L'emplacement
Par Lyjazz le samedi 11 juillet 2009, 00:58 - Loisirs - Lien permanent
Nous sommes de vieux campeurs, habitués à dormir sous les étoiles, à peine abrités par notre toile, partis un été avec un opinel et vingt pinces à linges, un réchaud minimaliste et deux récipients, trouvant le soir un endroit pour passer la nuit, expérimentant des campings divers et variés... regardant sur la carte le lieu prochain de nos explorations.
Devenus parents. Deux ans de tente familiale, mais toujours repris par le virus de l'itinérance et embarrassés par l'ampleur de cette tente et du temps nécessaire au rangement.
Je revends.
On passe au petit camping car, tout à fait dans notre façon d'être. Le confort moderne grâce à l'électricité et au frigo, au gaz intégré. La facilité de l'installation et des départs puisque vite rangé.
Et tout le monde est en route, sur la route.
Humain me laisse le soin de trouver l'endroit où nous nous installerons. Le soin et la responsabilité de croiser les paramètres de chacun... Chercher un emplacement dans un camping, parmi toutes les propositions.....
Assez près des sanitaires, mais pas trop.
Un point d'eau est bienvenu.

Electricité à tous les paliers du camping en terrasses.
Mais surtout :
assez plat
calme et sans trop de vis à vis
des arbres pour l'ombre et pour le hamac, le fil à linge
des buissons pour la chatte, qu'elle puisse se cacher
Réfléchir comme un chat : pas trop de vent non plus lorsqu'on est près de la mer
Ainsi : vivre dehors, dans le vent, la poussière, sous le soleil et cherchant l'ombre, sous la pluie et l'orage parfois, dans la lumière et la nuit, partageant notre territoire avec les fourmis, cigales et autres insectes très divers.
Et marcher, nager, grimper.

Le contraire de la ville, du confort intérieur de l'appartement. Très différent de faire 100 m pour aller aux toilettes au lieu de 5.
Mais c'est la vraie vie, non ?
Je me souviens d'un mois de juillet passé sous la tente. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dormir dans mon appartement. Sensation d'être dans un cube, de sentir le plafond comme écrasant potentiellement, enfermant, même si je laissais la porte fenêtre entièrement ouverte.
Cette fois je dors dans le camion mais je le laisse ouvert : la chatte n'a pas besoin de me réveiller pour sortir chasser, mes petits peuvent m'appeler et je suis de suite dans la tente pour les voir.

Ou bien je dors dans le hamac, savourant l'air extérieur, les éléments, le bercement, le soutien de mon dos en douceur. C'est la seule nuit où je n'aurais pas mal au dos en me levant.

Je fais corps avec le vent, les arbres sont mes amis, les insectes sont à leur place et je suis redevenue animale : un mammifère dans son élément.
Je m'ancre dans le réel et la terre, et je me sens bien !
Commentaires
C'est avec délice que je découvre tes images...me portant obligatoirement dans le passé...les vacances camping comme je les aimais aussi...
D'ailleurs les "dernières" se sont effectuées dans le même camion que le votre...Un véhicule prêté gracieusement par ma soeur...Grenoble le Mont St Michel...avec une halte dans le nord...
Nous sommes partis comme deux enfants...nous sommes revenus je ne sais comment...Adultes certainement...Cette periode de Juillet 2006 restera pour moi les pires vacances...
Dans un coin de mon PC doit exister quelques images...peut-être que je les mettrais sur mon blog...
Je savoure malgré tout tes images...la douceur de tes mots...et toute cette joie qu'il se dégage...De la simplicité...le juste ce qu'il faut...pour le temps des vacances...se couper des habitudes et du modernisme de tout les jours...
J'espère que vos peaux ont respiré le grand air...que les enfants ont emmagasiné des images merveilleuses...et que vous deux avez profité de ce moment rien qu'a vous...
Bises d'ici...
Oh, oui on a profité ! Tous !
On a commencé par un coup de gueule pour remettre les pendules à l'heure, et ensuite ça ne pouvait que s'améliorer !
Je crois que je suis faite pour vivre dehors dans un endroit où il fait chaud.
Et le nomadisme du camion me va très bien, sa simplicité aussi.
Tes montagnes sont chouettes aussi...
J'ai oublié de dire tout de même que vendredi soir l'ainé de mes deux Princes est parti avec ses potes sur la côte...Route Napoléon pour un peu plus de calme et...cerise sur le gâteau...encore une fois avec le même véhicule...Y'a pas a dire...quant on a gouté aux joies du "nomadisme"...cela laisse des traces...
Bises.
En effet : je connais pas mal d'enfants qui ont vécu des vacances nomades et qui ont pris le virus. Bientôt tour d'Europe, promenades ailleurs dans le monde. Quand on y a goûté on y revient... et ça donne une ouverture d'esprit.
La route Napoléon : très beaux paysages !
Il y a 2 ans nous en avons fait un morceau (avec la tente et un hébergement ami à Barcelonnette) entre Gap et Digne, sans même savoir qu'elle se nommait ainsi.
On reviendra sans doute !
Décidément, on se voisine..; je découvre à 44 ans que j'aime dormir dehors, il était temps! ;0)
Le hamac j'hésite, justement j'ai peur pour le dos et j'aime dormir enroulé sur le côté..
Là dans l'instant? j'ai envie d'aller dormir à la belle étoile dans la vallée aux marmottes au dessus du lac du Tech, tu connais?
bz!
Chouette découverte de sentir qu'on aime dormir dehors !
J'aime bien l'orage sous la tente, voir les étoiles filantes avant de m'endormir....
Et pour le hamac c'est vraiment très bien pour le dos. Je n'ai pas l'impression d'avoir dormi sur le côté...
Mais vois sur ce lien pour un hamac mexicain http://www.hamacasutra.net/
C'est mon fournisseur, il vient à Avignon et à Marciac et explique très bien les avantages de son hamac.
J'aime bien les campings. Mais uniquement hors saison, quand il n'y a personne. Une fois, nous avions trouvé à nous installer au camping de Chirac (en Lozère), celui de Sainte-Lucie n'acceptant pas les chiens. Nos deux tentes étaient les seules : pas de queue aux sanitaires, le silence de la nuit. Pas de voisins bruyants. Pas de gardien non plus. Nous y sommes restées trois jours sans voir âme qui vive. Y compris le jour de notre départ. Nous n'avons même pas pu régler le prix de notre séjour...
J'aime dormir dehors. Et dès que le printemps arrive, je dors la fenêtre ouverte (sauf ce soir, bal du 14 juillet oblige...)
Justement, celui-là est grand et tranquille fin juin, sans aucune animation tapageuse le soir, avec juste une minuscule épicerie et un restau.
On recherche maintenant ce genre d'endroit parce que les enfants veulent voir d'autres enfants. Avant on allait plutôt dans les campings à la ferme ou les aires naturelles.
Et on en connait certains dans lesquels on peut partir sans payer, parce que l'employé de mairie ne passe qu'une fois par jour pour comptabiliser les nouveaux arrivants.
Tout ça se fait souvent par bouche à oreille. On se refile les bonnes adresses entre campeurs...
un coucou rapide... pour te guider vers mon nouveau chez moi !