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Tag - Jazz In Marciac

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mercredi 24 février 2010

Semaine 8 : lundi et mardi

22 février

aujourd'hui quelque chose écrit sur un objet

La composition de la crème que je viens de faire.

Crème d'hiver

Phase I

3% Hv carthame > 6g

5% HV sésame > 10g

3% Hv Jojoba Bio > 6g

3% Hv Macadamia > 6g

3% Beurre de Karité > 6g

3% Beurre de mangue > 6g

3% macérat calendula sur tournesol > 6g

7% cire émulsifiante n°3> 14g

0,5% arrow root > 1g

Phase II

1% bisabolol > 2g

0,1% Gomme guar > 0,2g

1% extrait hydro glycériné rose et skin repair > 2g

2% poudre de miel > 4g

aloe vera > 4 g

58% infusion thé rouge > 116g

Phase III

1% macérat millepertuis anti inflammatoire > 1g

1% h olive > 1g

0,1% co enzyme Q10 > 0,2g

0,9% Geogard > 1,8g

1% Hv rose musquée > 2g

1% HV kukui et coco > 2g

He bois de rose, encens, benjoin, carotte, santal, petit grain, géranium

> crème qui n'émulsionne pas à chaud mais quand le bécher a les fesses au frais. Epaisse malgré le manque d'ester de sucre (préparé et oublié).

Semble riche aux premiers essais. Laisse la peau douce.

C'est ma variante de la crème Habit d'hiver faite par Chabou.

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ooo

23 février

aujourd'hui musique

Evocation du festival de Jazz In Marciac avec l'ami J. Le programme est en train de se décider. Des moments encore alléchants se préparent. Moi qui me demandais si j'allais succomber cette année encore. J'attendais de voir le programme pour sentir si le coup de coeur était toujours là. Et juste d'en parler, de savoir que l'équipe prépare et que ça va être encore des surprises.... rhaaa ! Avec aussi des projets concernant la photo.

Ecouté Albeniz chez Lodéon dans l'après midi. Dans le mood espagnol qui allait bien avec ma trituration de baume Soulaje et Ed : une version plus sophistiquée que celle de janvier.

Baume Soulaje et Ed

B karité 75 g

H ricin 10g

solvarome 8g

H millepertuis 2 g

H calophylle 8 g

TM sang dragon 10 gtes

TM curcuma 10 gtes

extrait HG centella tepezcohuite 10 pressions

extrait HG skin repair 10 pressions

Propolis 10 gtes

Vit E 1 gte

geoguard 4 gtes

extrait CO2 calendula

HE ciste 2

bay st thomas 4

carotte 4

vetiver 8

encens 4

patchouli 7

Ylang 2

clou girofle 2

nard 1

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vendredi 21 août 2009

Journal de bord 7 et 8/08

7/08

Musique festive, qui fait plaisir, qui fait rire, danser, taper dans les mains, chanter.

Je traduis ça en images en racontant l'histoire de ce concert, de la complicité entre les musiciens, de celle qui existe aussi avec le public. Je note les expressions et moments marquants des sets que l'on peut photographier.

Dans l'après midi à la salle de presse, échange avec une anthropologue qui voit mes photos et dit qu'elle reconnaît bien les photos de pro (elle voit passer beaucoup d'images). Ma légitimité n'étant pas probante, disons que je me sens confortée et que cela me donne de l'assurance intérieurement. Mais effectivement, toutes ces années de pratique se voient, même si moi je vois surtout ce qu'il faudrait que j'améliore.

Soirée trois concerts.

Daniel Humair. Le premier morceau est un peu grinçant et puis j'entre facilement dans son monde et je me régale.

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Je trouve que malgré (ou grâce à ?) la morosité ambiante la musique est plus gaie cette année, moins introvertie. Ou est-ce moi qui le ressent de cette manière ?

Changement de plateau et voilà Dave Douglas. Musique cette fois plus introvertie et moments intenses de solos de batterie, terminé très abruptement. Après le premier morceau je sors dans les coulisses.

C'est parfois difficile encore d'entrer dans les mondes de chaque groupe. Envie de garder l'énergie vibrante du premier groupe intacte.

Non pas que je n'apprécie pas le second.

Mais parfois j'ai besoin de temps, j'ai besoin de savourer encore avant de m'ouvrir à d'autres émotions.

Et puis je rencontre J., qui m'offre un mojito. Et cela m'éloigne encore de la musique, que j'observe un peu de loin.

