12 mars

aujourd'hui facile facile

Rien de facile dans ma vie, jamais.

Mais je crois que j'ai besoin de batailles pour me sentir exister, pour me pousser, pour aller au-delà du médiocre, pour m'améliorer sans cesse.

Néanmoins et même si ce n'est pas facile facile, je sens que je prends un chemin qui me dit « oui », que j'avance à petits pas vers je ne sais quoi qui me plait.

Pour ce jour : le facile fut cette tarte aux blettes, dont tous les ingrédients me sont tombés sous les mains, improvisée comme à l'habitude. Je ne fais jamais deux fois la même recette. Ni en cuisine ni en cosmétiques.

La virée à la bibliothèque dans laquelle j'ai trouvé des livres de Pascal Dessaint, commencés de suite.

Pour les enfants, j'ai démarré avec eux hier soir la lecture d'une BD nommée Les enfants d'ailleurs, de Nykko et Bannister , et ce soir il fallait vraiment lire le tome 2 . Ce sont des livres de l'excellente collection Punaise, chez Dupuis. Ils ont bien accrochés aussi aux histoires de Sac à puces, dans la même collection.

Je suis surprise par Solaire, 4 ½ ans, qui suit et demande, observe les détails, verbalise ce qu'il voit. Alors que ce petit bonhomme a fait mine pendant longtemps de ne pas s'intéresser aux livres, le voilà qui semble comprendre et suivre des histoires bien au-delà de son âge.

ooo

13 mars

aujourd'hui il a dit

« Tu es la maman la plus belle de tout l'univers et de toute la terre. La maman la plus fantastique et extraordinaire. »

C'est, dans la bouche de Lumineux, à la fois un fond de ce qu'il ressent, cet élan d'amour, et aussi un jeu sur les mots, qu'il savoure et dont il se délecte, dont il se plait à lire dans nos yeux les remous.

Jeux avec l'imaginaire aussi : je suis un enfant spécial, je viens de mars, et je n'arrive pas à débrancher mon cerveau.

ooo

14 mars

aujourd'hui moment de solitude

Seule dans mon camion je suis partie voter. Puis prendre l'autoroute pour aller skier. Le soleil se levait. Les montagnes se dessinaient. J'aime voir les différents plans devant moi, tracer la route et admirer le vert profond devant, le vert moyen derrière, le vert brumeux à l'arrière plan. Le rapace sur la branche. L'architecture qui change. La neige sur la colline au nord. Ecouter une émission de radio sans être interrompue par un enfant, pouvoir laisser mon esprit divaguer, sur la vague des paroles, des accents, des musiques.

Parking. Navette. Louer des skis. Prendre mon forfait. Rejoindre C et M et leurs copains pour skier.

Première descente et sensations retrouvées. M. voit que je le suis : « ça fait du bien de voir qu'il y en a qui suivent !  Ça te dirait de s'échapper tous les deux pour aller faire les noires ? » Allez !

Retour toujours seule. Calme. Centrée.

La paix du grand air et de l'exercice au soleil valait bien 4 h de route.