Vendredi 23
Journée tranquille.
Je décompense. Je ne sais pas pourquoi. Un herpès me pousse au coin de la lèvre à droite.
Peut-être que j’élimine encore des toxines de cette manière.
De même, comme je l’avais constaté l’an dernier, la cure de raisin raccourci mes cycles. Je dois éliminer aussi par des lunes plus rapprochées. C’est donc un temps de repli, de réflexion sur soi, où je m’écoute davantage, un peu comme quand on est enceinte. Je suis attentive, consciente. Comme on devrait l’être en permanence.
Je bois un jus de pommes et carottes.
Puis je goûte mon caviar d’aubergines sur du pain des fleurs.
Je mange toujours peu. En prêtant attention aux effets des aliments sur moi. C’est le moment idéal pour déterminer si un aliment me provoque des effets indésirables. Certaines amies ont pu grâce à cette cure savoir que le gluten était néfaste pour leur santé. Elles ont éliminé cet aliment de leur vie et sont en bien meilleure santé.
Le soir je vais écouter et prendre en photos un spectacle de jazz plus lecture de textes : Kind of Blue, par la compagnie L’oiseau tonnerre Un très bon moment, prise entre la musique du trio, jeune et néanmoins talentueux, et celle des mots dits par Jean-Claude Tessier.

Je m’enfuis du lieu qui propose une collation. Je préfère rentrer pour goûter une verrine à la tomate que j’ai préparée dans la journée.
Samedi 24
Un verre d’eau, quelques grains de raisin, et nous voilà partis : j’amène les garçons à leur cours de musique.
Et je profite de ma solitude pour aller errer dans une médiathèque où je sais que je vais trouver Bride Stories, un manga dont on m’a parlé.
Au retour je fais un smoothie banane/mangue/lait de cajou et noisette. Et ça me suffit.
L’après midi est calme.
Je fais du pain et ne peux m’empêcher de me demander quel effet il va avoir sur moi. Vers 17h j’en mange deux tartines avec du beurre demi-sel. Et c’est vraiment un peu lourd encore pour mon estomac : je ne mangerais rien d’autre de la journée, sauf quelques grains de raisin.
Je ne pousse pas trop les garçons à sortir parce que j’ai prévu de les amener au cirque ce soir.
Nous allons voir Tube, de la compagnie Les mauvais esprits. Et c’est un régal : inventif, poétique, joyeux, plein d’énergie d’enfance et de surprises ! Et graphiquement c’est aussi très beau. Ce soir encore je prends des photos, et je me régale : il faut aller vite, et je suis portée par la dynamique des circassiens.