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David Krakauer est en scène. Je suis curieuse. Je ne connais pas la musique klezmer. Et il a une guitariste et une bassiste. C'est rare ! Le son aigu de la clarinette heurte un peu mes oreilles. Mais je me fais prendre à cette joie, ces rythmes dansants. Le public est peu nombreux mais heureux.

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Cependant, passant par la place au retour, mes oreilles sont contentes d'entendre des percussions.

8/09

La fatigue se fait sentir. Les soirées trois concerts sont redoutables. Heureusement que les enfants et leur père me laissent dormir ce matin. En compagnie de ma chatte, toujours solidaire lorsqu'il s'agit de faire la sieste.

Entendu depuis la douche : deux femmes qui expliquent les comportements macho des hommes latins. En Espagne sept femmes par jour meurent sous les coups de leur compagnon. En France deux. Parfois les femmes font en sorte d'être frappées, c'est leur mode de communication pour se sentir vivante, c'est ce qu'elles ont connu petites.

Journée un peu ralentie. Errer et écouter. La fatigue des petits gars aussi.

Organiser le départ de demain.

J'ai besoin de trouver mon second souffle. Et le festival me semble comme en suspend. Gris et averses encore.

Encore une soirée trois concerts.

Belmondo et Milton Nascimento. Musique un peu laborieuse à mon goût. Pas de fluidité. De beaux morceaux parfois. Je suis surprise qu'une formation aussi nombreuse que l'orchestre du conservatoire national de Toulouse parvienne à produire une musique si douce cependant.

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Au contraire, Laurent Cugny et son Enormous Big band m'agressent les oreilles. Je ne trouve pas cette musique mélodieuse, à l'exception de quelques rares morceaux. J'attends l'intervention de David Linx, un chanteur que j'ai raté en 2006, car j'aime beaucoup sa voix. Je l'ai découvert il y a plus de 10 ans, un jour où, bénévole chauffeur, j'avais ramené quelqu'un à l'aéroport de Pau. J'avais ensuite un temps d'attente avant d'aller chercher un autre passager. Je l'avais occupé en allant à la librairie du Parvis. Le vendeur de la section jazz, inspiré, m'avait conseillé Up close , de David Linx et Diederik Wissels. J'avais écouté cette voix pendant le voyage de retour, subjuguée, sous le charme. Et j'attendais depuis lors de le voir sur scène.

En 2006 j'ai acheté mon billet, mais mes garçons étaient tellement petits et tellement fatigués qu'ils s'étaient endormis dans la voiture et que je n'avais pas pu entrer sous le chapiteau. J'avais écouté à la radio en remontant vers le village où nous campions, la retransmission de l'émission de Julien Delli Fiori.

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Ce soir c'est fait, je l'ai entendu et vu sur scène, même si je conçois que c'est trop bref et qu'il n'est pas vraiment à son avantage. Sa grande liberté demande davantage d'espace et d'autres interlocuteurs.

Le troisième concert commence très tard, vers 1h. Et Avishai Cohen nous dit d'ailleurs que nous sommes le plus grand festival de France, et le meilleur public parce que nous restons tard.

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Musique d'influence arabo andalouse, gaie et complice.

Chant, oud, percussion et contrebasse. Il y a la profondeur historique.

Musique qui appelle des nuits chaudes et étoilées. L'ambiance du chapiteau est néanmoins encore très chaleureuse malgré la pluie qui tombe.

_

Fin des pages écrites rapidement, souvent pendant les concerts, à la lampe de poche quand je ne pouvais bénéficier des lumières de la scène.

Nous avons levé le camp le 9.

J'ai raté des concerts que j'eusse aimé voir, entendre, photographier.

J'ai conscience d'avoir pu cependant replonger dans l'ambiance du village et du festival très rapidement, parce que je suis familière du lieu. Et c'était un plaisir de le faire pendant 8 jours.

Mais ma priorité depuis un peu plus de 5 ans ce sont mes garçons. Je n'ai donc plus le temps d'écouter de la musique et de me documenter pendant l'année, ni d'aller à des concerts ou d'autres festivals, comme je le faisais avant.

De même, pendant le festival, je consacrais un temps à mes petits, et mes nuits étaient souvent hachées par des besoins de calins nocturnes de petits garçons.

Bien heureuse cependant d'avoir pu participer, me sentir de nouveau dans cette atmosphère et en faire partie. Sentiment d'avancer.

