Semaine 33 : mercredi et jeudi
Par Lyjazz le lundi 23 août 2010, 01:02 - 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau - Lien permanent
18 août
Aujourd’hui cinq mots essentiels
- Enfants : au centre aéré ce matin, puis dans l’après midi avec les cousines à Mourenx.
- Magasin du garage Peugeot pour acheter un lève glace (gauche) de Berlingo. C’est la dame qui est venue ce matin… dit le magasinier à son collègue. Je profite encore de l’effet de rareté : il y a peu de dames qui viennent acheter des pièces auto, qui savent lire un plan sur l’ordi et dire exactement ce dont elles ont besoin.
- Marché bio : j’y rencontre une copine et ses enfants. L’occasion de lui donner des trucs au sujet de la propension des petits gars à faire pipi debout en arrosant les wc, mais si on leur permet de viser dans un seau, c’est plus facile. Je mentionne que je dois vendre une poussette canne et une draisienne. Et elle est intéressée. Toujours ça de moins à trimballer pour le prochain vide grenier.
- Mécanicien : très facile pour lui de changer le lève glace. Nous aurions sûrement été plus longs dans nos manipulations.
- Pain : celui que j’ai fait ce matin a été mangé très rapidement par la tablée du soir. De même, mon gâteau n’a pas fait long feu. Après les gâteaux de l’anniversaire de Solaire, ma réputation de bonne pâtissière perdure. Je continue mes expériences de boulangère et je pense bientôt tenter les baguettes, avec la même méthode.
--ooo—
19 août
Aujourd’hui en gros
Gris, pluie, cuisine, téléphone, médiathèque, épicerie bio et discussion avec Bri.
Les garçons sont partis avec Humain pour une virée dans un magasin de jouets : ils voulaient savoir ce qu’ils pouvaient acheter avec leur argent de poche.
Pendant ce temps je suis allée ramener des documents dans une médiathèque à l’autre bout de la ville, parce qu’elle avait le dernier tome d’une série de bd qui leur a bien plu : Les enfants d’ailleurs.
Un de leurs copains l’avait emprunté fin juin et ils avaient donc vu ce tome 4, dont on leur avait lu le titre. Lumineux, dont la mémoire est impressionnante, se souvenait du titre et me l’a dit en sortant la bd du panier.
Sauf que les 2 bibliothécaires, en travaillant vite, ont oublié 2 DVD dans mes pochettes…
Commentaires
Aujourd'hui en gros... et après Marciac !
Presqque dix jours après... des voix et des sons...des couleurs et des paysages...des odeurs et le goût des produits venus d'ailleurs...des images de nouvelles personnes et des personnes revues après des années d'absence...se bousculent encore dans ma tête avec des lumières très spéciales...ces flashs ne laissent guère les actants de mon environnement actuel occuper une place première !!! Je les laisse donc m'envahir, me submerger avec des sentiments très nettes parfois, s'évaporer tout simplement aussi et même se désinstaller avec une évidence apparente souvent !!!
J'imagine que mon espace géographique et culturel actuel y est pour beaucoup : il est si différent et si eloigné de tout ce que je venais de vivre que l'énergie est naturellemnt déversée à la réalisation des choses et d'autres de la vie, celles présisément qui devenaient si poétiques sous ta plume; moi je les vivais comme des obligations à accomplir ...mais je les acceptes curieusement avec conviction, précisément, elles représentent le contrepoids/pieds/possibles...qui créent lmon équilibre et rendent ces partages encore meilleurs....
Tu resteras le Phare de cette aventure marciacaise...
Telle une tour pivotante, la famille, les amis et même les passants gravitent autour de toi avec plaisir évident !
J'aimais te retrouver ici et "voler" des moments à nous dans ce tourbillon de culture humaine et musicale...Je n'ai pas aimé mon départ précipité mais aussi désiré !!!Rien n'était banal auprès de toi...même nos silences et nos rencontres avec Le grand J, l'artise/peintre déluré, les martiniquais séducteurs, les amies toulousaines authentiques, et certains autres encore -capables de fuir du jour au lendemain parce qu'ils ont cassé une statuette-tout cela nourrissait notre désir d'ouvrir nos fenêtres intérieures...
Je n'aimais pas les adieux douloureux et les déchirements qui voilent mes yeux à ces instants....j''aime me souvenir de ces étreintes fugaces pour te dire à toi et à J. combien ma tendresse est grande pour vous deux !
J'écris ces mots en écoutant Olivier Temime sur son myspace music. Il restera à tout jamais l'îcône qui marquerait mes souvenirs plymorphes de la place marcicaise
Etrange comme l'alchimie particulière du lieu, du moment, des musiques, et aussi ce que nous en faisons ou ressentons, nous qui connaissons et habitons cet endroit depuis plus de 10 ans, fait que nous sommes dans l'intensité et l'ouverture permanentes.
Tu as bien su lire ma façon de fonctionner et d'être intensément moi-même à cet endroit, et pourtant différente ailleurs.
Je suis portée pendant ces 15 jours par l'énergie positive dégagée à la fois par les êtres et les arts.
Et je suis heureuse de lire que tu as su trouver un nouvel équilibre, différent de celui que tu as connu à Marciac.
J'ai craint un moment ne pas t'avoir donné assez de temps. C'est que j'aurais aimé qu'il s'étire davantage encore pour nous permettre encore d'autres échanges.
Et je rajoute que j'aime cette image que tu as de moi : phare ou tour pivotante.
C'est réellement ainsi que je me sens, nonobstant le fait que je me déplace en vélo, rapidement, et que je peux embrasser les distances d'un coup de pédale rapide.