Parchemins Instantanés

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mercredi 25 août 2010

Semaine 34 : lundi et mardi

23 août

Aujourd’hui chaussures

Violettes. Mes nouvelles Birkenstock

Un grand sujet, ça…. Pendant des années j’ai cherché quelles chaussures porter. Prise entre les diktats de la mode, les finances réduites de mes parents, et mes pieds minces, osseux, au 2ème orteil plus long que les autres (pied grec), avec un hallux valgus, et à la peau fine et sujette aux ampoules. J’ai donc eu des chaussures trop serrées, qui m’ont blessées, qui me faisaient transpirer quand elles n’étaient pas en cuir, ou alors qui m’allaient les premiers jours et me faisaient souffrir ensuite, et donc que je ne portais plus. Cela a créé des dissensions familiales, des crises, des cris et des soupirs, des tentatives d’élargissement chez le cordonnier. Mais le fait était là : j’avais des ampoules, je souffrais, même si le vendeur avait dit « elles vont se faire », je constatais qu’il n’en était rien : mes pieds saignaient, et mes chaussures ne se faisaient pas, jamais.

J’ai bien aimé les Palladium en toile que ma tante appelait des « écrases merdes ». Je ne pouvais pas les porter avec mes jupes indiennes, ça n’était pas encore tendance. J’ai eu des sandales indiennes en cuir avec entre doigts et bague au pouce. A cette époque je portais la salopette jaune en toile et le sac US graffité au feutre de citations. Dans le sac mon magnétophone jouait les Doors, Supertramp ou encore Dire Straits, Higelin, ou Brassens. Ça signe une époque…..

Mes tennis étaient des Stan Smith. J’avais aussi des espadrilles pour aller à la plage.

Etudiante à la ville j’ai eu une période talons/tailleur/cheveux permanentés. Qui n’a pas duré plus d’un hiver, heureusement. Le naturel est revenu au galop.

Mes chaussures sont donc restées plates, j’ai privilégié les formes simples qui se réglaient. Les mocassins me plaisent mais je ne peux pas en porter car je les perds. Je me souviens d’une paire violette (déjà !) fine et asymétrique, en nubuck très souple. D’une autre vert foncé, un peu masculine.

Trouver des chaussures sympa, en cuir, confortables et plus ou moins à la mode me prenait des jours, des heures d’essayages dans les magasins.

Je ne parle pas des chaussures techniques : montagne, ski. C’est encore une autre épopée. Mes débuts au ski, avec des chaussures en cuir à lacets, trop larges, se sont faits avec deux paires de grosses chaussettes, plus du coton sur la partie interne de la plante, dans le creux, pour éviter les ampoules qui se formaient cependant d’une semaine sur l’autre ; surtout quand on apprenait à marcher en escalier avec les skis. J’ai hésité plusieurs années avant de m’acheter des chaussures de ski, vers 25 ans : j’ai commencé par louer des chaussures, à les rendre le soir en grimaçant, les pieds pleins d’ampoules, jusqu’au jour où j’ai trouvé une marque et un système qui m’allait bien. Cette fois j’ai acheté une paire de cette marque. Et j’ai même fait faire des semelles à mes pieds, grâce à un système à chaud qui était tout nouveau. J’ai toujours ces chaussures. Mais je constate chaque hiver que le look de mes chaussures de ski est toujours d’actualité.

Et puis j’ai pris la décision de m’acheter des chaussures de ville, de marque, chères, mais que je garderais des années. J’ai donc cherché du côté des marques alternatives, peu connues. Trouvé des boutiques , parfois à Paris lors des rares passages que j’y ai fait. J’ai payé mes chaussures en plusieurs fois. Mais je les ai toujours. Et surtout, je me suis rendue compte que ma pointure n’était pas le 38, mais le 39.

Mes marques : Clarks, Trippen, Birkenstock, Bär. Parfois des marques sport pour des sandales sport (The North Face).

