Parchemins Instantanés

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mardi 30 décembre 2008

Les appareils électroniques et électriques dans notre vie

Au détour d'une conversation virtuelle, au sujet des PDA et autres ustensiles qui sont susceptibles de nous aider dans notre vie quotidienne.... l'intervention de Pascale a recadré le débat :

1- ça marche à l'énergie nucléaire

2- la fabrication et le transport ne sont pas sans conséquence au niveau environnemental

3- l'élimination n'est pas sans incidence... ..

Mais.... Je crois qu'on fait tous comme ça : on essaie de croiser les infos sur les nouveaux produits et notre éthique. Dans le cas des appareils, je me méfie quand même de moi : on imagine que ça va nous aider, et puis il ne faut pas se tromper et le laisser en plan parce qu'on ne parvient pas à l'intégrer à notre vie.

C'est la question de savoir si l'outil va nous aider à changer ou si c'est notre façon de vivre qui nous fait avoir besoin de cet outil supplémentaire. De se donner les moyens de changer et avoir besoin d'un outil, ou d'avoir besoin d'un outil parce qu'on veut changer ? Nos besoins et nos envies sont quand même inféodés à cet effet de mode, à cette envie de connaître, pour voir si on se sentira aussi bien qu'on y pense, avec ce truc-là..

Il y a quelques années je ne comprenais pas à quoi pouvait me servir un PDA, et j'étais bien trop attachée à l'agenda papier, au stylo et à mes gribouillis personnels, au fait de pouvoir reprendre un vieil agenda pour savoir ce que je faisais/lisais il y a 3 ans à la même période.

Et puis l'an dernier je me suis lancée, parce que je n'avais pas envie de passer à côté de ça, parce que j'aime bien les trucs électroniques, parce que j'avais un peu d'argent et que je savais que je n'aurais plus l'occasion avant longtemps de me payer ce luxe. Un peu sur un coup de tête, avec l'idée au fond que je n'en avais pas besoin, mais après plusieurs mois sans agenda, ce qui n'était pas tenable.

Je l'ai eu en mars. Et j'ai utilisé très peu des fonctionnalités. Parce que je suis lente aussi, j'ai besoin de temps pour apprivoiser un nouvel objet. J'aimais bien l'idée que j'avais encore plein de trucs à découvrir et à tester. Je commençais à peine à en tirer parti et à ne plus me sentir un peu gauche en le sortant, en tout cas moins naturelle qu'avec un agenda papier.

Et puis paf ! disparu. Je ne me suis même pas sentie triste. Je vous parle de son aspect pratique, j'aimais bien me sentir aussi "dans le vent" et c'est important pour moi qui ai des enfants très jeunes de toujours continuer à me tenir au courant des éléments électroniques nouveaux, car je sens bien qu'ils en auront eux aussi. Mais en fait ça ne me fait rien qu'il ait disparu en tant qu'objet : l'objet n'est pas attachant. Mes yeux s'allument davantage devant un stylo et un calepin. Ses fonctionnalités sont intéressantes, et ce qui est dommage c'est que je commençais à m'y faire. Et aussi que, comme beaucoup de choses dans ma vie, je commence à explorer, et puis ça se termine comme ça. Est-ce parce que ce n'est pas pour moi ?

J'oscille toujours, mais je trouve ça tellement fragile que je pense continuer à utiliser le papier.

Je me demande aussi si je ne vais pas acheter une machine à laits végétaux. Toujours avec cette même interrogation : est-ce que je vais m'en servir ?

Ma cuisine ne comporte que très peu d'ustensiles électriques :

  • un grille pain que nous utilisons quotidiennement
  • un batteur utilisé occasionnellement (pour les blancs en neige et certains gâteaux)
  • un extracteur de jus utilisé très souvent
  • un très vieux moulin à café utilisé très occasionnellement pour moudre amandes et autres noix

Rien d'autre.

Mais j'ai 2 frigos et un four encastré, une télé, un magnétoscope et un lecteur de DVD, une radio et deux ordinateurs. Ce qui est bien suffisant comme dépenses électriques.

