J'aime les hommes
Par Lyjazz le dimanche 20 septembre 2009, 17:50 - Jeux - Lien permanent
Rencontre de fin d'été avec Yusuf le maçon, ou avec Claude le contrôleur ?
C'était par une nuit d'hiver mais sans voyageur. Je rêvais de cette fin d'été, quand j'ai rencontré Yusuf. Un homme vagabond, en écho à mon humeur vagabonde, arrivé dans ma ville après des séjours dans des villes de toute la France, au gré du travail ou de je ne sais quel appel. Un peu triste. Désireux de faire des connaissances. Ouvert et curieux, observateur.
Il m'a vu qui tenais mon appareil photo et m'a demandé de le prendre devant une 2cv. Pourquoi pas ai-je répondu avec le sourire. Il me suffit d'une adresse mail et je vous l'envoie.
J'étais libre et entièrement moi. Il était avec un collègue qui m'a donné son mail.
En échange on s'est revu le lendemain au même endroit, dans la foule de tous âges, et il m'a payé à boire comme convenu.
Ou alors c'était un début d'automne dans le train qui allait à Metz, et Claude au sourire coquin, aux lèvres minces, au regard doux, à la vive repartie; l'homme qui étudiait la littérature en secret, s'est mis à m'observer.
Nous avons plus tard partagé le même fauteuil de bus, évité le tramway en allant à l'Arsenal, et dégusté des fruits de mer dans le même restaurant. Aussi nous étions un peu embrumés par le vin blanc, nos yeux brillaient et mes défenses n'étaient plus étanches.
Je veux dire que dans les deux cas je ne faisais plus attention à la façade de ma vie, l'ombre du vent ne m'atteignait plus, et ce que voyait cet homme était changeant et miroitant.
J'étais moi, entièrement, prenant place dans le regard, parlant franchement de mes émotions et sensations.
Et chacun croyait voir celle dont il rêvait.
Sans se rendre compte que je pouvais aussi être terrible et colérique et que tout cela était mon caractère.
Etait-ce Yusuf, était-ce Claude ?
Il m'attendait juste derrière la vitre en regardant les passantes. Il m'a dit plus tard que les femmes qu'il regardait semblaient toutes conformes à leur rôle. Qu'aucune n'avait la liberté et l'ancrage historique, l'authenticité qui me caractérisaient.
Il me prenait pour LA femme.
Pendant ce temps celui qui partageait ma vie, qui m'observait et pouvait passer pour une sorte d'Orphée aux enfers.... se réjouissait de mes retours sous le toit commun, pleine de vie et d'histoires à raconter. A lui, rien qu'à lui.
Cependant, même si je partageais avec lui ce temps où nous chantions, cette saveur de notre vie commune, de nos expériences et épreuves en commun, j'avais envie de raconter à d'autres aussi....
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Il s'agissait d'écrire une histoire dont le thème était "la rencontre", en incluant une liste de cinq titres donnés par un autre participant. Les titres qui métaient échus étaient ceux-là (que vous avez peut-être reconnus) : Les passantes - Le temps où nous chantions - L’ombre du vent - L’humeur vagabonde - Orphée aux enfers Le jeu des titres prend sa source sur le blog d'Akynou et vous pouvez encore jouer''
Commentaires
Pinaise, tu es une rapide
C'est super et toutes les consignes sont
respectées. Chapeau bas madame 
Eh eh ! J'avais un peu de temps libre, l'inspiration, et voilà !
Je trouve que j'ai fait des progrès par rapport à l'an dernier : octobre a vu l'ouverture de ce blog par un jeu de chez toi aussi
Oui, c'est vrai
pour les deux (les progrès et l'ouverture). L'écriture,
c'est comme un muscle. Au début, on est rouillé, on a des courbatures, et puis,
ça vient bien.
La salle de jeu d'Akynou est un vrai laboratoire et tu te défends rudement bien !
Merci !
C'est très agréable de te lire.... La salle de jeu d'Akynou est un endroit vraiment sympathique et l'on y fait de belles rencontres!