Semaine 45 : lundi et mardi
Par Lyjazz le mercredi 4 novembre 2009, 01:11 - 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau - Lien permanent
2 novembre
aujourd'hui pourquoi c'est compliqué
de vivre avec des enfants ? Parce qu'ils changent d'avis, d'idée, que leurs sentiments évoluent sans cesse, alors qu'on aimerait caler une journée de manière claire et définitive. Parce qu'il faut être à la fois l'adulte et l'enfant que l'on a été, que cela réactive sans arrêt nos blessures. Parce qu'il faut penser à leur hauteur mais en même temps réfléchir au repas, au ménage et aux courses, aux lessives, à gagner de l'argent ou ne pas trop en dépenser.
C'est compliqué de trouver l'équilibre entre mes envies de réalisations personnelles et ce que je veux proposer à mes enfants. Dans la même journée, penser, sérier, classer les réalisations, commencer et s'arrêter pour être avec les enfants. Avoir des pensée suivies, une idée menée à son terme dans un temps court, sans interruption....
Mais clairement, mon choix de rester avec eux, pour respecter leur rythme au mieux, me connecter à eux et les comprendre vraiment, est le bon, pour moi et pour eux, maintenant.
ooo
3 novembre
aujourd'hui en bois
La maison de mes rêves... mais justement ce n'est qu'un rêve.
Je me contente de bois pour mes meubles. Bois brut de préférence, que je peux huiler, lasurer ou peindre avec des produits sains. Comme mon plan de travail à la cuisine, que je dois justement rehuiler.
Dans l'immédiat j'aimerais bien avoir un plancher en bois sur mon sol.
Commentaires
Oui, bosser c'est souvent plus simple
(et ma tranquilité, il faut bien l'avouer)
Cela dit, personnellement, je veux bien être à leur écoute et les comprendre, mais je refuse de les suivre au gré des changement de leurs humeurs. Elles ont aussi besoin d'apprendre qu'il faut parfois suivre les autres. Je suis pour le principe de réalité
Mais bah, on est toutes des mères différentes et c'est pas pour ça que nos enfants ont moins d'amour et c'est bien ça qui compte en définitive.
J'ai trouvé les dernières photos de tes garçons bien belles (je laisse pas toujours de messages mais je regarde) et j'ai retrouvé quelque chose de ton autoportrait dans le regard de ton aîné.
Et je voulais te poser une question qui n'est, je te l'assure, que de la curiosité et absolument pas une critique. Pourquoi laisse-tu les cheveux long à ton second ? Si tu as une raison bien sûr. J'ai toujours de la misère avec les cheveux de mes filles. J'aime bien aussi quand elles les ont courts. Léone refuse toute idée de cheveux court. Garance aimerait bien, mais pour la danse classique, elle subit (c'est le mot) les cheveux longs. Quant a Lou, depuis qu'on l'a prise pour un garçon, elle refuse de les couper à nouveau alors que ça lui va si bien. Moi, l'idée, fille = cheveux longs, garçons = cheveux courts me hérisse. Alors que ça semble tellement évident pour les autres. Alors comme pour toi, il semble en aller de façon différente, j'aimerais bien que tu me racontes pourquoi. Et comment lui le vis. Voilu.
Ah, oui, la vie avec des enfants... les miens sont petits. Disons que quand je décide un truc pour la journée, on le fait (à moins de contr'ordre bien sûr) sinon ils ont le droit d'avoir envie d'un truc et de changer d'idée.
Et ça leur permet de tester le fait que, s'ils mettent trop de temps à se préparer parce qu'ils veulent faire un truc au dernier moment, ils auront moins de temps à passer à l'endroit où on va.
Bref : ça rentre doucement.
Et ils vont aussi vivre au centre aéré des aventures en collectivité.
Pas forcément plus facile de travailler je crois. Mais dans ton cas, je crois que c'est ce qui te va le mieux. Si tant est qu'on puisse avoir (ou se donner) le choix.
Pour les cheveux de Solaire : c'est simple, il refuse que je les coupe. J'ai réussi à lui couper 2 ou 3 fois la frange, une fois la longueur, et maintenant il refuse. Il dit très souvent "Non, MOI, garçon !" à tous ces gens qui le prennent pour une fille.
Je laisse faire. Je lui fais confiance, il est sûr de lui et a qqch à tester je pense....
Pour Lumineux, oui, on a les mêmes yeux, tu as bien vu, sinon il ressemble à son père.
Tu as raison de lui faire confiance. Et de le laisser avec les cheveux longs si ça lui convient à lui.
Pour le boulot, oui, c'est ce qui me convient à moi. JE n'aurais jamais pu être à la maison. Sans doute en réaction de ma mère. Qui a arrêté de travailler epndant vingt ans pour nous et qui s'est retrouvé jetée par mon père. Je me suis toujours dit que je ne devais compter que sur moi même pour ça. Et en plus, j'adore mon métier qui me le rends bien. Et quand je passe trop de temps juste avec les filles, je suis épuisée. Ça me demande bien plus d'énergie que le boulot en fait
Ce n'est pas le même genre d'énergie qu'on met à travailler et qu'on met à vivre de façon choisie à la maison. Et dans le cas d'un métier que tu aimes, dans un environnement que tu aimes, c'est vrai que l'on peut être heureux.
Pour les enfants, je crois qu'ils sont peu à aimer vraiment l'école, sauf s'ils choisissent d'y aller. Mais quand ils sont petits est-ce un choix ?
Je ne dis pas non plus que mon choix de vie ne va pas sans doutes ni moments de blues : c'est comme tout le monde, quoi !
Compliqué de vivre avec les enfants: bien vu, dense et expressif. J'apprécie tes billets actuels, mélange de vie concrète et de réflexions plus générales, disons de la théorie infusée dans la vie.
Cela me fait penser à cette phrase que j'aime beaucoup: en théorie, la théorie et la pratique sont pareils; en pratique, non !
Merci,
J'aime aussi ta maxime Marianne : elle ressemble à ta pensée !
Merci de ce retour sur mes billets. Je me sens de plus en plus à l'aise dans ce format, avec cette contrainte renouvelée tous les jours.