Je suis retournée à Marciac le dernier week end, pour voir les deux derniers concerts, avec danseurs.

Mais si j'avais choisi ce n'est pas ceux-là que j'aurai vu.

Ma préférence allait à Emile Parisien (que j'ai vu encore collégien). Ou Joshua Redman. Monty Alexander. Ou Roberto Fonseca.

Pour écouter des fragments de concert et voir les vidéos, on peut aller sur Arte web.

Pour sentir l'ambiance et apprécier les réalisations originales créées à Marciac, vous pourrez aussi écouter le CD tout neuf From Billie Holiday to Edith Piaf, qui réunit Wynton Marsalis et Richard Galliano. Ce disque est paru à Marciac cette année et sera en vente publique dès le mois de novembre.

Edit du 23 : Enfin, et pour en faire l'épilogue, je vous renvoie à l'article de Fara C, qui a toujours le mot juste et qui connait tellement bien le festival.....

mercredi 19 août 2009

Journal de bord 5/08

Presque la routine. Quand on commence à se dire que le rythme de vie est plus fluide, que je peux ménager du temps pour la lessive à la main et remonter le siège enfant sur mon VTT (Solaire a grossi et il touche la roue).

Chaleur lourde et écrasante.

Humain va à la piscine avec les enfants pendant que je retourne à la salle de presse pour me connecter, charger mes photos, écrire un peu. Les garçons ont vite froid dans l'eau et trop chaud dehors. Alors ils préfèrent aller à l'ombre, sous les arbres, avec les animateurs du Coin des gamins.

Je les rejoins.

Il fait vraiment très chaud.

Je prends une douche avant de filer sur mon vélo pour être à 21h sous le chapiteau.

En chemin je rencontre un copain et nous parlons de jazz, années 70, Stanley Clarke, Charles Lloyd... mais vite, je dois aller dans la fosse recommencer à transpirer. Nous avons le droit de photographier pendant les deux premiers morceaux seulement. Ensuite, nous n'avons plus envie d'écouter la musique puisque nous devons quitter les lieux. Ce soir, j'apprécie moins. Je trouve plus intéressant de parler, de dérouler une conversation intime et profonde, que me plonger dans la musique de Jacky Terrasson. C'est bon pourtant, mais je n'entre pas entièrement dedans. Peut-être un effet de saturation déjà, après 5 jours passés dans la musique au moins 5h/24.

Parfois on semble un peu blasé aussi, après avoir vu tant d'artistes.

Trouver le second souffle !

Et puis, en sortant prendre l'air, on voit les nuages noirs monter vers nous. Météo France promet un orage pour minuit.

Vent en rafales, rafraichissement de l'air, et enfin la pluie, juste au début du concert d'Ahmad Jamal.

Je n'ai pas pris ma veste de pluie. Bon, je suis prête à aller chercher un sac poubelle si besoin.

Je me laisse emporter par la musique et le bonheur d'être là d'Ahmad Jamal. Je l'ai déjà vu plusieurs fois mais ce soir il rayonne, sourit, salue, s'arrête en chemin vers le piano pour regarder le public. Et puis il nous régale et fait même deux rappels.

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Pendant ce temps l'orage qu'on a entendu gronder, bien à l'abri dans la musique, s'est éloigné. Je peux rentrer sans me mouiller, l'air n'est qu'à peine rafraichi.

Au camion, ma chatte sort profiter de la fraicheur.

Au matin elle nous ramènera une musaraigne.

mardi 18 août 2009

Journal de bord 4/08

Mardi déjà.

Impression d'être là depuis si longtemps !

Pas du tout envie de me connecter ni ne pense à internet.

Pourtant heureuse de mettre en ligne quelques pages sur mon blog.

Journée spéciale : ce soir nous allons tous les deux au concert. Une jeune fille gardera les garçons.

Hier Solaire était très fatigué et a pleuré quand je suis partie. J'ai dû revenir pour le coucher. Lumineux, lui, à fait pipi les deux premières nuits. Maintenant je leur dis : « n'oubliez pas que je pense à vous tout le temps, et que je viendrais vous faire un bisou en rentrant, pendant que vous dormirez ».

Les animateurs du « Coin des gamins » ont amené hier des instruments et mes deux gars ont produit des sons avec trompette et saxophone. A l'admiration des musiciens. Il semble que ce ne soit pas évident. C'est encore un signe qu'il faut qu'ils fassent quelque chose avec la musique.

