Parchemins Instantanés

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mercredi 17 février 2010

Semaine 7 : lundi et mardi

15 février

aujourd'hui serrer

une expression du pays (je crois que j'en ai déjà parlé) : serrer les chaises par exemple pour dire les repousser contre les murs pour libérer l'espace.

Serrer comme dans ces mots de René Depestre, poète et écrivain né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti. « Le mal dont je souffre est le manque de tendresse qui serre notre époque au gosier ; je suis malade d’un monde où l’on n’est jamais aimé »

C'est une phrase qui m'est revenue de suite. Et je viens de me rendre compte que cette citation m'a accompagnée pendant mes années de lycée. Je ne me souviens plus de l'endroit où je l'avais trouvée, mais je l'avais notée dans mon petit carnet, et relue bien des fois. Sans retrouver le petit carnet la phrase est remontée à ma mémoire et, miracle de la recherche internet, j'ai trouvé sa source de suite.

Cela me plait que René Depestre, écrivain haïtien, en soit l'auteur. Parce qu'il faut parler d'Haïti. Et parce que cette littérature sensible, et très imagée, est proche de moi.

Re-serrer mon texte parce que je suis déjà à 20 000 signes et que c'est le maximum.

Serrer mes garçons contre moi. Mon Lumineux aux câlins rapides et frôlements secs et cagneux. Mon Solaire dodu qui veut encore se fondre et qui serre fort de ses deux bras.

ooo

16 février

aujourd'hui liste à faire demain sans faute

  • aller amener les revues Pyrénées Magazine à la Maison de la Montagne
  • faire des crèmes et baumes, du shampooing
  • commencer à déblayer le bureau (les revues, entre autres choses, encombrent le bureau)
  • ranger la buanderie

Je m'arrête là, de peur d'encore m'éparpiller et de ne rien faire.

Il m'arrive de faire des listes, généralement lorsque je suis en phase énergétique haute, avec l'envie qui vient la veille de bien avancer le lendemain. Et il m'arrive aussi de ne pas faire ce que j'avais prévu.

Demain, sauf incident les garçons seront au centre aéré et je pourrais faire ce que j'ai écrit.

vendredi 12 février 2010

Semaine 6 : mercredi et jeudi

10 février

aujourd'hui note

Pour se réveiller : le son vibrant de l'interphone impérieux, la voix désagréable parce que trop autoritaire et pleine d'une énergie de speed « c'est le facteur, j'ai un colis pour vous !!! ». Comme si tout le monde se réveillait à 6h pour courir toute la matinée. N'a jamais pensé qu'à 8h30 on pouvait aussi être au lit l'hiver ? Debout d'un saut, nue devant mon interphone, lui répondre « Oui, au 5ème ! », repartir vite enfiler un peignoir. Se rendre compte que M. notre jeune fille pensionnaire n'est pas partie encore (ah, c'est pour ça que les lumières étaient encore allumées), elle est aussi estomaquée que moi devant ce facteur trop vif et désagréable. Une fois le colis réceptionné, amené par un type arrêté en plein élan alors qu'il allait sonner, la porte de l'ascenseur qui avait à peine eu le temps de se refermer « voilà » « merci » pas même un bonjour ni un au revoir. M. me dit qu'elle a un contre ordre pour ce soir, qu'il va falloir aller la chercher sur son lieu de formation et l'amener à la gare pour qu'elle prenne son billet de train. Ok, je note. Elle s'en va.

Tout ce raffut a bien sûr réveillé mes lutins. Qui arrivent l'un après l'autre. Lumineux tout excité et content de commencer sa journée si tôt, mais qui éternue et que j'envoie s'habiller pour se réchauffer. Solaire dans la plainte : « mamaaan moi mal à l'oreille ».

La journée commence bien....

Note encore

Pour ne pas oublier : le très beau témoignage de Dany Laferrière sur Haïti après le tremblement de terre.

ooo

11 février

aujourd'hui noir

Mon oeil noir à l'écoute d'Elizabeth Badinter toute la journée sur France Inter.

Encore des articles dans La vie, Libération, sur un blog.

EDIT du 17 : je mets en lien tous les articles au fur et à mesure que j'en ai connaissance :

  • Sur le site mamanana un compte rendu très détaillé après lecture du livre.

La nuit noire et blanche sous la neige qui tombe à Pau , ce qui est exceptionnel.

Ma nouvelle noire et le genre noir, que je suis en train de découvrir.

Beaucoup de noir dans mes vêtements, c'est une couleur facile que j'aime à assortir à des touches de rouge, de vert vif, de violet.