Vie culturelle des petits gars : le bal des lucioles
Par Lyjazz le mercredi 11 mars 2009, 23:36 - La vie avec des petits gars - Lien permanent
Nous avons la chance d’avoir un bon cinéma Art et Essais dans la ville. Donc mes garçons connaissent le cinéma sans publicité, incitations à la consommation, climatisation trop froide, traitement des clients à la chaîne et tronquage de générique de fin.
Notre ciné, Le Méliès, est installé dans une ancienne église, dans un quartier tranquille, il a une grande salle en bas, accessible aux fauteuils et autres poussettes, et une plus petite en haut (seulement par l’escalier). Il organise des séances scolaires à la demande avec un tarif très intéressant et l’équipe est vraiment arrangeante. Une année que je travaillais comme enseignante avec des handicapés ils ont même accepté de projeter un film pour notre seule classe (5 enfants et moi). Même avant ça j’aimais beaucoup leur programmation, leur dynamique et leur accueil, mais là, j’en ai été soufflée !
Et puis il organise un ciné goûter une fois par mois.
Dimanche c’était notre deuxième participation. Salle pleine d’enfants et de parents, légère excitation palpable, magie de la moquette, des escaliers, des fauteuils repliables et strapontins rouges, des lumières dans l’escalier, du rideau noir qui s’écarte…
Et puis un présentateur, qui nous explique le film, le déroulement de la séance ; et nous promet une surprise à la fin : les marionnettes que l’on va voir dans le film seront là en vrai, elles sont dans le train et arrivent avec Valentin !
La séance commence. J’ai préparé mes garçons avant d’y aller. Je leur ai montré un extrait trouvé sur internet.
On est bien installés, tout en haut. Et les quatre courts métrages s’enchainent, très poétiques et sans aucun temps mort, ni pour les enfants ni pour les adultes. Après le deuxième, mon petit lutin me demande déjà « goûter maman ? » Non, non, il y en a encore deux ! Dans ciné goûter, c’est le goûter qui l’intéresse mon gourmand !
Quant à mon grand, un peu fatigué, ce sont les insectes et l’aspect à la fois documentaire et imaginaire des bestioles fabriquées lui plaisent.
A la fin Valentin est devant et pose sur la scène cinq marionnettes. Nous sommes trop loin et mes garçons descendent, je suis sur leurs talons pour nous installer par terre et mieux voir et écouter les explications passionnées. Fabrication du film, image par image, des marionnettes (fil de fer, mousse, peinture, bois, métal) et de leurs mouvements. La moyenne d’âge des enfants est d’environ 4 ans, peu d’entre eux ont 7 ou 8 ans, beaucoup ont plutôt entre 3 et 5 ans, comme les miens.

Nous gagnons la salle du haut, qui présente des livres sur les insectes, et Lumineux est le premier à prendre un livre. On s’installe pour expliquer les insectes. Un autre garçon écoute mes explications, on apprend, on observe, on cherche.
La salle est bruyante : sur des tables des jus de fruits, des gâteaux, des mandarines. Solaire goûte avec son père. Il a besoin de bouger et ils sortent.
Et puis juste à côté de nous s’installe Valentin et ses marionnettes, et le présentateur qui explique comment est fait le film, montre la bobine, fait le parallèle avec la photo argentique : « vous savez, c’est comme avec les vieux appareils, quand il y avait un film enroulé dedans ? » Oui, quand on pense que c’était il y a 5 ou 6 ans…
La salle se vide petit à petit. Nous restons seuls quasiment avec Valentin et les marionnettes. Il continue d’expliquer. Lumineux peut toucher les marionnettes, leur faire changer de position, il remet même la lumière sur la barque du lutin à bonnet rouge ! Valentin le trouve très adroit et dit qu’il va l’amener en lettonie pour l’aider… Je prends des photos. L’autre garçon aussi, avec le téléphone cellulaire de sa mère.
Un moment riche.
