Conte pour enfants au château et promenade avec vue sur les Pyrénées
Par Lyjazz le mardi 28 octobre 2008, 13:52 - La vie avec des petits gars - Lien permanent
C'était le programme de notre dimanche à Pau.
Une conférencière entrainait un groupe d'enfants de 3 à 6 ans (et les parents derrière), à une visite particulière du château. Il s'agissait de partir sur les traces d'Henri IV, enfant qui disait « non, je n'ai pas envie ! » à chacune des propositions d'activités de ses parents Antoine et Jeanne. Dans les salles les enfants s'asseyaient sur le plancher, écoutaient Nathalie et cherchaient avec elle sur les tapisseries ou les tableaux les activités qui auraient pu intéresser Henri IV. Exercice de recherche visuelle et de vocabulaire. Avec toujours la même réaction du héros : « non, je n'ai pas envie ! ». Petit à petit, on récapitulait tout ce qui ne lui plaisait pas (exercice de mémoire). On cherchait encore, tout en se promenant de salles en escaliers, entre les groupes d'adultes blasés ou fatigués et leur guide. Et en plus : on faisait le petit train en se promenant ! A la fin on a fini par trouver : Henri IV avait bien envie de se déguiser, ce qui lui permettait de mettre son beau casque brillant orné de plumes blanches, et de commander tous les gens du château !

Aucune peur du musée, des esprits vifs, des réponses détaillées et parfois à côté, mais pleines de fantaisie. La conférencière était ravie de cette visite et j'ai pu en parler avec elle à la fin. Pour elle, un tel traitement et ça fait des enfants qui n'ont pas peur des musées, qui aiment l'art. J'en suis convaincue. Pour avoir également visité une expo sur les affiches de mai 68 avec Lumineux, au mois d'août dernier : il interroge, il s'intéresse, il enregistre. Et je dois chercher, creuser, formuler. C'est un plaisir !
J'ai bien aimé cette visite et on recommencera : tous les 15 jours il y a une proposition de visite différente pour les 3/6 ans et pour les plus de 6 ans.
Et en sortant, promenade sur le boulevard des Pyrénées en admirant les montagnes, délicieuse glace de notre glacier ambulant, et aller/retour en funiculaire parce que c'est bien ! Ça ressemble à un train, on voit le paysage, on va près de la gare... mes garçons aiment observer et prendre possession de leur territoire.


Commentaires
Ma montagne sacrée d'enfance.
Ossau, Ossau.
Et oui : la figure caractéristique du Pic du Midi d'Ossau !
L'emblème de la chaîne vue d'ici.
Ainsi, tu le connais bien ....
Oui je connais bien. Mais ta photo me sidère d'autant plus que des heures, des dizaines et des dizaines d'heures, tout cumulé, de la simple promenade aux contemplations solitaires, en passant par des déjeuners d'affaire dans les restaurants qui bordent le boulevard et des soirées d'amoureux, jamais je n'ai vu si clairement toutes les crêtes qui s'échelonnent jusqu'au fond.
Juste quelques visions dans les déchirures de la brume légère d'été, de la brume lumineuse de février, de la brume orageuse de juin ou d'octobre.
Une seule solution, monter la vallée jusqu'à Gabas: il t'en met alors plein la vue, de sa molaire, il te défie de l'approcher, et j'ai trop le vertige pour répondre au défi. Alors j'en ai fait ma montagne sacrée, la première en chronologie. D'autres ont suivi de par le monde, mais celle-ci restera la première.
Et bien disons que j'étais au bon endroit au bon moment
Et faire le tour du Pic ne t'a jamais tenté ? Ou au moins les portions sans à pic et donc sans vertige, jusqu'au col de Peyreget par exemple...
Je comprends bien cette idée de montagne sacrée. C'est un peu ça pour moi aussi : au détour des rues on le cherche, on prend la météo en regardant les Pyrénées, on a envie de les voir quand elles sont capturées par les espagnols, elles se détournent lorsqu'on a des invités qui veulent s'extasier...
C'est l'envie de la montagne comme si on était la chèvre de Mr Seguin.