Conversation de femmes
Par Lyjazz le jeudi 9 octobre 2008, 02:14 - Société - Lien permanent
- J'ai vu une émission sur la lingerie à travers le temps, C’était passionnant. A la fin, ils expliquent qu’aucune étude n’a jamais été faite pour voir l’utilité ou non d’un soutien gorge médicalement parlant. Par contre, ils ont fait une étude sur le positionnement des seins avec soutien gorge et un an après arrêt : il semblerait que le maintien se reforme, Les femmes gagnaient en moyenne 7 mm vers le haut, un meilleur positionnement global de la poitrine, etc…
- Quoi ? y'a aucune étude qui a été faite sur le soutien gorge et sa véritable utilité ?? Alors là je suis scotchée parce qu'il y a tellement de gens qui disent (et d'ailleurs je le pensais jusqu'à peu) que si on n'en porte pas on a les seins qui tombent, que là je tombe des nues !
- Moi ça ne m'étonne pas qu'il n'y ait jamais eu d'étude sur l'utilité du soutien gorge.
Comme tout ce qui est commercial, c'est le fric qui compte et c'est tout.
Connais-tu des études sur :
- la nocivité des huiles raffinées,
- la nocivité du sucre raffiné
- la nocivité du lait de vache UHT,
- la nocivité des viandes d'animaux élevés en batterie,
- la nocivité des OGM,
- la nocivité des pesticides, colorants, édulcorants, émulsifiants alimentaires
- la nocivité du PVC,
- la nocivité de la javel,
- la nocivité des pesticides du coton (la plante, donc les fringues)
- la nocivité des phtalates présents dans beaucoup de jouets pour enfants,
- la nocivité des peintures glycérophtaliques et acrilyques (plutôt des solvants qu'elles contiennent)
- la nocivité des colles à moquette, tapis, agglomérés et autres meubles en kit
- la nocivité des cosmétiques de grande surface (ou plutôt des parabens qu'ils contiennent)
- etc
Il y en a, mais il faut chercher pour les trouver, elles ne sont pas de notoriété publique.
Par contre les magasins sont remplis de tous ces produits et la majorité consomme de tout ça en se disant : " s'ils le vendent, c'est que c'est bon" et encore mieux : "si la publicité dit que c'est bien, on en a envie et c'est donc bon pour nous".
Quand on commence à réfléchir, on réfléchi sur tout ce qui nous entoure.
Commentaires
Ben je suis super contente de lire ça parce que je me posais la question de l'utilité du soutien-gorge depuis plusieurs mois. J'ai porté des soutien-gorges pendant toute la grossesse de mon premier enfant, puis pendant toute la durée de son allaitement et cela n'a pas empêché mes seins de descendre d'un étage. Donc, je ne porte plus de soutien-gorge et mes seins ne descendent pas davantage après une seconde grossesse et l'allaitement.
Pour moi, le soutien-gorge sert à donner l'illusion que la poitrine est haute, jeune, ferme. C'est un artifice de séduction (y a qu'à voir la quantité d'ampliformes sur le marché). Certes, le soutien-gorge est moins inconfortable que le corset mais il sert néanmoins le canon de beauté imposé. Il sert aussi à éviter que les regards ne s'attardent sur les seins quand la femme marche, ou pire : courre ! Enfin, il sert l'excitation et le fantasme masculin. Mais pourquoi alors portons-nous des soutiens-gorges ? Parce que ados, on était super contente de mettre notre premier soutif : ça y était, on était une femme, on avait le droit d'être sexy (baisable quoi, mais on était encore naïve, on avait pas encore dépensé une fortune pour un ensemble ôté en moins de trente secondes dans l'obscurité). Alors on a apprit à vivre avec l'inconfort du soutien-gorge, et l'on a pas apprit à vivre avec nos seins.
Tout à fait Adriane. Ton analyse est la mienne. Je connais d'ailleurs des hommes qui disent que les soutien gorge, surtout ampliformes sont des pièges, ne servent qu'à tromper le chaland.
Je vis sans soutien gorge depuis au moins 10 ans, y compris 2 grossesses et 2 allaitements. Le port des épaules, le regard que l'on a, tout est plus important.
Mais surtout la reappropriation de mon corps est fondamentale : quel plaisir de mettre des vêtements rapidement et de respirer sans entraves !
Quand on ne porte pas de soutien-gorge, on tombe des nues, forcément.