Bloguer est une activité d'hiver
Par Lyjazz le mardi 24 mars 2009, 01:14 - Vie quotidienne - Lien permanent
Bloguer, écrire, lire, sont des activités d'hiver non ?
En ce moment, le beau temps revenu nous pousse dehors, nous porte vers le soleil et l'air, les couleurs.
Nous multiplions les sorties : après le zoo, les piscines, les petits carnavals de quartier, la glace sur la place, juste pour sentir l'air, la montagne pour vérifier que le printemps est bien là, malgré le fond de l'air très frais, et toujours les sorties en vélo en ville, les coins habituels : parc du château, funiculaire pour aujourd'hui.
Habituellement le matin est dévolu aux jeux pour les garçons, à l'intendance pour moi : ménage, rangement, un peu de cuisine. L'après midi on sort. Mais parfois nous sommes même sortis dès le matin pour rentrer la nuit tombée, portant le petit prince endormi pour le mettre au lit tout habillé. Ces activités extérieures sont favorables au moral, au physique, à la vie familiale plus relax à l'extérieur.... Mais peu à la lecture, l'écriture et la photographie posée et organisée.
D'autant plus que, seule le plus souvent avec deux petits garçons de 5 ans et 3 ans et demi, je dois organiser, planifier, surveiller, discuter, jouer, donner à manger, pousser, porter, encourager, expliquer, et j'en passe....
Cependant... Quand je sors, mon sac contient toujours un appareil photo compact. C'est lui qui me sert à prendre des images depuis mon poste de conduite lorsque je suis à bord de mon camion. Même pour un court trajet en ville, je prends des photos de mon paysage urbain habituel, que je découvre ensuite original, extra-ordinaire, essentiellement parce que je suis d'ordinaire concentrée sur la conduite et que j'ai peu le loisir de regarder, d'observer les rues et les maisons, les perspectives et les points de vue; aussi parce que la vie de la fenêtre de mon camion est vue de plus haut que je ne pourrais le faire à pieds ou à vélo; enfin parce que je photographie très vite, à un feu, pendant un bouchon, sur une route calme, et que dans ce cas je ne regarde pas vraiment mon écran ni ce que je veux photographier, mais juste la composition, le cadrage.
J'ai toujours un livre dans un sac, surtout quand je suis en camion, beaucoup moins maintenant avec 2 enfants en vélo ou poussette, parce que je privilégie le goûter, l'eau, le ballon, les voitures, et que je dois faire un choix sur ce que JE veux prendre pour moi. A un moment, j'étais quasiment sûre que le plus jeune s'endormirait, et que je pourrais grappiller un moment de lecture pendant un court temps de sieste. Maintenant je ne pourrais lire qu'au parc s'ils avaient envie d'y rester longtemps pour jouer, mais ils veulent bouger, en sortir, explorer, pédaler. Donc pas de lecture pour moi. Ou alors lire avec eux, des livres qu'on vient d'emprunter à une médiathèque par exemple. On fait donc des sessions sur les pirates, les vikings, les dinosaures, des histoires.
Ecrire : il m'est arrivé très rarement, dans le cas où je sors seule pour amener l'ainé à son cours d'escalade par exemple, de pouvoir écrire un moment....
Photographier encore, en prenant le réflex cette fois, m'est devenu plus facile maintenant que je viens de m'acheter un sac plus facile à emporter que mon sac à dos Lowepro, parfait pour transporter mon appareils et mes objectifs, mais malcommode pour sortir le réflex et changer d'objectif. Cela fait quatre sorties en 15 jours que je teste mon sac Kata et je le trouve vraiment très bien conçu et pratique. J'aurais même dû prendre le modèle plus grand... Donc, je reprends mes marques en photographiant les animaux du zoo, la fanfare pendant le carnaval de quartier, la compétition d'escalade, les enfants les pieds dans le ruisseau de montagne et la ville en promenade.
