J'ai été prise d'une crise de doute concernant la photo : je n'avais pas touché l'appareil depuis aout, et lors de l'anniversaire d'une copine des garçons, j'ai pris des photos. Juste visualisées sur l'écran arrière et j'étais déjà déçue. J'ai donc mis 15 jours avant de les mettre dans l'ordinateur pour les "voir en face". Et là je suis contente : certains portraits, certaines scènes sont très belles. Helios_fleur_et_Lucie_talons.jpg

Je me souviens aussi que le papa de la petite Lucie dont on fêtait les 5 ans, s'est approché pour voir l'appareil, m'en parler, et que je l'ai évité sciemment. Alors que d'ordinaire j'aime parler, montrer...

Et depuis aout aussi je recule le moment de commencer à retoucher, donc à potasser le logiciel de retouche. ça m'ennuie donc je recule. Pour moi une bonne photo est déjà bien cadrée et les couleurs sont bonnes, il n'y a rien à faire. Mais je sais bien que parfois il faut redresser une perspective, recadrer un poil pour enlever un morceau de bras intrus ou un objet intempestivement posé sur un côté.... Cette partie-là me repousse. Mais je sens bien qu'il faut que j'y aille, pour apprendre encore, et améliorer mes photos.

Parfois je me dis que je pourrais faire des minis reportages d'événements comme ça, plutôt en atmosphère familiale, tellement je suis consciente que la photo pour moi est tributaire de sentiments d'amour/amitié/respect, du positif, quoi. Me demande dans quelle mesure un photographe pro homme est assujetti à ça ?

Bref, je suis contente et surprise à la fois que ces photos soient bien, comme si j'avais eu besoin d'être dans une sorte d'état second des sentiments pour que mon fluide agisse et permette à mes mains sur mon boitier de traduire... comme à Marciac pendant les concerts : la musique coule dans mon esprit et je traduis en image les sentiments que je ressens, en utilisant la technique de façon plutôt intuitive (hum : faut encore que j'apprivoise mon numérique, et il n'est pas fameux en très basses lumières, m'enfin bon...)

J'aime faire des photos de personnes, dans leur environnement, mais ce qui me gène c'est que j'ai toujours besoin d'avoir un bon contact, d'éprouver des sentiments de respect, d'amour, d'amitié (que du positif) pour réussir mes images. Lorsque je n'aime pas, que mes sentiments sont ambivalents ou négatifs, ou neutres, mes photos sont plates et je ne les aime pas. Je ne sais pas comment résoudre ça, comment parvenir à des résultats techniques même si ..... ou alors c'est moi qui me fait des idées ? C'est compliqué...