Journal de bord 5/08
Par Lyjazz le mercredi 19 août 2009, 01:01 - JIM 32ème - Lien permanent
Presque la routine. Quand on commence à se dire que le rythme de vie est plus fluide, que je peux ménager du temps pour la lessive à la main et remonter le siège enfant sur mon VTT (Solaire a grossi et il touche la roue).
Chaleur lourde et écrasante.
Humain va à la piscine avec les enfants pendant que je retourne à la salle de presse pour me connecter, charger mes photos, écrire un peu. Les garçons ont vite froid dans l'eau et trop chaud dehors. Alors ils préfèrent aller à l'ombre, sous les arbres, avec les animateurs du Coin des gamins.
Je les rejoins.
Il fait vraiment très chaud.
Je prends une douche avant de filer sur mon vélo pour être à 21h sous le chapiteau.
En chemin je rencontre un copain et nous parlons de jazz, années 70, Stanley Clarke, Charles Lloyd... mais vite, je dois aller dans la fosse recommencer à transpirer. Nous avons le droit de photographier pendant les deux premiers morceaux seulement. Ensuite, nous n'avons plus envie d'écouter la musique puisque nous devons quitter les lieux. Ce soir, j'apprécie moins. Je trouve plus intéressant de parler, de dérouler une conversation intime et profonde, que me plonger dans la musique de Jacky Terrasson. C'est bon pourtant, mais je n'entre pas entièrement dedans. Peut-être un effet de saturation déjà, après 5 jours passés dans la musique au moins 5h/24.
Parfois on semble un peu blasé aussi, après avoir vu tant d'artistes.
Trouver le second souffle !
Et puis, en sortant prendre l'air, on voit les nuages noirs monter vers nous. Météo France promet un orage pour minuit.
Vent en rafales, rafraichissement de l'air, et enfin la pluie, juste au début du concert d'Ahmad Jamal.
Je n'ai pas pris ma veste de pluie. Bon, je suis prête à aller chercher un sac poubelle si besoin.
Je me laisse emporter par la musique et le bonheur d'être là d'Ahmad Jamal. Je l'ai déjà vu plusieurs fois mais ce soir il rayonne, sourit, salue, s'arrête en chemin vers le piano pour regarder le public. Et puis il nous régale et fait même deux rappels.

Pendant ce temps l'orage qu'on a entendu gronder, bien à l'abri dans la musique, s'est éloigné. Je peux rentrer sans me mouiller, l'air n'est qu'à peine rafraichi.
Au camion, ma chatte sort profiter de la fraicheur.
Au matin elle nous ramènera une musaraigne.