23 août
Aujourd’hui chaussures
Violettes. Mes nouvelles Birkenstock
Un grand sujet, ça…. Pendant des années j’ai cherché quelles chaussures porter. Prise entre les diktats de la mode, les finances réduites de mes parents, et mes pieds minces, osseux, au 2ème orteil plus long que les autres (pied grec), avec un hallux valgus, et à la peau fine et sujette aux ampoules. J’ai donc eu des chaussures trop serrées, qui m’ont blessées, qui me faisaient transpirer quand elles n’étaient pas en cuir, ou alors qui m’allaient les premiers jours et me faisaient souffrir ensuite, et donc que je ne portais plus. Cela a créé des dissensions familiales, des crises, des cris et des soupirs, des tentatives d’élargissement chez le cordonnier. Mais le fait était là : j’avais des ampoules, je souffrais, même si le vendeur avait dit « elles vont se faire », je constatais qu’il n’en était rien : mes pieds saignaient, et mes chaussures ne se faisaient pas, jamais.
J’ai bien aimé les Palladium en toile que ma tante appelait des « écrases merdes ». Je ne pouvais pas les porter avec mes jupes indiennes, ça n’était pas encore tendance. J’ai eu des sandales indiennes en cuir avec entre doigts et bague au pouce. A cette époque je portais la salopette jaune en toile et le sac US graffité au feutre de citations. Dans le sac mon magnétophone jouait les Doors, Supertramp ou encore Dire Straits, Higelin, ou Brassens. Ça signe une époque…..
Mes tennis étaient des Stan Smith. J’avais aussi des espadrilles pour aller à la plage.
Etudiante à la ville j’ai eu une période talons/tailleur/cheveux permanentés. Qui n’a pas duré plus d’un hiver, heureusement. Le naturel est revenu au galop.
Mes chaussures sont donc restées plates, j’ai privilégié les formes simples qui se réglaient. Les mocassins me plaisent mais je ne peux pas en porter car je les perds. Je me souviens d’une paire violette (déjà !) fine et asymétrique, en nubuck très souple. D’une autre vert foncé, un peu masculine.
Trouver des chaussures sympa, en cuir, confortables et plus ou moins à la mode me prenait des jours, des heures d’essayages dans les magasins.
Je ne parle pas des chaussures techniques : montagne, ski. C’est encore une autre épopée. Mes débuts au ski, avec des chaussures en cuir à lacets, trop larges, se sont faits avec deux paires de grosses chaussettes, plus du coton sur la partie interne de la plante, dans le creux, pour éviter les ampoules qui se formaient cependant d’une semaine sur l’autre ; surtout quand on apprenait à marcher en escalier avec les skis. J’ai hésité plusieurs années avant de m’acheter des chaussures de ski, vers 25 ans : j’ai commencé par louer des chaussures, à les rendre le soir en grimaçant, les pieds pleins d’ampoules, jusqu’au jour où j’ai trouvé une marque et un système qui m’allait bien. Cette fois j’ai acheté une paire de cette marque. Et j’ai même fait faire des semelles à mes pieds, grâce à un système à chaud qui était tout nouveau. J’ai toujours ces chaussures. Mais je constate chaque hiver que le look de mes chaussures de ski est toujours d’actualité.
Et puis j’ai pris la décision de m’acheter des chaussures de ville, de marque, chères, mais que je garderais des années. J’ai donc cherché du côté des marques alternatives, peu connues. Trouvé des boutiques , parfois à Paris lors des rares passages que j’y ai fait. J’ai payé mes chaussures en plusieurs fois. Mais je les ai toujours. Et surtout, je me suis rendue compte que ma pointure n’était pas le 38, mais le 39.
Mes marques : Clarks, Trippen, Birkenstock, Bär. Parfois des marques sport pour des sandales sport (The North Face).
Je me trompe beaucoup moins, mais ça m’arrive encore : la marque El Naturalista me plait, mais je ne peux pas la porter car la voute plantaire n’est pas adaptée à ma morphologie. Il m’est arrivé d’en acheter et d’être obligée de les revendre. Les modèles hommes me plaisent bien davantage, mais sont souvent trop larges pour mes pieds, ou n’existent pas en 39.
Les Mephisto sont moyennes à mon goût : trop étroites, mon pied glisse dedans. Mais inusables. J’ai une paire de Pikolinos, mais elles ne sont pas aussi confortables que mes vieilles bottines Trippen que je désespère de pouvoir remplacer. Je lorgne du côté des Cydwok, bien trop chères, hélas.
Je regarde parfois avec envie les personnes qui se contentent de chaussures à bas prix, qui en changent selon la mode, et surtout qui « font « les chaussures à leur pied, sans souci, qui ne mettent pas des heures à choisir et savent de suite ce qui va leur aller.
Rien n’est simple dans ma vie, surtout pas mes pieds…. Mais les choyer et les comprendre me permet d’être bien.
Une petite énumération de mes chaussures préférées et de leur âge :
- Bär achetées en 1994
- Bär achetées en 1995
- Bär achetées en 1996
- Clarks achetées en 1997
- Trippen achetées en 1998
- Trippen 1999
- Birkenstock achetées en 1998
- Birkenstock achetées en 2005
- Birkenstock achetées en 2009 (occasion)
- Birkenstock achetées en 2010
2 photos de quelques unes de mes chaussures de saison :

Mes sandales Birkenstock, les plus anciennes sont les écrues.

Bär, Trippen, Clarks et Birkenstock fermées. En l’état, c'est-à-dire pas cirées.
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24 août
Aujourd’hui un trou
Noir de la nuit qui me happe, aidée de l’ordinateur, outil hypnotiseur qui me pousse à reculer toujours mes heures de coucher.
Hier encore je me suis retrouvée à calculer des étagères pour le bureau, rallumant l’ordi pour vérifier les côtes des briques réfractaires puis celles des briques de béton cellulaire et enfin les dimensions des planches de coffrage. Griffonnant un croquis sur mon carnet spécial, jusqu’à 3h du mat. Heure à laquelle je voulais m’endormir, quand la chatte avait décidé de tambouriner contre la porte, pour demander à boire….
Déjà loin ces 15 jours où mon ordi était un outil que je n’allumais que 2 ou 3h par jour pour m’en servir. Et pas pour me laisser vampiriser par cette fenêtre ouverte.
Cela ne veut pas dire que je ne découvre pas, que je ne lis pas, que je n’écoute pas de musique ni ne réfléchis, ni n’écris.
Mais il est vrai que l’écriture au clavier m’est bien plus pratique, même si moins poétique, que celle au carnet.


