Parchemins Instantanés

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dimanche 19 avril 2009

Des extraits !

Je vous ai déjà parlé des Editions l'Instant Présent, et du livre qui va bientôt paraître Apprendre à lire en famille, de Marlène Martin.

Et bien si vous voulez en savoir davantage, et lire des extraits du livre, vous pouvez suivre ce lien.

J'attends le mien avec impatience.

En attendant je me replonge dans Harry Potter et dans le dernier Fred Vargas.... ok, ça n'a rien à voir, mais c'est bon !

Edit du 20 : Apprendre à lire en famille ne sortira pas avant 6 semaines.

J'ai donc le temps de relire TOUT Harry Potter !

mercredi 11 mars 2009

Vie culturelle des petits gars : le bal des lucioles

Nous avons la chance d’avoir un bon cinéma Art et Essais dans la ville. Donc mes garçons connaissent le cinéma sans publicité, incitations à la consommation, climatisation trop froide, traitement des clients à la chaîne et tronquage de générique de fin.

Notre ciné, Le Méliès, est installé dans une ancienne église, dans un quartier tranquille, il a une grande salle en bas, accessible aux fauteuils et autres poussettes, et une plus petite en haut (seulement par l’escalier). Il organise des séances scolaires à la demande avec un tarif très intéressant et l’équipe est vraiment arrangeante. Une année que je travaillais comme enseignante avec des handicapés ils ont même accepté de projeter un film pour notre seule classe (5 enfants et moi). Même avant ça j’aimais beaucoup leur programmation, leur dynamique et leur accueil, mais là, j’en ai été soufflée !

Et puis il organise un ciné goûter une fois par mois.

Dimanche c’était notre deuxième participation. Salle pleine d’enfants et de parents, légère excitation palpable, magie de la moquette, des escaliers, des fauteuils repliables et strapontins rouges, des lumières dans l’escalier, du rideau noir qui s’écarte…

Et puis un présentateur, qui nous explique le film, le déroulement de la séance ; et nous promet une surprise à la fin : les marionnettes que l’on va voir dans le film seront là en vrai, elles sont dans le train et arrivent avec Valentin !

La séance commence. J’ai préparé mes garçons avant d’y aller. Je leur ai montré un extrait trouvé sur internet.

On est bien installés, tout en haut. Et les quatre courts métrages s’enchainent, très poétiques et sans aucun temps mort, ni pour les enfants ni pour les adultes. Après le deuxième, mon petit lutin me demande déjà « goûter maman ? » Non, non, il y en a encore deux ! Dans ciné goûter, c’est le goûter qui l’intéresse mon gourmand !

Quant à mon grand, un peu fatigué, ce sont les insectes et l’aspect à la fois documentaire et imaginaire des bestioles fabriquées lui plaisent.

A la fin Valentin est devant et pose sur la scène cinq marionnettes. Nous sommes trop loin et mes garçons descendent, je suis sur leurs talons pour nous installer par terre et mieux voir et écouter les explications passionnées. Fabrication du film, image par image, des marionnettes (fil de fer, mousse, peinture, bois, métal) et de leurs mouvements. La moyenne d’âge des enfants est d’environ 4 ans, peu d’entre eux ont 7 ou 8 ans, beaucoup ont plutôt entre 3 et 5 ans, comme les miens.

Nous gagnons la salle du haut, qui présente des livres sur les insectes, et Lumineux est le premier à prendre un livre. On s’installe pour expliquer les insectes. Un autre garçon écoute mes explications, on apprend, on observe, on cherche.

La salle est bruyante : sur des tables des jus de fruits, des gâteaux, des mandarines. Solaire goûte avec son père. Il a besoin de bouger et ils sortent.

Et puis juste à côté de nous s’installe Valentin et ses marionnettes, et le présentateur qui explique comment est fait le film, montre la bobine, fait le parallèle avec la photo argentique : « vous savez, c’est comme avec les vieux appareils, quand il y avait un film enroulé dedans ? » Oui, quand on pense que c’était il y a 5 ou 6 ans…

La salle se vide petit à petit. Nous restons seuls quasiment avec Valentin et les marionnettes. Il continue d’expliquer. Lumineux peut toucher les marionnettes, leur faire changer de position, il remet même la lumière sur la barque du lutin à bonnet rouge ! Valentin le trouve très adroit et dit qu’il va l’amener en lettonie pour l’aider… Je prends des photos. L’autre garçon aussi, avec le téléphone cellulaire de sa mère.

