Journal de bord 3/08
Par Lyjazz le vendredi 7 août 2009, 17:57 - JIM - Lien permanent
Averse ce matin. Mais je dors.
Et peu à peu le soleil chauffe.
Petit déj tardif : horaire de festivalier.
Le camping est toujours aussi agréable. Ici logent beaucoup d'exposants et de restaurateurs. Des africains, des indiens, des maghrébins, des chinois et des japonais. Ambiance cosmopolite.
J'amène mon petit aux sanitaires pour lui nettoyer le visage alors qu'un homme se lave les mains, le visage, les pieds en psalmodiant. Solaire l'imite. L'homme rit entre deux phrases et dit qu'il fait les ablutions comme lui.
Seuls les festivaliers et les bénévoles écoutent du jazz, parlent des concerts. Tout le monde se croise aux sanitaires vers 2h, les yeux allumés et le fond des oreilles bruissant.
On va sur la place en vélo. On dirait que chacun est simplement heureux d'être là, de vivre, et le dit.
Ciel bleu, soleil, vie au grand air et belle musique....
Le festival a bien commencé : le moment magique d'hier augure bien de ce cru, 32ème du nom.
Chaque année, je ne sais comment, l'alchimie reprend, même si la recette devient de plus en plus complexe et difficile à organiser.
Pourquoi ici les artistes, les exposants, les bénévoles, les journalistes, les festivaliers reviennent-ils ? Et reviennent en se disant que ce sera bien ? Avec la joie au coeur ?
Traverser les rues en vélo et dire bonjour, bonsoir ou bonne nuit. Dire pardon. Renseigner celui qui cherche. Echanger des bons plans et des bons mots en dégustant du vin ou de l'eau. Etre ouvert à la musique. La laisser pénétrer partout en nous et dire nos émotions. Dans la rue des jardins, à l'Ane Bleu, un concert va commencer, le batteur s'échauffe. Plus loin je passe devant les arênes et c'est la musique des bandas qui rythme la course de taureaux. Pas le même public. Mais la fête aussi.
Et partout des expos de peinture, sculptures, des émotions artistiques.
Omara Portuondo, vieille dame espiègle, en forme et heureuse de chanter avec les complices d'antan, et des jeunes aussi.
Buena Vista avec des nouveaux prometteurs. Ça sonne toujours bien, et avec Omara qui revient, les laisse sortir de scène mais va les chercher, revient nous dire qu'elle est « feliz », puis sort de scène et des coulisses en chantant et dansant pour monter dans le bus.
Et pour finir, Fuji, le journaliste japonais qui nous apprend « mata ashita » qui signifie « à demain ».
Commentaires
Petite pensée à toi...hier un reportage etait offert à la télé...on découvrait le camping...et l'ambiance familiale du site...
Bises à toi...
C'est rigolo : beaucoup de mes connaissances, entendant parler de Marciac, pensent de suite à moi !
Une association qui me plait !
Quant au camping : je ne loge pas à celui dont on parle à la télé, mais dans un autre, plus intime et peu connu parce que pas répertorié.