresser. Etre avec les autres dans le tout, partager les émotions et les transmettre aux musiciens qui absorbe et rayonne et nous renvoie des notes spécialement créées. A Marciac je suis totalement dans le village. Je veux dire que j'ai le sentiment palpable d'être dans l'atmosphère... je sais où je suis et je peux me situer géographiquement, j'ai la conscience de mon environnement et des bonnes vibrations qui le constituent. Je sens, je sais qu'il y a le cimetière tout contre le chapiteau, les champs de maïs, le chemin qui en fait le tour, les routes étroites à angle droit de la bastide qui mènent vers l'église ou la place, le chemin de ronde qui encercle le village. Je suis consciente de l'Histoire du lieu et je sens que l'air y est porteur d'énergies positives. Et tout cela est présent dans mes sensations quand j'écoute un concert sous le chapiteau.

Et puis Charles Lloyd. Une révélation il y a 6 ou 7 ans, ici-même.

Je me souviens de cette sensation. Assise dans la fosse, les yeux écarquillés, suivant du regard ce qui se jouait entre les musiciens, entendant la qualité du silence qui produisent 5000 personnes sous le charme, en attente, vibrantes. On a laissé se dérouler la vague. Le saxophone poétique et méditatif, Charles Lloyd avait su nous emporter dans son histoire, en nous racontant la notre. Il avait su toucher si profond que mon estomac s'était noué, mes larmes coulaient, alors que je ne pouvais mettre en mots ce qu'il me disait. Puissance de la musique en public. Et je veux croire, parce que les musiciens aussi le disent, que c'est CE public et CET endroit qui sont magiques.

Le jazz est une musique exigeante, qui demande du temps pour être comprise. Ou alors c'est à moi qu'il a fallu du temps pour me départir de tout ce fatras cérébral occidental et laisser parler mes émotions, mon coeur, les laisser s'exprimer et comprendre ce que la musique me disait. Je me souviens des premiers concerts où j'aimais sans connaître, où j'écoutais et ne pouvais voir en même temps la scène. Mes deux perceptions étaient trop différentes et ne savaient pas cohabiter, je ne parvenais pas à les mêler pour comprendre le tout ensemble.

Ensuite j'ai photographié. Et il m'a fallu apprendre la technique et aussi à voir et entendre, à sentir les liens subtils qui existent entre ces deux perceptions pour les exprimer en images.

Une phrase importante dans une interview d'un musicien dans le journal quotidien du festival « Jazz Au Coeur ». A la question « quel instrument auriez-vous aimé être ? », il répond : un appareil photo, c'est avec ça qu'on capte le meilleur d'un concert.

C'est exactement ça. J'ai beaucoup de mal à écouter un concert de loin, sans voir les musiciens et lire sur leurs visages et dans leurs silhouettes et mouvements ce qu'ils sont.

A peine vu Charles Lloyd il y a 6 ans, j'étais conquise et émue par son humanité. Je le reconnaissais pour un homme tel que mon coeur les aime. Et son humanité s'est révélée encore bien davantage dans sa musique. Visible en photo, écoutée et comprise sans avoir besoin de parler.

Ce soir il nous présente une formation plus extravertie. Beaucoup de place pour la batterie, un piano presque latin par sa vélocité. Des émotions qui ont envie d'aller de l'avant, de pousser à agir.

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Le public ne s'y trompe pas, qui rythme et applaudit, scande et se réjouit. Tam tam et balancement lancinant, danse et douceur ensorceleuse de la flûte traversière. Je souris. Charles Lloyd, dans la nuit étoilée, nous promet des rêves heureux.

En sortant du chapiteau une dame blanche nous survole, elle va vers le clocher de l'église, à notre droite.

Tout est bien.

mardi 4 août 2009

Journal de bord 31/07 et 1er/08

31/08

Arrivée à Marciac après une journée de préparatifs divers : faire du gel douche, du shampooing, des chaussons aux épinards, des sacs, des paniers...

Puis enfin passer à la médiathèque rendre quelques ouvrages, gonfler les pneus du camion.

Et rouler.

Le soir, à la fraiche. Admirer dans les lacets la lumière du soir, tout particulièrement sur le Gers. Département très proche, mais à la lumière différente, aux paysages doucement vallonnés et plantés de blé et tournesols. Nous quittons le Béarn, ses paysages très verts et son maïs omniprésent. Les enfants s'endorment.

