Semaine 5 : VSD
Par Lyjazz le lundi 8 février 2010, 01:19 - 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau - Lien permanent
5 février
aujourd'hui vêtement
Gilet de laine à capuche vert anis. Bien chaud. Mais seulement un tee shirt manche courte en coton dessous. Et pantalon de toile légère, noir, au bas resserré. Ciel bleu, nuages gris et rose qui filent ce soir. Des bancs d'oiseaux au-dessus des arbres qui appellent déjà la sève.
Je parie que dans une semaine il y aura déjà des bourgeons.
Passons au bureau.
Solaire allume seul l'ordinateur. Installe son DVD de jeu. Me demande de venir. Comme je tarde il trouve comment ouvrir le poste de travail, clique avec le trackball sur l'icône du DVD et l'ouvre. A l'intérieur il clique plusieurs fois jusqu'à atteindre le jeu. Il m'a vue faire ces manipulations il y a au moins trois semaines. Mais il a un sens intuitif du fonctionnement du PC. C'est impressionnant.
Quand j'arrive je vois qu'il joue déjà. Un jeu de lettres : il doit réécrire le nom d'une ville (Valence), dont presque toutes les lettres sont tombées. Il ne sait pas lire, ne connait pas toutes les lettres, mais il a un sens du rythme entre les consonnes et les voyelles plutôt hallucinant. Je suis épatée !
Ce soir à l'atelier d'écriture, la bibliothécaire a lu mon texte, conquise. Elle dit comme Aigue Marine que je me dois d'écrire. Tandis que Marin Ledun, l'auteur qui nous aide, n'a émis aucune appréciation de mon texte, qui me semble loin de sa façon d'écrire. Tandis que les deux autres aspirants nouvellistes sont un peu sur leur quant à soi, l'un n'ayant pas lu et pas envie de lire mon texte, l'autre me donnant des idées. C'est ça qui est intéressant : ce débat d'idée, le fait de pouvoir raconter mon histoire et de me rendre compte que ça ne tient pas debout, que ça sonne creux si je continue de cette manière. Et puis d'écouter ce que ça évoque pour les autres, et piocher dans leurs idées ce qui va me servir. Ensuite, c'est reparti !
ooo
6 février
aujourd'hui celui ou celle qui dit « oui »
ça fait forcément irrésistiblement penser à une scène de mariage, cet intitulé.
Bon, j'ai déjà parlé de ma conception du mariage, en fait je pense que ça ne sert pas à grand-chose.
Cependant si je veux être honnête je dis que je n'ai jamais voulu me marier, mais que je l'ai fait pour avoir des enfants. C'est un peu bizarre mais ils ne sont arrivés qu'après.... comme si nos corps et nos esprits n'avaient pas su fabriquer des bébés avant qu'on ait ce fichu papier.
Ou alors
Oui on veut aller écouter le concert qui a lieu à la bibliothèque, mais on veut aussi jouer avec le copain qui est là aussi, courir, sauter, bouger.... Et voilà qu'un moment qui aurait pu être sympa devient une heure d'observation rapprochée avec force « chut ! ». Pour finir nous sommes sortis. Et j'étais en colère contre eux.
ooo
7 février
aujourd'hui c'est presque
terminé.
Ma nouvelle noire.
J'ai réussi à l'écrire. A trouver une chute.
Il m'a suffit de me débloquer vendredi, pour pouvoir terminer mon texte.
Me reste à trouver un titre, un pseudo, à aller au service de l'Etat Civil de la mairie pour observer les lieux et pouvoir les décrire (il y a eu des travaux depuis ma dernière visite là-bas) parce que j'en ai besoin pour ma fin.
Et voilà !