Semaine 4 : VSD
Par Lyjazz le lundi 1 février 2010, 00:21 - 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau - Lien permanent
29 janvier
aujourd'hui une princesse
Ben c'est moi !
Suis la seule fille de la maison !
Alors mes petits princes ne se privent pas : Solaire est encore amoureux de moi, Lumineux me trouve la maman/sorcière la plus méga chouette du monde....
Et moi ?
Je jubile !
ooo
30 janvier
aujourd'hui oublié de
changer l'ampoule de la hotte aspirante. J'ai changé une ampoule au-dessus de la table, réparé celles qui sont au-dessus du grille pain et de l'extracteur de jus.
Et ça m'a valu un câlin et le titre de Maman-Sorcière-Princesse-des-ampoules.
Juste avant, Solaire avait écopé du titre de Tectonique-des-plaques parce que les constructions en Lego ne survivent pas longtemps à sa présence.
Tandis que Lumineux a bien gagné son titre de Nez-bouché-qui-refuse-de-se moucher.
Humain étant le maladroit de service : il s'est empressé de faire tomber la louche dans la soupe pour nous le rappeler.
Chacun son truc !
ooo
31 janvier
aujourd'hui moment lumineux
Je prépare un gâteau pour mon anniversaire. C'est aujourd'hui. Et j'ai envie de faire un gâteau aux myrtilles et framboises. C'est d'autant plus long que l'ami J. et ma soeur me téléphonent pendant la préparation. Lentement je continue. Mes parents appellent aussi. Tous veulent savoir le cadeau que j'ai eu : un baudrier d'escalade.
Ma soeur me dit qu'elle va m'offrir aussi les cadeaux de Noël qu'elle avait oublié d'amener.... comme si la courge butternut et le pot de miel récoltés maison n'étaient rien ! En fait, le jour de Noël elle avait juste pensé aux cadeaux des enfants. Et c'est tant mieux !
Ensuite nous parlons de la double nationalité franco espagnole qu'elle a acquise l'été dernier. Je dois faire les papiers pour obtenir mon passeport espagnol moi aussi. C'est une possibilité donnée aux enfants de réfugiés espagnols. Je pense que c'est important de garder un lien avec nos racines, même si nos parents ne souhaitent pas se sentir espagnols de nouveau. Et puis pourquoi refuser un statut de plus? Ma soeur me disait fort justement que lorsqu'elle utilise en Espagne son nom d'épouse on la considère comme une touriste, que l'attention des gens du pays change quand on parle un peu la langue, et encore davantage quand on porte un nom espagnol. Et que cela peut être important dans un pays hispanisant : le regard que l'on porte sur nous change, semble important, on est mieux considéré. J'ai remarqué ce changement moi aussi, y compris lorsque je parle à des musiciens latino américains.
Commentaires
Ça a l'air pratique, ce baudrier d'escalade, pour changer les ampoules !
Je te souhaite un bon anniversaire et une très joyeuse nouvelle année (celle
qui vient de commencer pour toi hier, quoi !).
Sinon, je trouve que d'avoir la double nationalité est une bonne chose, surtout du point de vue affectif, de la récupération des origines. Et ça peut s'avérer pratique dans le futur, un jour, qui sait.
Comme mon appartement a un plafond règlementaire de 2, 5m, je n'ai besoin que de monter sur la table. Mais j'imagine bien changer des ampoules dans un endroit où cela nécessite l'équipement du grimpeur...
Et bien, comme tu le dis, la double nationalité peut s'avérer pratique un jour... Et si tu le dis c'est que tu es sans doute dans ce cas toi aussi ?
Et tout ça me donne envie de lire un roman de Javier Marias ou de Bernardo Atxaga (quand j'aurais le temps, et dans la traduction française).
En fait c'est le cas de ma fille, qui est double nationale (française de par sa mère et espagnole grâce à moi), et je trouve qu'elle a beaucoup de chance – pour les deux cultures, pour les deux appartenances culturelles et familiales et, bien sûr, pour les deux passeports !
Javier Marías j'aime beaucoup, quoiqu'il y ait longtemps que je n'ai pas lu un livre de lui ; quant à Bernardo Atxaga, on m'en a dit beaucoup de bien, mais je n'ai jamais eu l'occasion ou le temps ou la disposition ou je ne sais quoi de le lire...