Installation sommaire au camping. Tout est identique à l'année dernière.

A peine les chaussons aux épinards avalés, Lumineux veut aller écouter la musique. Il est déjà sur son vélo, prêt à partir. Et nous voilà dans les rues pour aller aux abords du chapiteau écouter Sonny Rollins.

Bien entendu on rencontre des personnes connues. On prend des nouvelles. Depuis l'an dernier, comment ça va ?

Dans le chapiteau club on regarde un peu les écrans, mais, si on voit la scène et la chemise rouge de Sonny Rollins, on n'entend presque rien. Dehors le son est meilleur contre le chapiteau, mais les garçons veulent courir, parler, aller voir les camions de pompier. Encore discuter avec des personnes connues.

Etranges relations qui se nouent ici. Fortes, vraies, puissantes et authentiques. Chacun a choisi et aime participer à ce festival, en tant que bénévole on se sent d'une même famille et on oeuvre ensemble. Nous avons partagé des repas, des verres, des moments forts, des discussions personnelles, écouté les mêmes musiques et vu les mêmes scènes sous le chapiteau et dans les coulisses. Nous connaissons des anecdotes que seuls quelques initiés connaissent à propos de tel à tel musicien, de l'organisation de tel concert. Nous aimons le jazz, et c'est aussi ce que nous partageons. Prenons plaisir à partager depuis plus de 10 ans.

Comme dans l'association de secourisme dont nous avons fait partie, nous allons directement à l'essentiel dans les rapports humains. D'autant plus que nous savons que nous venons ici pour la même raison : faire en sorte que le festival se porte bien. Unis par la passion du jazz et du partage.

Retour au camion pour dormir. Nous y sommes. Le festival a commencé !

1er/08

Peaufiner l'installation. Monter la petite tente, le auvent. Aidés des garçons et de leurs copains retrouvés.

Il y a ici une bande de 5/6 garçons maintenant, qui viennent dessiner, courir, jouer, parler. C'est bien agréable de les avoir tous ensembles et aussi d'avoir des moments de tranquillité quand ils jouent à l'autre bout du camping.

Notamment quand on se rend compte que le hayon du camion ne s'ouvre plus et qu'on se met en demeure de démonter le cache pour comprendre le mécanisme.... même si rien ne permet de voir qu'on pourra réparer ou régler une pièce... Je trouve juste un moyen d'ouvrir de l'intérieur pendant qu'Humain actionne la poignée de l'extérieur. Ne rien laisser dans le coffre.

Enfin je peux enfourcher mon vélo pour aller sur la place, chercher du pain, écouter un peu la musique du off. Il fait beau, il fait chaud. L'animation semble s'être arrêtée l'an dernier et reprendre aujourd'hui, dans un mouvement de temps suspendu. On est bien entendu à Marciac, lieu où l'on pénètre après le panneau, par une sorte de quai 9 ¾, comme on prendrait le train pour aller à Poudlard. Ce n'est plus la magie sorcière, c'est la magie du Jazz qui opère ici.

Je suis sûre de moi, sûre d'être au bon endroit au bon moment, sûre de ce que je veux. Aussi je passe les obstacles qui se présentent à moi aisément.

Voir Mr Guilhaumon, faire ma requête, voir les autres personnes qui peuvent l'exaucer. Planter droit mon regard et garder en moi la force acquise dans l'année.

Je me sens légitime dans ma demande. Parce que je commence à prendre conscience de ma valeur, que je commence à voir comment je pourrais travailler davantage mes acquis pour continuer sur mon chemin. Photographie et écriture. Je me donne le droit.

L'endroit est bien choisi pour que nos émotions soient libres de circuler, de se déployer. Ce n'est pas le cas partout où elles sont brimées, étouffées souvent.

Je croise Wynton Marsalis dans une rue, je le salue. Je sais qu'il me reconnaît. Il sait qu'il m'a déjà vue ici, c'est suffisant.

Sa façon d'être, son travail avec les enfants ici, son talent de pédagogue, son amour du lieu. Même si j'ai du mal à apprécier sa musique, tout cela force l'admiration et donne une impulsion particulière à toutes les créations.

