5 avril
aujourd'hui un mot que j'ai écrit
Ah, pas un ! Plusieurs !
Pas un jour ne se passe sans que j'écrive.
Voilà plus d'un an maintenant que j'ai enclenché le mécanisme et qu'il m'est nécessaire.
J'ai commencé par me demander quoi dire, et comment, ici, sur cet espace que je m'étais créé. Quoi dire en dehors des quelques exercices tels le diptyque initié par Akynou, ou les sabliers givrés de Kozlika. Textes qui ont vu mes débuts nouveaux dans le monde de l'écriture.
Et puis cet exercice des 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau, qui m'oblige à écrire quotidiennement au moins quelques lignes, est un bon défi aussi.
J'y ai adjoint les exercices proposés par Martin Winckler dans son Chevaliers des Touches.
Et je suis enfin passé à des textes plus longs grâce au concours de nouvelles Noires de Pau.
Disons que ma pratique évolue, devient plus souple que celle qui me valait des longues missives à des amis, apprend à jouer davantage, prend conscience de ces formules qui me viennent et traduisent une forme de pensée un peu obscure parfois. Je suis donc j'en ai conscience, brute et incompréhensible pour certains, clairvoyante et allumée pour d'autres. Authentique pour moi.
ooo
6 avril
aujourd'hui temps qu'il fait
doux, soleil, chaud et petits garçons encore fatigués qui se lèvent tard (11h ! rarissime), puis jouent toute la journée, ensemble, regardent un DVD, des sites internet sur les bionicles.
Du soleil qui entre par la baie vitrée, du linge qui sèche. Des mouvements fluides et des pleurs un peu. Solaire a eu 39° pendant 2 jours, aujourd'hui il est bien, mais très sensible et, s'il ne veut plus être constamment contre moi, il ressent tout très fort, et pleure à grand bruit d'un coup, d'une contrariété.
Impression (et j'espère ne pas me tromper) que cette fièvre marque la fin d'un épisode très long de maladies débuté par cette gène respiratoire début octobre (2 nuits d'asthme atypique). Est-ce la fin de l'hiver ?
Ce soir partis au cours d'escalade en camion : toujours cette impression d'aller en vacances quand il fait beau et doux, à bord de ce véhicule. Les garçons ont joué sur l'herbe devant le gymnase après le cours, ils ne voulaient pas rentrer, avaient envie d'aller au parc.
Souvent on prend le temps, quand il fait bon, de profiter de la nature et de la douce lumière du soir, alors que les familles sont toutes rentrées pour le rituel repas/bain/lit à 20h. Pas d'horaires permet d'être davantage en accord avec notre humeur, la nature.
Promenade plus longue de la chatte aujourd'hui. Elle est restée prostrée pendant plusieurs jours, marchait au ralenti, n'arrivait pas à sauter. Au bout de 2 jours j'ai pensé en la palpant qu'elle avait eu un coup près de la cuisse gauche, alors je lui ai mis de l'argile. Ça semble efficace : elle se laisse palper sans mouvement d'évitement désormais. Elle marche normalement et s'étire aussi du côté gauche (moins fort que du droit). Elle dort encore beaucoup et n'arrive toujours pas à sauter, mais elle essaye.


