14 juillet

Aujourd’hui un défilé de

Camions de pompiers dans la rue, que je n’ai pas vu, mais mon Lumineux m’a raconté : ils revenaient du défilé et passaient devant chez nous. Alors voilà, on n’est pas là pour se faire engueuler, on est là pour voir le défilé….

Enfin, bon, on peut s’abstenir aussi.

Dans quelques jours ce sera le Tour de France qu’on verra défiler dans la rue. Bien plus rigolo quand on est dans la caravane à mon avis que quand on la regarde. C’est du vécu. En 1995 j’’étais secouriste, en poste avec un VSAB au col de Marie-Blanque. Cette année-là un jeune coureur italien s’était tué la veille en chutant (sa tête avait tapé contre un plot de béton, il n’a pas pu être ranimé). Le passage à Marie-Blanque était le lendemain de cette tragédie et les coureurs ont décidé de faire une étape blanche : tous à la même vitesse, pour signifier leur peine. J’ai donc pu voir très distinctement les coureurs passer. Aucun blessé à signaler. On a plié et on est redescendu, au milieu de la caravane publicitaire, en saluant le public. Très rigolo. On pensait que l’équipe qui était à l’arrivée, à Pau, aurait besoin d’aide. Effectivement : comme les coureurs avaient beaucoup de retard, et qu’il faisait très chaud, il y a eu beaucoup de malaises, de déshydratations, d’insolation. Dans la foule qu’il fallait fendre pour parvenir à la personne qui nous avait été signalée : pas facile. Mais intéressant d’être utiles.

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15 juillet

Aujourd’hui option a ou option b

Ah, oui, ça nous est arrivé aujourd’hui !

Solaire avait une sortie Accrobranches avec le centre aéré. Je l’ai accompagné : j’avais envie de tester. Sur les 3 animatrices, une a le vertige, même d’en bas, l’autre n’a même pas envisagé de grimper, la 3ème avait une contre indication médicale mais avait encore davantage envie d’essayer. 17 enfants dont la plupart ont envie et n’ont pas peur, certains qu’il faut rassurer, d’autres qui pleurent ou ne veulent pas essayer. Mon garçon a eu peur dès le premier arbre : le début du circuit était une tyrolienne. Il a essayé 2 fois et a eu trop peur pour se lancer. Bon : en mars dernier il a fait une tyrolienne, aujourd’hui ça ne va pas. Il recommencera quand il le décidera.

Moi j’ai suivi les enfants et je me suis bien amusée. Juste frustrée de ne pas pouvoir faire les autres parcours, pour adultes et grands, avec de longues tyroliennes.

Pique nique. Moment calme. Animatrices pas très réactives et qui n’avaient rien prévu pour l’après midi. Je me renseigne, et je leur dit qu’on peut aller faire une balade sur le sentier botanique, que les responsables Accrobranches me décrivent comme une promenade de 20 mn qui forme une boucle, avec un retour plus difficile parce qu’il monte. Je laisse les animatrices préparer le départ des enfants et je vais voir le départ du sentier. Voilà une jeune fille et une femme mûre pas du tout sportives, qui partent avec la trousse à pharmacie mais pas d’eau, en tongs. Elles ont peur de se perdre alors que le chemin est unique, elles se demandent si on ne s’est pas trompé. Je vais à l’avant pour aller voir et les rassurer, je reviens leur dire que la boucle tourne juste plus loin. Les enfants courent, ont envie de bouger, elles ont peur qu’ils se perdent, crient pour qu’ils restent près d’elles. Les enfants ont soif et je suis seule à avoir une gourde pour mon garçon, on partage. Je tente de les rassurer sur le parcours, qui est évident, quand on a juste un peu le sens de l’orientation. Elles sont rassurées quand elles voient de nouveau les grandes tyroliennes des parcours adultes. A l’arrivée c’est l’heure du goûter : l’une s’assied et goûte avec les enfants pendant que je porte le matériel avec l’autre jusqu’au bus qui nous attend. La troisième qui a grimpé ce matin s’est blessée au moment du pique nique et n’est pas venue en forêt avec nous. C’était la plus chouette…

Au final, j’ai pris la décision d’amener les enfants faire une promenade, j’ai rassuré les animatrices sur le chemin, et discuté avec les enfants, j’en avais toujours 2 accrochés à mes mains. J’ai eu l’impression de refaire le boulot d’une animatrice. Ce que je n’ai pas manqué de dire à la directrice du centre en rentrant.

Et puis le retour en bus, avec climatisation, a achevé de faire de mon rhume une bonne angine. Ce soir je suis presque aphone et je ne respire que la bouche ouverte. Et puis j’ai la tête comme une calebasse : vive la collectivité ! Les cris d’enfants sont normaux, surtout dehors, mais ceux des animatrices qui ont peur de tout m’ont horripilés. J’ai souvent fait en sorte de quitter le groupe pour ne pas faire une réflexion qui aurait été désobligeante.

Pendant l’été, ne pas insister si mon garçon ne veut pas aller faire une sortie sportive avec le centre aéré….