Parchemins Instantanés

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lundi 17 novembre 2008

La série sera-t-elle bientôt terminée, dites ?

Vendredi

Attente.

Angoisse concernant notre chut miam miam.

A peine sorti du garage, après presque 2 mois d'immobilisation, le voilà qui manque d'huile. Pour savoir ce qu'il avait, voir .

Mais il faut dire que le garagiste n'a pas regardé les niveaux....

Moi je suis à la fois affligée et en colère, je ne fais plus confiance à mon garagiste.

J'espère juste pouvoir récupérer notre véhicule en bon état.

Dans le fond j'y crois, je crois à la capacité de régénération de mon camion.... je sais, c'est un peu bizarre.. j'ai juste beaucoup de mal à me dire qu'un engin si bien conçu, en si bon état intérieur et extérieur, qui ne semble pas avoir d'avaries visibles quand on ouvre le capot, pourrait passer l'arme à gauche et nous laisser tomber, alors même qu'on démarre une histoire d'amour et de voyages ensemble....

14h10

Je suis encore davantage interloquée, interrogative et méfiante. Je viens d'appeler le garage et l'ouvrier me dit que le patron n'a pas regardé mon véhicule, ni hier ni ce matin. Le patron est sorti. Le ton laissait présager que c'était un travail en plus, qu'ils n'avaient pas envie de s'embarrasser de ça.

Ai-je bien fait de le ramener à cet endroit ?

19h

On vient de le récupérer. Le patron a fait la vidange, a noté le kilométrage. Il faut rouler pour voir d'où vient la fuite. Il ne comprend pas. Ah ! Il a quand même avoué, l'air contrit et emmerdé, qu'il se souvenait bien d'avoir vu la jauge posée pendant qu'ils remontaient la culasse. Mais que ni lui ni l'ouvrier n'avaient vérifié le niveau.

Quand même, un garagiste qui ne vérifie pas les niveaux après une intervention si importante, c'est impardonnable.

Samedi

Je sors dans la rue, je veux aller à la bibliothèque avec mon T4. Je démarre, je clignote. C'est dur de tourner le volant, pourtant mon frein à main est bien défait, et je ne suis pas collée au trottoir.

Je fais 20m et le volant tire à droite. Je clignote et me gare. Je descend. Roue avant droite crevée.

C'est une série.

Pff !

Avec l'aide de mon voisin, routier, je change la roue.

Ouf : mon pneu semble encore bon. On trouve le clou planté dedans. Il suffira d'une mèche.

Je lui raconte nos mésaventures. Il m'indique un autre garagiste, sérieux. Me dit lui aussi que quelqu'un qui ne vérifie pas les niveaux n'est pas sérieux.

Lundi

Amener le pneu à réparer.

Mais

il est craquelé, les professionnels ne veulent pas prendre la responsabilité de le réparer.

Il faut changer les 2.

Comme en juillet, sur la route des vacances : pneu crevé, le train à changer.

Smiley anéanti, raplaplat, menton de 2 m de long.

Smiley des euros qui s'envolent et ne reviendront plus.

Banquier qui nous dit « nous sommes le 15 et vous êtes dans le rouge »

La série continue bien.....

C'est long, on est un peu anéantis par tout ça, en colère et méfiants.

A part ça ? Il roule bien.

Et pour le reste ?

J'ai reçu ce matin un colis qui ne m'était pas destiné, qu'il faut que je retourne, tandis que le mien n'arrivera que jeudi, ils s'excusent, me remercient de faire le nécessaire pour renvoyer le colis.

Le tout après une nuit debout pour cause de lutins vomissants, de draps à changer, de surveillance avec bassine à proximité. Et ça : c'est normal, c'est mon boulot, tout va bien, c'est rassurant et je sais faire. C'est juste fatigant.

Vivement demain !

mardi 28 octobre 2008

Conte pour enfants au château et promenade avec vue sur les Pyrénées

C'était le programme de notre dimanche à Pau.

Une conférencière entrainait un groupe d'enfants de 3 à 6 ans (et les parents derrière), à une visite particulière du château. Il s'agissait de partir sur les traces d'Henri IV, enfant qui disait « non, je n'ai pas envie ! » à chacune des propositions d'activités de ses parents Antoine et Jeanne. Dans les salles les enfants s'asseyaient sur le plancher, écoutaient Nathalie et cherchaient avec elle sur les tapisseries ou les tableaux les activités qui auraient pu intéresser Henri IV. Exercice de recherche visuelle et de vocabulaire. Avec toujours la même réaction du héros : « non, je n'ai pas envie ! ». Petit à petit, on récapitulait tout ce qui ne lui plaisait pas (exercice de mémoire). On cherchait encore, tout en se promenant de salles en escaliers, entre les groupes d'adultes blasés ou fatigués et leur guide. Et en plus : on faisait le petit train en se promenant ! A la fin on a fini par trouver : Henri IV avait bien envie de se déguiser, ce qui lui permettait de mettre son beau casque brillant orné de plumes blanches, et de commander tous les gens du château !

Aucune peur du musée, des esprits vifs, des réponses détaillées et parfois à côté, mais pleines de fantaisie. La conférencière était ravie de cette visite et j'ai pu en parler avec elle à la fin. Pour elle, un tel traitement et ça fait des enfants qui n'ont pas peur des musées, qui aiment l'art. J'en suis convaincue. Pour avoir également visité une expo sur les affiches de mai 68 avec Lumineux, au mois d'août dernier : il interroge, il s'intéresse, il enregistre. Et je dois chercher, creuser, formuler. C'est un plaisir !

J'ai bien aimé cette visite et on recommencera : tous les 15 jours il y a une proposition de visite différente pour les 3/6 ans et pour les plus de 6 ans.

Et en sortant, promenade sur le boulevard des Pyrénées en admirant les montagnes, délicieuse glace de notre glacier ambulant, et aller/retour en funiculaire parce que c'est bien ! Ça ressemble à un train, on voit le paysage, on va près de la gare... mes garçons aiment observer et prendre possession de leur territoire.

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