Semaine 45 : VSD
Par Lyjazz le lundi 9 novembre 2009, 00:59 - 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau - Lien permanent
6 novembre
aujourd'hui une fleur
la rose qui est mon second prénom. Que je préfère non pas mièvre et pâle mais rouge et ardente (le sang espagnol, Carmen, tout ça...), ou alors jaune, ou encore blanche. Trouvé des roses blanches très odorantes dans le jardin de l'Hôtel du département, et les ai mises à macérer dans de la glycérine, je dois bientôt filtrer.
Mais plus de fleurs dans ce jardin le week end dernier. Nous y sommes repassés à vélo pour aller prendre le funiculaire.

Il y a des fleurs sur tout un rond point sur la nouvelle rocade qui mène à la Médiathèque de Lons (celle qui ressemble à une soucoupe volante). Et il y a, et il y aura des fleurs partout dans la ville tout l'hiver. Encore davantage au printemps. Pau est une ville fleurie, et arborée. J'aime ça !
ooo
7 novembre
aujourd'hui j'ai l'habitude de
faire de l'escalade le samedi matin. Enfin, une nouvelle habitude. Parce que d'ordinaire je ne suis pas une fille qui a des habitudes. Je grimpe dans un gymnase. Je fais partie d'un petit club très sympa. J'aime l'escalade, essayée il y a 15 ans en falaise et canyons. Et même avant : quand j'en faisais comme Mr Jourdain, sans le savoir, depuis mon enfance.
Lumineux grimpe au même endroit.

L'escalade permet de travailler sur le physique et le mental, comme beaucoup de sports. Il y a 15 ans je me préoccupais beaucoup de ce que pouvaient penser les autres de mes performances, attitudes. Je projetais beaucoup de mes peurs. J'avais envie, mais je devais me faire violence, me défier moi-même pour parvenir à faire confiance à mon corps.
J'aime avoir mon âge et être passée au-delà de tout ça. Je suis sûre de mon corps, même s'il n'est plus aussi souple et musclé qu'avant, je n'ai plus rien à prouver parce que j'habite mon corps et que mon esprit est serein.
Privilège de pouvoir devenir ce que je voulais être. Et non plus paraître.
ooo
8 novembre
aujourd'hui ça a l'air vieux mais
pas tant que ça en fait.
Fin octobre j'ai filtré des teintures. Je voulais juste montrer la photo.

J'avais aussi cueilli des roses blanches mises à macérer avec de la glycérine et de l'HA de rose. Je l'ai filtré hier et c'est vraiment un régal !
Dimanche dernier, en chemin pour le salon du livre qui avait lieu au Palais Beaumont, nous nous sommes arrêtés au camion du glacier. Moment de grâce gourmande sur le Boulevard des Pyrénées, devant les montagnes, en tee shirt. Mon petit prince dodu tout parfumé à la framboise à ma gauche me disait qu'il voulait aller dans une grotte. Les montagnes lui semblent loin. Magie du paysage qu'il faut gagner, qui se dérobe lorsqu'on s'en approche, toujours changeant.
Je ne saurais vivre dans un endroit plat.
Lors de mon premier séjour sur l'île de Ré je cherchais toujours quelque chose à voir, au loin. Il m'a fallu quelques jours pour me rendre compte que les montagnes dans mon horizon me manquaient.
Or donc nous avons goûté à ce moment magique, gagné il y a 7 jours, sur l'automne. Un moment de montagnes marrons, de feuillages verts. Plus de fleurs dans le jardin de l'Hôtel du Département. La nature en attente du froid.

Et, deux jours après, ce froid qui est arrivé, avec la pluie, les montagnes enneigées, vision surprise au détour d'une rue.
Depuis, nous sommes dans le déluge total : il pleut en averses sans discontinuer, le gave est marron, les petites rivières sont à fleur de berge. Le béarn est une région verte. On sait pourquoi.
Commentaires
J'aime bien Pau, j'y est été deux fois et j'en garde à chaque fois un très bon souvenir. J'y ai même passé le cap d'une année, un réveillon enfiécré qui a dur trois jours et s'est fini à Huesca.
J'y connaissais des jeunes comme moi à l'époque qui sont devenus des élus, des hommes graves et inpprochables. C'était des mecs bien, j'espère qu'ils le sont resté…
Je ne suis pas assez au fait de la politique pour savoir si les mecs bien le sont restés.
On peut rêver.
Mais je parle dans ce billet http://lyjazz.cheminsinstantanes.fr...
de certains hommes qui ont changé.
Si tu n'es pas venue à Pau depuis longtemps, la ville a bien changé. Mais elle a toujours fait de l'effet aux gens qui la découvrent : je pense à un congrès de secourisme, dont les membres nous parlaient de notre ville les yeux brillants, 4 ans après. Mais à ce moment-là Labarrère avait aussi fait son effet.