Je me trompe beaucoup moins, mais ça m’arrive encore : la marque El Naturalista me plait, mais je ne peux pas la porter car la voute plantaire n’est pas adaptée à ma morphologie. Il m’est arrivé d’en acheter et d’être obligée de les revendre. Les modèles hommes me plaisent bien davantage, mais sont souvent trop larges pour mes pieds, ou n’existent pas en 39.

Les Mephisto sont moyennes à mon goût : trop étroites, mon pied glisse dedans. Mais inusables. J’ai une paire de Pikolinos, mais elles ne sont pas aussi confortables que mes vieilles bottines Trippen que je désespère de pouvoir remplacer. Je lorgne du côté des Cydwok, bien trop chères, hélas.

Je regarde parfois avec envie les personnes qui se contentent de chaussures à bas prix, qui en changent selon la mode, et surtout qui « font « les chaussures à leur pied, sans souci, qui ne mettent pas des heures à choisir et savent de suite ce qui va leur aller.

Rien n’est simple dans ma vie, surtout pas mes pieds…. Mais les choyer et les comprendre me permet d’être bien.

Une petite énumération de mes chaussures préférées et de leur âge :

  • Bär achetées en 1994
  • Bär achetées en 1995
  • Bär achetées en 1996
  • Clarks achetées en 1997
  • Trippen achetées en 1998
  • Trippen 1999
  • Birkenstock achetées en 1998
  • Birkenstock achetées en 2005
  • Birkenstock achetées en 2009 (occasion)
  • Birkenstock achetées en 2010

2 photos de quelques unes de mes chaussures de saison :

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Mes sandales Birkenstock, les plus anciennes sont les écrues.

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Bär, Trippen, Clarks et Birkenstock fermées. En l’état, c'est-à-dire pas cirées.

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24 août

Aujourd’hui un trou

Noir de la nuit qui me happe, aidée de l’ordinateur, outil hypnotiseur qui me pousse à reculer toujours mes heures de coucher.

Hier encore je me suis retrouvée à calculer des étagères pour le bureau, rallumant l’ordi pour vérifier les côtes des briques réfractaires puis celles des briques de béton cellulaire et enfin les dimensions des planches de coffrage. Griffonnant un croquis sur mon carnet spécial, jusqu’à 3h du mat. Heure à laquelle je voulais m’endormir, quand la chatte avait décidé de tambouriner contre la porte, pour demander à boire….

Déjà loin ces 15 jours où mon ordi était un outil que je n’allumais que 2 ou 3h par jour pour m’en servir. Et pas pour me laisser vampiriser par cette fenêtre ouverte.

Cela ne veut pas dire que je ne découvre pas, que je ne lis pas, que je n’écoute pas de musique ni ne réfléchis, ni n’écris.

Mais il est vrai que l’écriture au clavier m’est bien plus pratique, même si moins poétique, que celle au carnet.

lundi 23 août 2010

Semaine 33 : VSD

20 août

Aujourd’hui au téléphone

L’assistante du dentiste qui me laisse un message pour décaler l’heure de mon prochain RDV.

Sinon : journée sans téléphone, mais en compagnie de copines et copains pour discuter, échanger.

Les sujets : cosmétiques et savons, créations ; plantes ; musique ; peinture ; enfants ; déménagement, maison.

Nous étions dehors, les enfants dedans ou dehors. La lumière était belle. En chemin nous avions récupéré notre fromage de chèvre et j’ai roulé vers le pic du midi d’Ossau. Il y avait des chats, un chien, des poules, puis des limaces et escargots ce soir. Nous avons partagé ce que nous avions apporté sur la table commune et nous nous sommes régalés. Nous avons cueilli des calendula et des pommes. J’ai cuisiné dans mon camion.

Les enfants ont essayé la batterie, la guitare et les micros. Et j’ai pris des photos.

Ce soir j’écoute Ellery Eskelin, vu à Jazz à Luz il y a plus de 10 ans et dont j’avais gardé un très bon souvenir. J’ai retrouvé le cd chez les copains et je l’ai emprunté.

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21 août

Aujourd’hui on conserve

Du boudin, dans le congélateur… Si si, ma mère nous en ramène d’Ariège, et on peine à manger toute cette viande, que nous consommons à raison d’environ 5 cm par personne une fois par mois grand max. Donc notre congélo déborde de choses noires : boudins et myrtilles. Vous vous en moquez ? Vous avez raison, ça n’a aucun intérêt. Je clos le chapitre conserve.

