Semaine 33 : VSD
Par Lyjazz le lundi 23 août 2010, 23:15 - 366 réels à prise rapide, de Raymond Queneau - Lien permanent
20 août
Aujourd’hui au téléphone
L’assistante du dentiste qui me laisse un message pour décaler l’heure de mon prochain RDV.
Sinon : journée sans téléphone, mais en compagnie de copines et copains pour discuter, échanger.
Les sujets : cosmétiques et savons, créations ; plantes ; musique ; peinture ; enfants ; déménagement, maison.
Nous étions dehors, les enfants dedans ou dehors. La lumière était belle. En chemin nous avions récupéré notre fromage de chèvre et j’ai roulé vers le pic du midi d’Ossau. Il y avait des chats, un chien, des poules, puis des limaces et escargots ce soir. Nous avons partagé ce que nous avions apporté sur la table commune et nous nous sommes régalés. Nous avons cueilli des calendula et des pommes. J’ai cuisiné dans mon camion.
Les enfants ont essayé la batterie, la guitare et les micros. Et j’ai pris des photos.
Ce soir j’écoute Ellery Eskelin, vu à Jazz à Luz il y a plus de 10 ans et dont j’avais gardé un très bon souvenir. J’ai retrouvé le cd chez les copains et je l’ai emprunté.
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21 août
Aujourd’hui on conserve
Du boudin, dans le congélateur… Si si, ma mère nous en ramène d’Ariège, et on peine à manger toute cette viande, que nous consommons à raison d’environ 5 cm par personne une fois par mois grand max. Donc notre congélo déborde de choses noires : boudins et myrtilles. Vous vous en moquez ? Vous avez raison, ça n’a aucun intérêt. Je clos le chapitre conserve.
Au rayon jardin j’ai traité (contre les cochenilles) et rempoté mon cycas pour le donner à E. qui m’a offert des plantes : une fougère, des buis, un stefanis (je n’arrive pas à savoir ce que c’est vraiment et comment l’entretenir), que j’ai installés ce matin sur le balcon, pour le plus grand plaisir de ma chatte…. Le cycas ne fait rien ici, il peine à sortir 4 feuilles par an et en perd généralement 4 autres. Dans sa nouvelle maison elle va bien le conserver….
Par contre je connais Louis Espinassous, qui conserve dans sa mémoire des tas de contes régionaux. Il était aujourd’hui à Estivh’oc pour nous régaler de ces histoires. Enfants comme adultes étaient sous le charme. J’ai pu ensuite parler avec lui de cette histoire du (oui, un homme) fée qui nait vieux et devient jeune ensuite. Ça m’a rappelé l’histoire du Château ambulant d’Hayao Miyazaki,

dans laquelle Sophie, la jeune modiste, devient vieille puis rajeuni quand elle devient amoureuse. Je m’interroge sur cette idée de rajeunissement : est-ce tiré de l’imaginaire japonais ou est-ce universel ? Louis ne connaissait que 2 histoires à ce sujet.
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22 août
Aujourd’hui j’évite
L’autoroute mais je vais quand même sur la plage : celle du lac de Baudreix, pour aller me baigner.
Ce matin gris et frais, mais le soleil se lève vers 13h et il fait vite chaud.
La route est courte. Je mentionne le panneau qui indique Nay. Lumineux, curieux, est intrigué par ce nom en seulement 3 lettres. Je mentionne d’autres mots de 3 lettres, voire de 2 seulement. Dans le rétroviseur je le vois partiellement et il semble fermé à mes explications. Je me tais. C’est là qu’il lâche : « je me bouche les oreilles ». C’est donc bien ce que j’avais senti. Mes explications ne l’intéressaient pas. Ce n’était vraiment pas le moment de faire l’enseignant, il ne souhaitait pas ce genre d’explications. A retenir. Et ce soir, en surfant, je vois cette vidéo de Jean-Pierre Lepri, qui renforce mon idée :
Il y a aussi l’Education Authentique :
et la revue Silence
dont le n°378 s’intitule « Apprendre sans école » et dont le prochain n° parlera de l’éducation lente.
Au lac, les garçons creusent et jouent dans l’eau, on va faire des descentes de toboggan et on se régale.
Je lis un peu en paraissant à l’ombre des arbres. Et on finit la journée par un pique nique devant le camion puis une partie de ballon en mousse sur le parking. Un chien vient nous piquer le ballon, on le suit jusqu’aux pelouses et il veut jouer et nous croque de beaux morceaux de mousse. C’est grâce à l’intervention d’un jeune garçon que nous le récupérons, et nous jouons au foot sur le terrain clos avec lui jusqu’à la nuit.
Encore une fois (même topo il y a 2 jours) Lumineux nous saoûle littéralement au retour, incapable de se taire ou d’arrêter de crier, de respecter la fatigue de son frère. Suis obligée de me fâcher pour qu’il cesse. Serait-il sensible à la lune ?