A Marciac, les émotions nées de la musique et de l'ambiance donnent envie de créer, d'être vivant, présent, acteur.

Retour au camping avec les nuages gris qui montent, le vent qui démarre, l'orage qui va gronder. Ranger, démonter le auvent, mettre tout à l'abri. Les garçons sont fatigués et très excités, courent partout, emportés par l'électricité du moment.

Et puis la pluie commence à tomber, les averses fraiches calment les esprits, canalisent un peu l'énergie bouillonnante de Lumineux.

Ils ont faim soudain. Pain et fromage à l'intérieur du camion.

Solaire s'endort d'un seul coup, son pain à la main.

Nous en profitons pour lire le journal. Demain la célèbre émission Le jour du seigneur sera diffusée en direct de l'église de Marciac, les consignes et l'organisation sont strictes. C'est un événement !

Le soir je reprends le chemin du chapiteau en vélo. Retrouver les coulisses, l'ambiance particulière, les amis. Toujours des gens à qui parler, avec qui partager. Reprendre des conversations où on les avait laissées il y a 1 an, ou 3 mois.

Et les concerts !

Intéractions de regards et de sons captés par les yeux, le coeur, les oreilles, l'objectif. Simultanément. Traduire les émotions en images. En mots au-dedans.

Ce soir à mon goût le début est doux, calme et tranquille. De la bonne musique, un bon spectacle, mais qui n'entraine pas le coeur.

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Le second concert est plus puissant. Je me surprend à apprécier, par comparaison, la musique de Wynton Marsalis. Peut-être parce que je ne le vois pas (il est assis à l'arrière dans le Lincoln Center Jazz Orchestra), je peux entendre qu'il lâche un peu sa fantaisie, derrière les pupitres, la musique très écrite et les costumes noirs.

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Rejoindre mon vélo dans les coulisses, parler encore. Partager. Ecouter. Etre là, dans la nuit fraiche, les pieds humides. Avant de rejoindre mes garçons endormis.

dimanche 12 avril 2009

JIM 2009 : le programme du 32ème festival !

Du Jazz, du Jazz, encore du Jazz.

De la convivialité.

Un espace hors du temps.

ça, et encore bien davantage.

Amitiés. Découvertes. Esprit d'équipe et esprit associatif.

Un paysage.

Une région et sa cuisine.

Tout est possible à Marciac.

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Et revoir Charles Lloyd aussi, le 4 août, après avoir rêvé et applaudi Jan Garbarek. J'y serais, sans doute.

Pour vous informer sur le programme complet, réserver vos places et organiser vos vacances, allez voir www.jazzinmarciac.com

OU ?

JAZZ IN MARCIAC ça se passe à Marciac, dans le Gers, en Midi-Pyrénées

QUAND ?

Le 32ème festival aura lieu du 31 juillet au 16 août 2009

Il y a :

  • le Festival Bis : concerts gratuits tous les jours du 31 juillet au 16 août inclus à partir de 11 H

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  • le Festival : concerts sous chapiteau jusqu'au 15 août

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Et puis il y a la possibilité de devenir bénévole.

Le camping.

L'ambiance.

Le musée "Les territoires du Jazz".

Vous avez compris : j'aime le Jazz, et j'aime l'endroit. Je vous attend là-bas....

vendredi 27 mars 2009

Vignoble de St Mont en fête

Petite promenade à envisager ce week end pour les gens du sud ouest qui aiment l'authenticité (des personnes) la culture (oenologique et historique) et le bon vin, tanique et rapeux parfois, mais qui s'accorde avec les mets régionaux.

Je vous convie donc à aller vous promener du côté de St Mont dans le Gers (32), pour rencontrer des gens (prononcer gense) et vous allumer les papilles (avec modération, s'entend).

Le programme complet est . Vous pouvez aussi passer par Riscle, Termes d'Armagnac, Bouzon Gellenave, Sabazan, Aignan, Lupiac (le village de d'Artagnan) : dans tous ces villages, dégustations, explications, visites et convivialité !

Et encore terminer votre samedi soir à Marciac pour écouter du jazz : samedi c'est Phil Woods with Johnny Griffin friends que vous entendrez (et après un verre de St Mont, ça peut le faire...)

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