Au rayon jardin j’ai traité (contre les cochenilles) et rempoté mon cycas pour le donner à E. qui m’a offert des plantes : une fougère, des buis, un stefanis (je n’arrive pas à savoir ce que c’est vraiment et comment l’entretenir), que j’ai installés ce matin sur le balcon, pour le plus grand plaisir de ma chatte…. Le cycas ne fait rien ici, il peine à sortir 4 feuilles par an et en perd généralement 4 autres. Dans sa nouvelle maison elle va bien le conserver….

Par contre je connais Louis Espinassous, qui conserve dans sa mémoire des tas de contes régionaux. Il était aujourd’hui à Estivh’oc pour nous régaler de ces histoires. Enfants comme adultes étaient sous le charme. J’ai pu ensuite parler avec lui de cette histoire du (oui, un homme) fée qui nait vieux et devient jeune ensuite. Ça m’a rappelé l’histoire du Château ambulant d’Hayao Miyazaki,

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dans laquelle Sophie, la jeune modiste, devient vieille puis rajeuni quand elle devient amoureuse. Je m’interroge sur cette idée de rajeunissement : est-ce tiré de l’imaginaire japonais ou est-ce universel ? Louis ne connaissait que 2 histoires à ce sujet.

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22 août

Aujourd’hui j’évite

L’autoroute mais je vais quand même sur la plage : celle du lac de Baudreix, pour aller me baigner.

Ce matin gris et frais, mais le soleil se lève vers 13h et il fait vite chaud.

La route est courte. Je mentionne le panneau qui indique Nay. Lumineux, curieux, est intrigué par ce nom en seulement 3 lettres. Je mentionne d’autres mots de 3 lettres, voire de 2 seulement. Dans le rétroviseur je le vois partiellement et il semble fermé à mes explications. Je me tais. C’est là qu’il lâche : « je me bouche les oreilles ». C’est donc bien ce que j’avais senti. Mes explications ne l’intéressaient pas. Ce n’était vraiment pas le moment de faire l’enseignant, il ne souhaitait pas ce genre d’explications. A retenir. Et ce soir, en surfant, je vois cette vidéo de Jean-Pierre Lepri, qui renforce mon idée :

Il y a aussi l’Education Authentique :

et la revue Silence

dont le n°378 s’intitule « Apprendre sans école » et dont le prochain n° parlera de l’éducation lente.

Au lac, les garçons creusent et jouent dans l’eau, on va faire des descentes de toboggan et on se régale.

Je lis un peu en paraissant à l’ombre des arbres. Et on finit la journée par un pique nique devant le camion puis une partie de ballon en mousse sur le parking. Un chien vient nous piquer le ballon, on le suit jusqu’aux pelouses et il veut jouer et nous croque de beaux morceaux de mousse. C’est grâce à l’intervention d’un jeune garçon que nous le récupérons, et nous jouons au foot sur le terrain clos avec lui jusqu’à la nuit.

Encore une fois (même topo il y a 2 jours) Lumineux nous saoûle littéralement au retour, incapable de se taire ou d’arrêter de crier, de respecter la fatigue de son frère. Suis obligée de me fâcher pour qu’il cesse. Serait-il sensible à la lune ?