Un moment riche.

mercredi 25 février 2009

Mardi gras : temps de carnaval

Ici dans le béarn le carnaval est une institution, une belle fête joyeuse qui donne le rythme.

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Sortir de l'hiver, penser au carnaval me fait sentir que le printemps est là, tout proche. Après la débauche, la ripaille, le changement de statut personnel et l'ambiance festive, je retrouve en germe la force des jeunes pousses qui ne vont pas manquer de poindre.

L'air doux s'est souvent fait sentir quelques jours dans les semaines précédentes. Et puis très vite les manteaux sont trop chauds, les vêtements s'allègent, on peut ressortir les vélos et passer davantage de temps dehors.

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J'ai vécu des carnavals complètement déjantés et en plein dans l'esprit de subversion lorsque j'étais adolescente... des fêtes pleines de vin, de rencontres et de sentiment de puissance, de jeu de rôle, de théâtre dans la rue. Et puis mes carnavals sont devenus plus feutrés, au sein d'une association, dans une ambiance plus soft et néanmoins fertile en rencontres aussi.

Encore une fois cette année je n'ai pas assez préparé les déguisements, et je n'ai pas senti ce désir de se transformer chez mes garçons. Ils sont tellement eux, et tellement dans l'instant présent, que j'ai du mal à les motiver pour ce genre de fête. Aussi, nous avons improvisé pendant la semaine de grippe un masque pour chacun, et nous sommes allés défiler samedi dernier. Humain et Lumineux ont fait tout le défilé.

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Solaire était trop fatigué et j'ai dû le pousser pour qu'il vienne, parce que moi je souhaitais voir ça, et prendre des photos. Nous avons rejoint l'autre équipe (oui, nous formons parfois deux équipes de deux) sur la place, et avons entendu le jugement de Sent Pançard avant la tombée de la nuit.

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Et puis, juste à l'heure où le ciel d'un bleu très pur, devenait foncé, le cortège s'est reformé pour aller au chapiteau où l'on devait assister au feu d'artifice.

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Le tout au son des bandas et des fanfares.

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Du bruit, des couleurs, de la musique et des adultes qui jouent !

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Lumineux est conquis et veut recommencer. L'an prochain sûrement on participera davantage !

Combattre la violence éducative

Pour continuer ma réflexion au sujet des violences faites aux enfants, sous couvert d'éducation, je voulais donner quelques éléments qui peuvent aider lorsque nous devenons parents.

Car, décidément, être enseignant, animateur, formateur, éducateur, surveillant, en contact avec des enfants de tous âges toute la journée, n'est pas la même chose qu'être parent. C'est mon cas : avant de fonder une famille j'ai toujours travaillé avec des enfants et adolescents, et la pression que l'on peut ressentir à l'exercice d'un métier n'est pas la même qui se fait jour lorsqu'on se voit littéralement agir comme nos parents.

Dans ma réflexion et mes questions j'ai cherché, et trouvé, des manières de materner qui n'étaient pas celles de ma mère et des femmes de sa génération.

J'ai rencontré des femmes surtout, mais aussi des hommes, qui avaient réfléchi déjà à leur pratique de parentage.

Parmi les personnes importantes qui ont un rayonnement et un recul suffisant pour être entendus partout, je voulais citer Olivier MAUREL. Il est le Président de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire.

Professeur de lettres retraité, ce père et grand-père a écrit plusieurs livres sur les thèmes de la violence et de la non-violence : « La fessée : questions sur la violence éducative ordinaire » et dernièrement « Oui, la nature humaine est bonne ! Comment la violence éducative ordinaire la perverti depuis des millénaires ». Il se déplace parfois, à l'instigation d'associations de maternage souvent, donner des conférences.

Depuis près de dix ans, inspiré par la psychanalyste Alice Miller, il poursuit un travail de recherche sur la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire toutes les violences, physiques, ou psychologiques que nous trouvons normal d’utiliser pour élever et faire obéir les enfants, sans nous rendre compte qu’elles portent atteinte à leurs compétences innées.

Alice Miller est l'auteur de plusieurs livres tous très importants et structurants. Le texte que je vous ai proposé est proposé sur son site comme un tract, un résumé, un condensé de sa pensée. Il est plus éclairant de lire un de ses livres pour comprendre la force de sa position et de sa réflexion.

Il est cependant salutaire de savoir qu'en ce moment la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, vient de signer l’appel du Conseil de l’Europe contre les châtiments corporels des enfants, que 17 pays européens ont à ce jour interdit tout châtiment corporel sur les enfants et que la Défenseure des Enfants, Dominique Versini, vient de rendre publique la décision de présenter une telle loi en France.

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