22 janvier

aujourd'hui la force

Soit avec vous !

Bien évidemment, après cette immersion dans le monde de Star Wars !

Force de vie que je ressens très fort. Depuis toujours. Pour moi. Et que je sens dans mes enfants, bien entendu.

Et force physique que je travaille.

Force morale.

Force intellectuelle.

Bon, j'essaie....

Force (ou pouvoir) du moment présent que je ressens de plus en plus.

ooo

23 janvier

aujourd'hui mélange

de puissance, de réflexion, de technique, de force physique, de connaissance de soi, de confiance en l'autre, de prise de risque. Où ça ? Dans la pratique de l'escalade.

Ce sont mes heures de liberté, mes moments à moi, pour m'améliorer, rencontrer d'autres personnes, dans le mouvement, le respect.

Mélange de personnes dans une seule. Je suis celle qui va à l'atelier d'écriture le vendredi soir. Celle qui est maman à plein temps. Celle qui grimpe. Celle qui a, derrière son objectif, une plume, comme m'a dit joliment mon amie Aigue Marine. Celle qui fut formatrice en secourisme, professeur d'Histoire et Géographie. Celle qui a marché dans la montagne, la militante en allaitement, en contraception, en respect des femmes, en produits bio, en cosmétiques et jouets sans toxiques. Je suis celle qui parle à des écrivains, ou à des médecins, ou à des ouvriers, des paysans, qui se rend compte qu'elle n'est pas du tout impressionnée (ce sont des humains, comme moi). Et tout cela m'emplit, est présent sur mon chemin.

Je peux le regarder, l'embrasser de là où je suis. Cela m'accompagne.

Je SUIS ce mélange. Je vois combien mes actions passées, mes expériences, m'ont façonnées. Je comprends ce que ces choix ont fabriqué.

Cela me plait. Je veux continuer d'avancer !

ooo

24 janvier

aujourd'hui c'est long

de devenir conscient. D'apprendre à vivre dans le présent. De pouvoir parler à ses parents et les convaincre qu'ils ont tort d'avoir peur. Mais plus je suis moi, sans concession, sans penser à ce que je pourrais être ou faire d'autre, et plus je suis assurée et crédible.

J'ai vu ma mère aujourd'hui m'agresser en parole, parce qu'elle avait peur pour mes fils. J'ai pris mon élan, agis comme elle en finissant de lire mon article de journal. Puis j'ai levé les yeux, je l'ai regardé en face, et j'ai répondu point par point à ses inquiétudes parfois non formulées, avec des arguments travaillés et réfléchis. Ça se voyait, ça se sentait. Je l'ai vue réfléchir, fléchir, replier les bras, s'adoucir, je l'ai entendu dire que oui, c'était vrai. J'ai bien senti qu'elle était tranquillisée d'entendre que je connaissais si bien mon enfant, que je savais comment il apprenait et comprenait, que ses relations avec les autres étaient pertinentes et confiantes, et qu'il n'avait pas besoin de cotoyer d'autres enfants toute la journée et tous les jours. Elle m'a même dit que nous-mêmes, à l'école (mon frère et ma soeur étaient inclus dans la réflexion) nous nous étions ennuyés, souvent, et n'avions pas été si bien que ça...

Parlant de mon frère... il est responsable à MSF d'Haïti (entre autres pays).

Les dons pour Haïti sont clos, ce n'est plus la peine de se dédouaner de notre impuissance en offrant notre argent pour ce pays. Parce que d'autres ont besoin d'argent, tout le temps. Il faut maintenant, tout en laissant les personnels spécialisés oeuvrer sur place, donner de notre argent au fond d'urgence. Cela servira à aider d'autres pays qui en ont besoin. Sachant que 80% de nos dons vont à la population sur le terrain, et 20% revient aux salaires et au fonctionnement de l'ONG.

C'est long et difficile de se dire que ce pays lointain est meurtri, qu'on y meurt toujours, qu'on ne peut rien faire d'ici. Long et douloureux d'entendre encore les médias parler d'Haïti et plus du tout d'autres pays qui sont eux aussi dans des situations difficiles, en proie à des guerres, des famines, des épidémies. Comme si tout s'arrêtait ailleurs parce qu'un tremblement de terre a beaucoup tué en un point du globe. Lire à ce sujet l'excellent billet d'Akynou.

C'est cet aller-retour constant entre le sensationnel, l'extra ordinaire, l'urgent, ce qui vient de se passer, le spectaculaire, et ce qui est endémique, récurrent, moins visible, qui est difficile à faire pour les journalistes. Et par conséquent pour les populations, informées de ce que les journalistes pensent que leurs lecteurs/auditeurs veulent lire/entendre/voir. Voir également le billet d'Akynou au sujet du métier de journaliste.