Semaine 9 : VSD
Par Lyjazz le lundi 8 mars 2010, 00:03 - 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau - Lien permanent
5 mars
aujourd'hui pensée parasite
Quand vais-je trouver le temps d'écrire ? Ou plutôt : comment me créer un moment pour me poser ? Ou encore : quand le désir et le projet seront assez forts pour me pousser à m'y replonger ?
C'est un va-et-vient subtil entre moments de création et extériorité.
Mon énergie va de l'un à l'autre.
J'avais besoin de me consacrer à mes enfants, de suivre, d'accompagner, d'être là avec eux.
Aujourd'hui j'avais aussi le sentiment qu'il me fallait être à la ludothèque, pour échanger et partager avec S.
Comme hier soir il fallait que je sois au téléphone avec l'ami J. qui a besoin de dérouler ses projets et états d'âme, de me prendre pour tapis.
Mon personnage de psychologue en camion n'en est pas vraiment un : c'est une partie de moi.
Je suis aussi excitée par un projet de théâtre : monter la pièce Naissance, de Karen Brody. C'est une idée de L. et, si je ne fais pas partie de ses intimes, je suis enchantée qu'elle ait pensée à moi. En lien avec mon rôle de « psychologue-itinérante » j'y vois une reconnaissance de ma personnalité. A suivre.
ooo
6 mars
aujourd'hui il faudrait réparer
le store de la chambre
le bordel du bureau : oui, réparer, ranger, agencer, vider, jeter, trier, nettoyer, déblayer
Au lieu de rester vissée à l'ordinateur pour lire, chercher, écrire....
Groumpf
ooo
7 mars
aujourd'hui leçon à apprendre par coeur
Jouer avec mes garçons.
Eteindre l'ordinateur.
Planifier mes journées pour y inclure du mouvement.
J'ai l'impression d'être revenue à des moments très intériorisés et avoir du mal à m'ouvrir. Pourtant je suis bien aussi à l'extérieur, dans le mouvement extérieur. C'est une phase, je pense qu'avec le printemps et davantage de sommeil ça va passer....
En attendant le froid revient et je suis recroquevillée.
Ce que j'ai appris par coeur ce sont des mots que j'aimais, avec un rythme qui me semblait correspondre tout à fait à ma sensibilité, à ma façon d'appréhender la vie. En primaire et au collège je me souviens de l'aspect performance, de l'envie de me dépasser, d'apprendre des poésies de plus en plus longues. Au lycée j'ai été embarquée par Nadja d'André Breton, dont un passage ne m'a plus quitté. Et par les Fleurs du mal de Baudelaire dont le rythme me revient toujours même si je n'ai pas relu depuis presque 30 ans.
Commentaires
du va et du vient, du dedans et du dehors qui reflètent les atermoiements de la meteo. Pendant quelques jours on croit reconnaitre les premisses du printemps, on a des envies de balade, de grand ménage, de plantations, et puis aujourd'hui il n'y a rien d'autre a faire, finalement, que se recroqueviller devant l'ordi sous un plaid en regardant les gros flocons par la fenetre... d'ailleurs j'ai ressorti le thé de Noel a la canelle....
Oui, c'est tout à fait ça, on recommence à hiberner, à dormir tard le matin. On continue à boire des tisanes. On fait des gâteaux.
Mais bientôt je sais que je pourrais ressortir, passer la journée dehors sans grelotter.