Donc ce soir....

Jan Garbarek est bon. Trilok Gurtu est un phénomène, l'ingénieur du son réussit à faire entendre tous les instruments divinement. Il est bon de rester en coulisse un moment pour parler avec les amis. Les discussions ont une autre saveur, une autre teneur lorsqu'elles sont portées par cette musique, ces vibrations, ces émotions.

Ensuite se plonger dans le chapiteau, dans le coeur, rejoindre les 5000 autres pour vibrer à l'unisson dans l'odeur d'herbe et de terre propre au terrain de rugby. Sentir quand même l'air frais de la nuit nous caresser. Etre avec les autres dans le tout, partager les émotions et les transmettre aux musiciens qui absorbe et rayonne et nous renvoie des notes spécialement créées. A Marciac je suis totalement dans le village. Je veux dire que j'ai le sentiment palpable d'être dans l'atmosphère... je sais où je suis et je peux me situer géographiquement, j'ai la conscience de mon environnement et des bonnes vibrations qui le constituent. Je sens, je sais qu'il y a le cimetière tout contre le chapiteau, les champs de maïs, le chemin qui en fait le tour, les routes étroites à angle droit de la bastide qui mènent vers l'église ou la place, le chemin de ronde qui encercle le village. Je suis consciente de l'Histoire du lieu et je sens que l'air y est porteur d'énergies positives. Et tout cela est présent dans mes sensations quand j'écoute un concert sous le chapiteau.

Et puis Charles Lloyd. Une révélation il y a 6 ou 7 ans, ici-même.

Je me souviens de cette sensation. Assise dans la fosse, les yeux écarquillés, suivant du regard ce qui se jouait entre les musiciens, entendant la qualité du silence qui produisent 5000 personnes sous le charme, en attente, vibrantes. On a laissé se dérouler la vague. Le saxophone poétique et méditatif, Charles Lloyd avait su nous emporter dans son histoire, en nous racontant la notre. Il avait su toucher si profond que mon estomac s'était noué, mes larmes coulaient, alors que je ne pouvais mettre en mots ce qu'il me disait. Puissance de la musique en public. Et je veux croire, parce que les musiciens aussi le disent, que c'est CE public et CET endroit qui sont magiques.

Le jazz est une musique exigeante, qui demande du temps pour être comprise. Ou alors c'est à moi qu'il a fallu du temps pour me départir de tout ce fatras cérébral occidental et laisser parler mes émotions, mon coeur, les laisser s'exprimer et comprendre ce que la musique me disait. Je me souviens des premiers concerts où j'aimais sans connaître, où j'écoutais et ne pouvais voir en même temps la scène. Mes deux perceptions étaient trop différentes et ne savaient pas cohabiter, je ne parvenais pas à les mêler pour comprendre le tout ensemble.

Ensuite j'ai photographié. Et il m'a fallu apprendre la technique et aussi à voir et entendre, à sentir les liens subtils qui existent entre ces deux perceptions pour les exprimer en images.

Une phrase importante dans une interview d'un musicien dans le journal quotidien du festival « Jazz Au Coeur ». A la question « quel instrument auriez-vous aimé être ? », il répond : un appareil photo, c'est avec ça qu'on capte le meilleur d'un concert.

C'est exactement ça. J'ai beaucoup de mal à écouter un concert de loin, sans voir les musiciens et lire sur leurs visages et dans leurs silhouettes et mouvements ce qu'ils sont.

A peine vu Charles Lloyd il y a 6 ans, j'étais conquise et émue par son humanité. Je le reconnaissais pour un homme tel que mon coeur les aime. Et son humanité s'est révélée encore bien davantage dans sa musique. Visible en photo, écoutée et comprise sans avoir besoin de parler.

Ce soir il nous présente une formation plus extravertie. Beaucoup de place pour la batterie, un piano presque latin par sa vélocité. Des émotions qui ont envie d'aller de l'avant, de pousser à agir.

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Le public ne s'y trompe pas, qui rythme et applaudit, scande et se réjouit. Tam tam et balancement lancinant, danse et douceur ensorceleuse de la flûte traversière. Je souris. Charles Lloyd, dans la nuit étoilée, nous promet des rêves heureux.

En sortant du chapiteau une dame blanche nous survole, elle va vers le clocher de l'église, à notre droite.

Tout est bien.

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