20 septembre 10

Je ne sais pas où est passée la semaine 38….

L’an dernier je démarrais ce jour mes 366 réels à prise rapide, et le 20 sept débutait la semaine 39. J’ai fini hier à la semaine 37. Si quelqu’un a une explication….

Pas envie de reprendre mais néanmoins envie d’écrire quotidiennement.

Chroniques de vie ?

La contrainte pourtant m’intéressait, même si elle m’enfermait parfois. Au fur et à mesure j’ai appris à la contourner ou la laisser de côté pour exprimer ce que j’avais vécu ou senti, pensé ou élucubré dans la journée.

Un mot choisi au hasard peut-il jouer le même rôle ?

J’aimais bien m’évader après avoir tenté de coller au mot. Ou bien y coller seulement, sans rien dire d’autre les jours où je n’avais pas envie de raconter.

Je n’aime pas l’idée de repasser par le même chemin, de re-servir le même plat, surtout lorsque c’est une boucle. Me dire que j’ai déjà lu et écrit ça, non merci.

Alors je prends la tangente, je laisse le chemin tracé, lui qui m’a bien aidé en me permettant de m’y coller, d’écrire quotidiennement sans jamais me lasser, pas un seul jour.

Il faut reconnaître aussi que c’était une façon de me cacher, de ne pas dire vraiment comment je me sentais.

Alors je veux bien continuer ces billets quotidiens, mais en essayant de coller davantage à mon humeur du jour.

Pour aujourd’hui : des petits garçons qui jouent. Je me félicite qu’ils puissent le faire, s’en donner à coeur joie, aller au bout de leurs idées, se confronter, se conforter. Ils ont 8 ans, 6 ans ½ et 5 ans. Et quand on sait que le jeu est le travail de l’enfant, je me dis qu’ils ont bien travaillé. D’abord se lever quand ils n’ont plus sommeil. Rester en pyjama jusqu’à 14h parce qu’on ne veut pas s’arrêter de jouer. Manger et boire quand je leur propose (parce qu’ils n’ont pas réclamé, trop occupés). Les fruits étant en libre service. Dans l’après midi départ en vélo jusqu’au bord du gave, pour jouer dans l’eau, nus. Retour en vélo. Douche. DVD. Repas. 2 histoires dans le lit, et dormir ! Une journée bien remplie. Bien différente aussi de celle d’un enfant qui a été réveillé, houspillé pour être à l’heure, est resté enfermé toute la journée (sauf pour deux récréations), a mangé et pissé à heure fixe, a joué seulement avec des enfants de son âge.

Au début du jeu

Une heure après

C’est à la fois un choix, et une façon de vivre. Qui a ses inconvénients. Mais l’avantage que j’y vois, en premier lieu, c’est de faire des enfants libres, spontanés, ouverts, respectés dans leurs rythmes de vie et d’apprentissage, qui ont confiance en la vie et en eux.