Chansons
Par Lyjazz le mardi 13 janvier 2009, 01:34 - Jeux - Lien permanent
Et si, je me disais l’autre jour après avoir entendu une programmation musicale appropriée, et si la femme des “yeux revolver” (Marc Lavoine) et la “femme libérée” (Cookie Dingler) était une seule et même personne.
Je me rends compte que ça serait un archétype des femmes des années 80, ce qui est à la fois émotionnellement consternant pour les hommes qui pensent encore aux femmes en ces termes, et statistiquement probable parce que ces hommes-là sont parfois encore célibataires et en recherche.
D'ailleurs, c'est peut-être parce qu'ils cherchent des femmes comme celles-là qu'ils sont encore célibataires. Il va falloir que je questionne davantage mes amis célibataires....
Parce que, non, vraiment, je ne me reconnaissais pas dans ces clichés à l'époque de ces chansons (84 et 85), et encore moins maintenant ! Je ne lis aucun magasine féminin, sauf chez la coiffeuse une ou deux fois par an, je ne tire mes cheveux en arrière que très rarement et pas par mode, mais de façon utilitaire.... j'ai deux choses en commun avec la femme aux yeux revolver : un teint pâle, et des yeux expressifs. Mais mon regard qui tue, il est plutôt destiné à ceux qui m'emmerdent, qui comprennent très rapidement qu'il vaut mieux se tasser, ne pas me les casser, rester sur son quant-à-soi et se faire tout petit.
Parce que mon mètre quatre vingt, mes biceps plein les manches, je pourrais les faire fonctionner à plein, et là, bonjour les dégats ! Sur l'écran noir de mes nuits blanches, je me vois plutôt du côté des Marie-Christine, les mains dans la farine, qui refusent de recevoir le Claude fanfaron qui chante sous mes fenêtres.
Je me vois plutôt comme la femme à qui l'on fait une non-demande en mariage, qui ne sera pas attachée à ses casseroles, ni au ménage de son homme.
Je suis plutôt dans la réflexion et garde toujours à l'esprit la complainte du progrès... non, moi, Gudule, je ne veux pas de ratatine-ordure ni de tourniquette à faire la vinaigrette, Dunlopillo ne passera pas par moi et si un homme croit me charmer à coup de pistolet à gaufre il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude !
Non, ce que j'aime moi, c'est un homme réel, sensible et capable de réflexion.
Et surtout, un homme qui me verra moi, et saura me prendre pour une occitane (ce que je suis), féminine comme une colline irlandaise. Qui saura parler de moi comme le fait Nougaro plutôt que Marc Lavoine ou Cookie Dingler.
Me faut du sérieux moi, du jazzy, du documenté, pas de la façade et de la pacotille !
C'était mon premier grain du sablier givré.....l'amorce était choisie par Agaagla, sur le blog de Mavie.
Commentaires
Gudule, viens dans mes bras !
(Non mais moi les références à Boris Vian ça me fait cet effet hein, faut pas m'en vouloir !)
Je viens par là grâce au sablier, et j'adore ce texte !
ils sont tous là, Nougaro, Brassens, Vian. Merci Lyjazz.
Un pistolet à gauffre ? Ca tue quoi ça ?
M'amuse bien aussi ces sabliers !
Vraiment amusants ces sabliers, oui.
Faire revenir Vian, sa Gudule et ses pistolets à gaufre, c'est quelque chose, hein?
J'accepte d'aller dans tes bras krazy kitty, lorsque je me transforme en Gudule.
Et je ne sais même pas ce que ça tue, les pistolets à gaufre : même pas les gourmands, heureusement !