Semaine 33 : mercredi et jeudi

18 août

Aujourd’hui cinq mots essentiels

  • Enfants : au centre aéré ce matin, puis dans l’après midi avec les cousines à Mourenx.
  • Magasin du garage Peugeot pour acheter un lève glace (gauche) de Berlingo. C’est la dame qui est venue ce matin… dit le magasinier à son collègue. Je profite encore de l’effet de rareté : il y a peu de dames qui viennent acheter des pièces auto, qui savent lire un plan sur l’ordi et dire exactement ce dont elles ont besoin.
  • Marché bio : j’y rencontre une copine et ses enfants. L’occasion de lui donner des trucs au sujet de la propension des petits gars à faire pipi debout en arrosant les wc, mais si on leur permet de viser dans un seau, c’est plus facile. Je mentionne que je dois vendre une poussette canne et une draisienne. Et elle est intéressée. Toujours ça de moins à trimballer pour le prochain vide grenier.
  • Mécanicien : très facile pour lui de changer le lève glace. Nous aurions sûrement été plus longs dans nos manipulations.
  • Pain : celui que j’ai fait ce matin a été mangé très rapidement par la tablée du soir. De même, mon gâteau n’a pas fait long feu. Après les gâteaux de l’anniversaire de Solaire, ma réputation de bonne pâtissière perdure. Je continue mes expériences de boulangère et je pense bientôt tenter les baguettes, avec la même méthode.

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19 août

Aujourd’hui en gros

Gris, pluie, cuisine, téléphone, médiathèque, épicerie bio et discussion avec Bri.

Les garçons sont partis avec Humain pour une virée dans un magasin de jouets : ils voulaient savoir ce qu’ils pouvaient acheter avec leur argent de poche.

Pendant ce temps je suis allée ramener des documents dans une médiathèque à l’autre bout de la ville, parce qu’elle avait le dernier tome d’une série de bd qui leur a bien plu : Les enfants d’ailleurs.

Un de leurs copains l’avait emprunté fin juin et ils avaient donc vu ce tome 4, dont on leur avait lu le titre. Lumineux, dont la mémoire est impressionnante, se souvenait du titre et me l’a dit en sortant la bd du panier.

Sauf que les 2 bibliothécaires, en travaillant vite, ont oublié 2 DVD dans mes pochettes…

dimanche 22 août 2010

Semaine 33 : lundi et mardi

16 août

Aujourd’hui comme si vous l’aviez vécu avec quelqu’un d’autre, mais qui ?

Quelqu’un, pas vraiment. Mais quelques uns, oui. Toute la population croisée à Marciac, musiciens, exposants, bénévoles, amis et compagnons de passage.

Ils sont encore en fond visuel et sonore dans mon esprit, alors que je suis bien dans mon appartement, à vaquer à mes occupations, dans le silence volontaire : aucune envie d’allumer la radio.

J’ai passé un long moment à chercher quel appareil photo pourrait être meilleur que le mien

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(le K7 pour rester chez Pentax).

A rêver sur des objectifs encore plus lumineux.

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Le budget est tellement conséquent que je ne peux que rêver….

C’est seulement ce soir que j’ai fait écouter à mes garçons des extraits des concerts de Marciac que j’ai entendu.

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17 août

Aujourd’hui l’ordinateur

Est mon ami. Mais le fait d’avoir été déconnectée, de l’avoir utilisé environ 2h par jour seulement, pour charger mes photos, parfois les trier, écrire un peu. Et puis d’avoir surtout privilégié les contacts humains, les promenades en vélo, la vie quotidienne du camping, et les concerts qui prenaient quand même 5h de mes journées, ça aide à relativiser et à le remettre à sa place d’outil.

Me souvenir toutefois qu’il faut que je trie et travaille mes photos…. Ce que j’ai tendance à oublier.

Je range, je lessive, je me remets à la cuisine un peu moins basique puisque j’ai le matériel adéquat (que je n’ai pas en camping, of course). Je suis encore dans cette dynamique des 15 jours du festival. Et j’écume ma fatigue, je l’absorbe petit à petit en dormant des nuits de 8h, ce que je n’ai pas fait depuis longtemps.

Aujourd’hui j’ai fait des yaourts, filtré du kombucha, démarré un pain, et cuit des haricots et pommes de terre du jardin de mes parents. Pendant que mes garçons étaient au centre aéré. L’après midi nous sommes allés chez la grand-mère pour voir les petites cousines. Nous en avons profité avec le mécanicien de la famille pour démonter la garniture de la portière du berlingo pour voir ce qui clochait dans le lève glace. Conclusion : il faut changer tout le mécanisme.

Et ce soir, une fois les garçons couchés et après la vaisselle, j’ai dû démonter le siphon de l’évier et le déboucher. L’occasion de nettoyer le placard….

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