Parchemins Instantanés

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mercredi 7 avril 2010

Semaine 14 : lundi et mardi

5 avril

aujourd'hui un mot que j'ai écrit

Ah, pas un ! Plusieurs !

Pas un jour ne se passe sans que j'écrive.

Voilà plus d'un an maintenant que j'ai enclenché le mécanisme et qu'il m'est nécessaire.

J'ai commencé par me demander quoi dire, et comment, ici, sur cet espace que je m'étais créé. Quoi dire en dehors des quelques exercices tels le diptyque initié par Akynou, ou les sabliers givrés de Kozlika. Textes qui ont vu mes débuts nouveaux dans le monde de l'écriture.

Et puis cet exercice des 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau, qui m'oblige à écrire quotidiennement au moins quelques lignes, est un bon défi aussi.

J'y ai adjoint les exercices proposés par Martin Winckler dans son Chevaliers des Touches.

Et je suis enfin passé à des textes plus longs grâce au concours de nouvelles Noires de Pau.

Disons que ma pratique évolue, devient plus souple que celle qui me valait des longues missives à des amis, apprend à jouer davantage, prend conscience de ces formules qui me viennent et traduisent une forme de pensée un peu obscure parfois. Je suis donc j'en ai conscience, brute et incompréhensible pour certains, clairvoyante et allumée pour d'autres. Authentique pour moi.

ooo

6 avril

aujourd'hui temps qu'il fait

doux, soleil, chaud et petits garçons encore fatigués qui se lèvent tard (11h ! rarissime), puis jouent toute la journée, ensemble, regardent un DVD, des sites internet sur les bionicles.

Du soleil qui entre par la baie vitrée, du linge qui sèche. Des mouvements fluides et des pleurs un peu. Solaire a eu 39° pendant 2 jours, aujourd'hui il est bien, mais très sensible et, s'il ne veut plus être constamment contre moi, il ressent tout très fort, et pleure à grand bruit d'un coup, d'une contrariété.

Impression (et j'espère ne pas me tromper) que cette fièvre marque la fin d'un épisode très long de maladies débuté par cette gène respiratoire début octobre (2 nuits d'asthme atypique). Est-ce la fin de l'hiver ?

Ce soir partis au cours d'escalade en camion : toujours cette impression d'aller en vacances quand il fait beau et doux, à bord de ce véhicule. Les garçons ont joué sur l'herbe devant le gymnase après le cours, ils ne voulaient pas rentrer, avaient envie d'aller au parc.

Souvent on prend le temps, quand il fait bon, de profiter de la nature et de la douce lumière du soir, alors que les familles sont toutes rentrées pour le rituel repas/bain/lit à 20h. Pas d'horaires permet d'être davantage en accord avec notre humeur, la nature.

Promenade plus longue de la chatte aujourd'hui. Elle est restée prostrée pendant plusieurs jours, marchait au ralenti, n'arrivait pas à sauter. Au bout de 2 jours j'ai pensé en la palpant qu'elle avait eu un coup près de la cuisse gauche, alors je lui ai mis de l'argile. Ça semble efficace : elle se laisse palper sans mouvement d'évitement désormais. Elle marche normalement et s'étire aussi du côté gauche (moins fort que du droit). Elle dort encore beaucoup et n'arrive toujours pas à sauter, mais elle essaye.

lundi 22 mars 2010

Semaine 11 : VSD

19 mars

aujourd'hui en toc

Ce qui est en toc ici ne dure pas longtemps : j'ai un petit bonhomme testeur en résistance des matériaux, et il faut acheter du sérieux sous peine de casse rapide. Il est expert en lignes de faille, fentes diverses, écrasage sous pied, voire lancer du 5ème, quand ce n'est pas contre un mur. Au motif que « c'est moi le chef » il refuse qu'on lui résiste. Explications à faire quotidiennement, donc...

Rien en toc non plus chez le Chevaliers des Touches, qui se met en devoir de nous expliquer comment il écrit . Ça me plait !

Quant à moi je continue d'écrire. De petits exercices pour m'entrainer. Je me rends compte que les contraintes me vont bien. Je devrai peut-être m'en inspirer pour la vie quotidienne....

ooo

20 mars

aujourd'hui au pied du lit

C'est une image : nos lits sont à raz de terre, matelas futon sur tatami. Pas de pieds donc pas de risques de tomber. Option choisie pour cause de petits garçons.

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Autour des lits donc : lampes, chaussettes, livres, coussins parfois, pyjamas ou tee shirts, plaids. Mouchoirs en papier à la tête des matelas, sous les oreillers, pour les rhumes subits, les éternuements intempestifs, le soir et le matin.

Parfois un récipient de plastique en cas de gastro, accompagné de vieilles serviettes pour éponger.

Sous les oreillers des voitures, billes, épées de plastique Playmobil, briques de Lego, lampes de poche à dynamo, petits hiboux japonais faits maison, trésors divers et variés.

Mais au saut du lit il a fallu courir, se préparer, partir qui au judo qui à l'escalade. Manip aujourd'hui : maillon rapide, descente en rappel. Pas trop physique, juste ce qu'il me fallait. Juste la pêche nécessaire pour partir en vélo cet après midi à la dédicace de Marin Ledun, librairie La crème du crime.

Parler avec des gens de convictions fait toujours du bien.

Fin de journée au festival de la petite enfance rejoindre mes loustics et leur père, retrouver une amie et sa petite fille toute neuve.