Concernant la machine à laits végétaux, si je fais le calcul brut, je sais que l'on va amortir la machine en 6 mois. Mais je réfléchis toujours, je ne sais pas si mes enfants vont accepter de passer au lait d'amandes (il faut que j'essaie d'en faire avec mon extracteur de jus d'abord : prévu demain), et je ne sais pas si j'aurais envie de l'utiliser tous les jours, d'avoir un autre truc qui encombre mon plan de travail et qu'il faut laver de suite... je me connais... L'urgence est donc d'attendre, de soupeser encore, de tester les enfants. Mais j'avoue que j'y pense quand j'achète mes 6 l de lait de riz, et que je descend le sac jaune à la poubelle.... Je pense aussi qu'un paramètre important est la capacité de cet engin à m'aider à fabriquer un aliment vivant, alors que le lait de riz en briques est sûrement pasteurisé. Ce qui fait pencher la balance en sa faveur.

L'idée étant que faire attention à son empreinte écologique passe aussi par le désencombrement.... j'ai aussi un gros travail à faire, qui est en cours, sur ce thème. Mon objectif étant de ranger et organiser l'appartement pour rendre notre vie plus sereine.

Néanmoins je sens bien que cette façon de penser et d'agir peut sembler étrange à d'autres. On a vite fait d'être étiquetés lorsqu'on n'utilise pas le micro ondes ou le dernier gadget mode...

Des progrès et des réflexions : c'est ce qui fait le sel de ma vie, mon adage préféré étant que je cherche sans cesse à m'améliorer.

Mais il n'empêche que ….. l'effet que je fais aux autres : sûrement une sorte de sauvage mal embouchée qui fait partie d'une sorte de secte néo-écolo-baba-illuminée-tordue-un peu sorcière.

ça m'est égal.

J'aime bien me sentir en accord avec certaines personnes, et c'est dans ce cas très profond de suite.

Il m'est arrivé aussi de voir que l'effet que je fais, seulement en étant moi-même, peut tellement bouleverser de choses dans l'esprit des autres, que je me suis sentie blessée. Bien entendu ce n'était pas moi la plus intensément bouleversée. Chacun son chemin, à son rythme.

mardi 4 novembre 2008

Positiver


Sur les conseils d'un ami, et même de deux, et puis aussi d'un livre, que je ne mets pas assez en pratique, je vais tenter de positiver.

On parlait d'environnement. Je l'ai assommé de références négatives pour lui montrer que je ne voyais aucune amélioration dans le comportement de mes semblables, et encore moins dans les agissements politiques et économiques de notre gouvernement.

Malgré tout : il y croit, et dit que je ne suis pas assez positive.

Il n'a pas tort.

J'ai donc bien envie d'essayer de lister tout ce que je fais déjà pour mon mieux être et celui de la planète.

Je ne masquerais pas les éléments qui sont à changer ou à améliorer.

  1. Manger bio : fruits, légumes, farine, céréales, très très peu de viande, le plus souvent de production locale ou au moins européenne. Avec des entorses pour les bananes toutes les semaines, les mangues et la noix de coco parfois. J'aime ça, il y a des vitamines intéressantes, et je veux faire goûter ça à mes enfants.

  2. Pas ou peu d'aliments raffinés : pas de sucre blanc en particulier, vecteur de caries et d'addiction, ni de farines blanches. Sauf farines blanches dans les biscuits industriels, pratiques à emporter.

  3. Ne pas manger de produits laitiers de vache (PLV) : mais de chèvre et brebis. Les garçons boivent du lait de riz, parfois des desserts au soja. Les entorses : le parmesan, le beurre, parfois un camembert, de la crème fraiche de temps en temps.

  4. Faire partie d'une AMAP : depuis plus de 2 ans maintenant nous y achetons des légumes, du pain, des fromages de chèvre et de brebis bio et locaux, des kiwis, des pommes, des lentilles, des haricots secs. Il y a aussi du miel, des oeufs et des poulets, qui ne sont pas bio. Et du lait et des yaourts de vache bio.

  5. Cuire mes aliments de manière à ne pas les dénaturer : vapeur douce, jamais de grillades, frites (rares) au four, cuissons à l'étouffée. Bien entendu nous n'avons pas de micro ondes. Mais j'ai encore des poêles à revêtement téflon et je n'ai pas encore retenté (après un premier essai désastreux) de faire des crèpes sur une galétoire en fonte. J'ai en vue des poêles Baumstal, mais là encore le budget ne peut pas suivre.