Et j'oublie complètement de prendre ma main en photo, parce que décidément, mon sujet c'est les autres, ce que je vois, et que ce soit ma main, ma silhouette, mes yeux ou mes pieds, ce n'est pas un sujet. Planeth, j'ai fait des tentatives dans le camion, dans un bouchon, mais vraiment, les mains sur le volant, ce n'est pas un point de vue très parlant : on n'en voit qu'un morceau, je n'ai pas de recul, ou alors ma main n'est pas à plat et on a l'impression qu'elle est raccourcie, ratatinée, pas naturelle.

En sortant aujourd'hui l'idée m'a traversé que je pourrais peut-être bénéficier d'un moment pour prendre ma main en photo, dehors, au soleil – comme j'ai pensé aussi que je pourrais trouver 2 mn pour téléphoner et prendre un rendez-vous – peine perdue : je n'ai pensé ni à l'une ni à l'autre de ces tâches..... demain peut-être ?
Quant à bloguer, activité plutôt nocturne pour moi, l'inspiration me vient souvent d'une idée soulevée, entrevue par un autre blogueur. Et en ce moment j'ai peu de temps pour me promener sur les blogs. Ou alors je vais lire chez les autres et je me laisse entrainer, de fil en aiguille, vers d'autres idées et par des découvertes.
Aujourd'hui par exemple j'ai bien pensé à Akynou, dont j'ai découvert le portrait dubitatif devant son interrogation du moment : « j'espère que ceux qui m'aiment prendront le train pour venir fêter mes 50 ans », et j'avais envie de prendre le train, ou le camion, pour aller lui faire une bise, entendre sa voix. Et puis je me suis laissée prendre, gourmande, à des phrases, à un rythme, (à des paysages qu'il me semblait bien reconnaître) d'un auteur que je viens à l'instant de découvrir : Marc Pautrel (qui vit à Bordeaux et la photographie, comme il photographie l'océan et les Pyrénées). Se dessine ainsi, grâce au monde parallèle des blogs, une sorte de carte des personnes qui m'intéressent, des auteurs qui me semble-t-il, ont des phrases qui résonnent en moi, des sujets et des thèmes qui m'interrogent aussi. Car c'est aussi en surfant, en filant, en baguenaudant de blog en blog, de fil en fil, que j'ai découvert Emmanuelle Pagano. J'ai donc deux noms d'auteurs français que j'ai envie de lire, édités chez de petits éditeurs, et qui, je l'espère, me permettront de me réconcilier avec les auteurs français vivants que je boude depuis trop longtemps.
Deux noms supplémentaires notés sur mon petit calepin, le tout fin, à côté de mon appareil photo, qui contient une liste de livres à lire, ou au moins à feuilleter en librairie ou médiathèque. Livres qui viendront s'ajouter à la pile conséquente déjà de livres que je veux lire, un jour, peut-être...
Pour l'instant j'ai autre chose à faire. Et des projets pleins la tête. Et des journées de 24 h seulement....
Commentaires
Tu photographie ta main de l'autre et tu téléphone mâtin de l'une. Il te reste quoi pour faire un bras d'honneur à la maréchaussée de cuir?
C'est pas grave! Vis!
Ta main sur un volant, vaut ma main pleine de peinture, tu aurais pu prendre celle qui tient l'appareil photo, celle qui tient la main de ton fils, tout ça c'est bien toi, non?
ça me va! ;0)
andrem, je ne fais pas de bras d'honneur à la maréchaussée (ni à quiconque d'ailleurs) , pas un geste à moi ça... c'est plutôt en pensée et par mots que je fonctionne face à eux. Et puis devant mes petits ...
Par contre je photographie davantage que je téléphone, ça c'est sûr !
planeth, oui, c'est moi, c'est moi. Je constate juste que je ne pense pas à me prendre comme modèle... Mais ça y est, j'ai réussi à en faire des photos de main...