1er janvier 2010

aujourd'hui résolutions révolutions

Pas de révolutions. Juste du pas à pas, des petites choses tous les jours.

Mes résolutions :

me coucher plus tôt (mouaif, je ne sais pas si je vais tenir il est déjà 1h)

finir la salle de jeux

refaire le bureau

et faire l'isolation sous la baie vitrée de la chambre

faire le couloir

désencombrer encore et encore

mieux organiser l'intendance (ménage, repas, rangements)

jouer davantage avec mes enfants

Ecrire toujours

Montrer mes photos (période creuse en ce moment, c'est très cyclique)

Continuer de faire des cosmétiques et savons

Faire mon pain

ooo

2 janvier

aujourd'hui bleu

Pas le ciel. Pas la mer. Pas d'encre bleue : j'écris en noir, avec mon Montblanc. Ou en rouge ruby, avec mon Parker Sonnet. Oui, oui, j'ai l'air de me la jouer, là, mais en fait j'avais délaissé mon Montblanc depuis de longues années (hors de portée des petites mains en fait), et je viens de le ressortir. C'est un délice de recommencer à écrire de manière lisible avec cet outil, alors qu'avec un stylo/roller/crayon lambda mes hiéroglyphes sont pitoyables et hermétiques même à mon compagnon. Et je ne sais par quel mystère, mais c'est vraiment sensible !

Mais un hématome sur mon genou gauche : ouille ! Vive l'argile verte !

Le carnet de mon fils.

Le Gormiti Hélios de mon autre fils.

Peu de bleu chez moi : ce n'est pas une couleur que je prise fort. Ou alors seulement sous forme d'indigo, de pigments outre mer, de lapis lazuli, de bleu orage.

Bleu me fait penser aussi au film éponyme de Krystov Kieslowski BO de Zbigniew Preisner : musique que Leeloolène écoute sans cesse en ce moment.

C'est évidemment à cette oeuvre de Kieslowski que je pense quand on me cite l'une ou l'autre des Trois couleurs : Bleu, Blanc, Rouge.

Je me souviens encore de son Décalogue. Ou de La double vie de Véronique.

De grands moments de cinéma.

Des histoires qui m'ont marquées, hantées.

Des heures passées dans la salle Art et essai de la ville à m'imprégner de l'ambiance et de la langue. A la fin je savais quelques mots de polonais. J'ai revu aussi les films sur ARTE.

Si j'avais envie de voir des films je les reverrais bien, tiens....

ooo

3 janvier

aujourd'hui taper

avec mon marteau sur les chevilles que j'ai fait entrer dans le mur précédemment percé.

Cause : installation de crémaillères.

De belles et grandes planches feront des étagères de 40cm de profondeur jusqu'au plafond pour ranger les jeux et jouets des garçons.

Marre depuis longtemps d'en avoir partout qui trainent.

Cette fois j'ai réfléchi, organisé, acheté, scié, percé....

Une photo dès que c'est installé et rangé. EDIT du 12 : l'étagère du sol au plafond, pour les murs clairs : peinture à la pomme de terre.

IMGP8939.JPG

Taper sur le clavier. Des mots avec mes dix doigts. Toujours aussi jouissif de savoir que mon bloc note à écran, toujours disponible, peut engranger ce que je veux.

Sinon : ça y est, j'ai eu des nouvelles d'Aigue Marine, mon amie dont je m'inquiétais, qui devait passer mais n'avait pas donné signe de vie.... une simple erreur de puce de téléphone portable entre deux pays et elle n'avait plus de moyen de me contacter, le tout agrémenté de problèmes de cartons, déménagements et démarches administratives. Simple, mais son silence m'inquiétait tant que j'envisageais d'appeler son lieu de travail dès demain....

Au chapitre lectures : je viens de terminer Psychogénéalogie (guérir les blessures familiales et se retrouver soi) de Anne Ancelin Schützenberger, ed Payot Très intéressant et éclairant sur bien des points. Il fait un peu écho à mon désir d'interroger mes parents sur leur histoire. Et aussi à mon parcours : l'auteur met des mots sur des points que j'avais soulevé et dont j'avais eu l'intuition, maintenant je sais que j'avais raison.

Et je démarre dubitativement Un roman français, de Frédéric Beigbeder, ed Grasset. Un bouquin régional, d'un auteur que j'évite depuis des années à cause du tapage médiatique qui l'entoure. Cette fois je l'ai croisé à la médiathèque et j'ai voulu en avoir le coeur net, savoir ce qu'on lui trouve. Je n'en suis qu'à la page 56 mais j'ai déjà deux opinions : il est plutôt bien écrit, mais je trouve ses propos puants. J'irais peut-être au bout, mais ce n'est pas sûr. Il fait le pendant de Psychogénéalogie parce que Beigbeder raconte sa vie familiale au regard de ses ancêtres. Ce n'est pas une critique littéraire. Ce n'est que mon avis.

Etrange comme on peut changer d'idée sur des auteurs, ou au contraire à la lecture avoir confirmation de ce que l'on pensait.

Lu il y a quelques mois Impardonnables de Philippe Djian, que j'aimais beaucoup au départ de sa vie littéraire. Cette fois, après des années d'interruption dans la lecture de son oeuvre, je l'ai trouvé creux et mal écrit. J'ai persisté jusqu'à la moitié puis j'ai lu la fin en diagonale, très déçue.

Nos chemins se sont croisés, puis séparés.

Alors que certains auteurs sont dans mon coeur depuis leurs débuts et le restent. Essentiellement ceux qui ont un coeur pur.