Alternance de bonheurs et de malheurs dans cette semaine. Annonce de la naissance d'une petite cousine, mais hémorragie très grave de la maman, en soins intensifs. Annonce d'une IMG pour une copine qui vit ça après une fausse couche : toute la famille est bouleversée. J'écoute, j'aide comme je peux.

La vie est si proche de la mort.

ooo

21 mars

aujourd'hui ce qu'il en restera dans un an

Ah ah ! Ça dépend de quoi l'on parle.

Et ça dépend ce que l'on mange...

Une nutritionniste a fait l'expérience suivante : laisser un « Happy meal » un an dans sa cuisine.

Savez-vous ce qu'il est devenu ?

Il ne s'est pas décomposé.

Voir là : A vos oignons.

et pour la source : ici.

Et ça, ça me fait penser que j'achèterais bien un lombricomposteur si j'avais quelques sous à dépenser. Notons ça dans le carnet « dépenses à prévoir » que je viens juste de créer. Voilà, c'est fait. Vous avez sûrement entendu parler du lombricompostage ?

Il s'agit d'une tour à étages qui loge deux types de vers. Une fois l'HLM construit on installe la litière, les vers, et on peut donner à manger aux locataires.

On leur donne les déchets alimentaires de la maison : épluchures, fruits blets, et même boites à oeufs, poches papier. Le but est d'avoir moins de sacs poubelles à sortir de l'appartement. Et aussi de récupérer du compost, et de l'engrais liquide pour arroser les plantes.

Plusieurs marques proposent des lombricomposteurs : voir là.

Il est même possible de le fabriquer, et c'est peut-être cette solution que je vais adopter

vendredi 12 mars 2010

Semaine 10 : mercredi et jeudi

10 mars

aujourd'hui sentiment de déjà vécu

Alors voilà... comme je me suis bien amusée à écrire cette nouvelle, et que la chute pose des questions à mes lecteurs.... Et puis comme j'ai vu qu'il y avait un concours de nouvelle sur le thème de la rupture sur ARTE ....

J'ai écrit la suite de la première, qui correspond à la rupture, et explique comment l'histoire s'est terminée.

Et là, mon amie Aigue Marine, à qui je demande de relire, et de me dire si tout semble compréhensible pour un lecteur qui n'a pas lu Retrouvailles.... me dit qu'elle a un sentiment de « déjà vu » et que mes personnages ne semblent pas assez épais.

Bon. Evidemment j'ai écrit ça alors que je connais bien mes personnages, qu'ils sont présents dans mon esprit avec toutes leurs caractéristiques. Et il y a aussi un nombre de signes maximum à respecter.

J'ai donc fait lire cette nouvelle à M., qui vit chez nous pendant sa formation, et qui trouve que c'est bien. Elle a tout compris, les personnages lui semblent corrects.

Allez, je verrais demain ce que je peux rectifier.

ooo

11 mars

aujourd'hui blanc

Pas la neige, non, ça c'était lundi.

IMGP9084.JPG

Les yaourts que j'ai fait.

Ou alors le panir hebdomadaire aussi.

La chair blanche du merluchon mangé ce soir.

La page blanche qui ne me fait pas peur. J'ai épaissi les caractères de mes personnages. Et cela marche d'autant mieux. Au point que l'une de mes lectrices me reconnaît dans la femme, reconnaît mon compagnon dans l'un des deux hommes. Mais ce n'est pas si simple ! Si j'ai mis de moi, de nous, j'ai aussi mis d'autres personnes que je connaissais. Je me reconnais aussi dans certains traits des personnages masculins.

« L'imagination consiste à expulser de la réalité plusieurs personnes incomplètes pour, mettant à contribution les puissances magiques et subversives du désir, obtenir leur retour sous la forme d'une présence entièrement satisfaisante. C'est alors l'inextinguible réel incréé « disait René Char.

Je commence à me rendre compte, à toucher du doigt, à expérimenter, la façon dont je peux le faire, moi. Je sens la puissance, la force que cela me donne. Cela coule dans mes veines. Cela se ramifie, me tend, m'irrigue. Cette énergie est comparable à l'énergie sexuelle sublimée.

Blanc. On y revient.

vendredi 19 février 2010

Semaine 7 : mercredi et jeudi

17 février

aujourd'hui certitude absolue

Je travaille mon écriture. D'autant mieux que je suis seule (les garçons sont au centre aéré).

Et je ne fais absolument pas ce que j'avais prévu hier.

Ça remue des émotions.

Mais je suis contente de moi.

ooo

18 février

aujourd'hui sonnerie

Aucune. Ouf! Ça c'était la semaine dernière, ou l'autre avant même !

Pour ce jour : soleil et jeux avec les petites cousines dehors, chez la grand mère.

Seulement des sifflets, des cris, des pleurs parce qu'ils n'avaient pas assez joué et qu'il fallait partir.

Les 4 ont passés de bons moments.

Moi j'ai pu prendre l'air, faire quelques photos de la nouvelle coiffure de mon petit prince Solaire.

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Oublier un peu la tension de la création, de la diffusion, des réactions de mes deux amies à mes écrits. Oublier momentanément que je n'avais pas terminé de peaufiner ma dernière version : promesse de satisfaction.

Lu en diagonale un livre sur Mourenx (Bât A, rue des Pionniers) de Denis Peaucelle et Ariane Bruneton-Governatori, ed Lacq Odyssée, très intéressant .

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