  6. Fabriquer mes produits d'entretien. Et utiliser du bicarbonate de soude, des cristaux de soude, du vinaigre d'alcool et des huiles essentielles (HE) pour nettoyer. Un nettoyeur vapeur aussi, acheté en commun avec ma mère. J'ai suivi les conseils de Raffa dans le grand ménage et ses recettes sont venues compléter ce que nous pratiquions déjà : pas de chlore ni de produits chlorés, pas de blanchissant chimique ni de détachant chimique (mais du savon au fiel ou du savon noir sur les tâches avant de mettre en machine). Je ne fais pas ma lessive mais je pourrais la faire, avec du savon de marseille (du vrai, sans glycérine) et des cristaux de soude. C'est un peu long et je privilégie d'autres activités. Ou encore avec de la cendre, mais je ne sais pas où en trouver. J'habite en ville.

  7. Fabriquer mes produits cosmétiques. Crèmes pour les mains, les pieds. Huile pour le visage, les massages. Savon liquide pour remplir mes flacons pompes de récupération, fait avec les restes de savon additionnés de savon d'alep ou de marseille. J'utilise aussi un déodorant stick d'alun de potassium, voire je n'en mets pas. Monsieur utilise un blaireau et un savon à barbe avec son rasoir mécanique plutôt que de la mousse à raser. Je lui fait son déodorant. Les rares produits que l'on achète, comme le shampooing, sont bio et certifiés. Je fais même mon parfum à base d'huiles essentielles. Et je ne supporte plus les odeurs de parfums chimiques.

  8. Utiliser des produits exempts de PVC, de formaldéhyde et autres COV (composés organiques volatils). C'est à dire pas de bois agglomérés mais brut le plus souvent, que je traite moi-même avec une huile dure généralement. Par exemple pas d'alaise imperméable ni de rideau de douche en vinyl. Mais ma cuisine comporte 4 placards Ikea en agglo, pour une raison de budget : c'était trop cher de faire faire sur mesure et ces meubles existaient aux dimensions qui nous intéressaient.

  9. Utiliser des peintures, colles, huiles et lasures écologiques et non nocifs, c'est à dire qui ne contiennent pas de solvants à libération lente qui vont me polluer longtemps. Il y a des marques très bien pas plus chères que les produits que l'on trouve dans les grandes surfaces de bricolage. Et c'est un plaisir de peindre quand je n'ai pas la bouche pateuse et mal à la tête (c'est l'effet que me font les peintures glycérophtaliques habituellement). J'ai même fabriqué et utilisé dans la salle de jeux de la peinture à la pomme de terre colorée avec des pigments. Seul un mur de ma cuisine et l'intérieur de mes placards est peint avec des peintures non saines (dans l'urgence et la rapidité on a utilisé des fonds de pots)

  10. Me soigner à l'homéopathie et aux HE (huiles essentielles), aux plantes. Et même : me considérer comme parti prenante de ma santé, c'est à dire ne pas aller voir le médecin en pensant qu'il est mon sauveur, mais en le considérant comme un allié de mon mieux être, que je prends habituellement en main seule. Si je vais voir le médecin c'est que je n'ai pas trouvé ce qui suffisait à me soigner et que j'ai besoin de son diagnostic.

  11. Circuler à vélo quand c'est possible : c'est à dire que je ne peux pas le faire quand je suis seule avec mes 2 petits, mais que nous le faisons quand nous sommes en famille : un vélo pour chacun et un siège pour enfant sur chacun. J'envisage d'acheter un vélo qui me permettra de sortir seule avec mes 2 enfants, qui atteignent le poids limite pour être à l'aise à l'arrière. C'est le Yuba mundo qui m'intéresse, mais pour l'instant je n'ai pas d'argent, et l'hiver arrive, on verra au printemps.

  12. Ne pas prendre ma voiture pour aller simplement faire une course au bout de la rue, mais grouper les endroits en un circuit qui permet de minimiser l'impact polluant. Nous avons cependant fait le choix d'avoir 2 véhicules, après avoir essayé plus de 7 mois de n'en avoir qu'un. Il s'avère que dans notre ville circuler avec 2 petits qui ne marchent pas longtemps et/ou qu'il faut porter, en utilisant les transports en commun est un vrai calvaire. Je me souviens d'une après midi à la ludothèque pour laquelle nous sommes partis à 14h pour rentrer à 20h, après 1h de jeu. Sans compter que le bus n'est pas du tout sécuritaire pour des petits de 15 kg : je dois les tenir parce qu'au moindre coup de frein ils s'envolent :-(. Donc nous avons 2 véhicules diesel, achetés d'occasion, dont un petit camping car : ce dernier nous évite la corvée fastidieuse (avec 2 petits) de monter la tente, et nous permet d'être itinérants et autonomes grâce au petit frigo et à la réserve d'eau.