Parchemins Instantanés

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 26 octobre 2011

La tête comme une citrouille

Toujours la tête comme une calebasse, les éternuements ne me lâchent pas, les mouchoirs non plus.

J’ai juste envie de faire des poses pour lire Haruki Murakami (je viens de commencer le livre 2 de 1Q84 ), pour rejoindre Tengo et Aomamé , savoir ce qui leur arrive .

Mais je continue de m’occuper de mes murs. Le boulot est considérable, et pas très fun. Surtout quand on n’a pas l’énergie. Je tente de masquer toutes les zones de peinture en les recouvrant d’enduit. J’alterne entre couteaux à enduire et platoir. Malgré la musique je peine à prendre du plaisir à ces tâches.

J’ai les doigts secs. Ça avance doucement. Je pense peindre ensuite à la peinture à l’ocre . Une fois que j’aurais réuni tous les ingrédients pour la fabriquer . Il me reste de la laque pour peindre les portes et les encadrements. Peut-être que demain je ferais le plafond.

Ce soir je regarde mon mur facebook et je lis :

« Before you diagnose yourself with depression or low self-esteem, first make sure that you are not, in fact, just surrounded by assholes.” William Gibson

Et encore :

"Ce dont le monde a besoin, c'est de personnes qui vibrent avec la vie. Ne vous demandez pas de quoi le monde a besoin. Cherchez ce qui vous fait vibrer." (Harold T. Whitman)

Et j’ai vraiment envie de les écouter. Eux. Et mon ostéopathe qui me dit « à 47 ans on a envie d’être libre ».

mardi 25 octobre 2011

Dans le couloir

J’éternue, je frissonne, je respire la bouche ouverte, mes yeux se ferment seuls….

Sûrement une allergie à l’enduit de rebouchage. Non, un bête virus sans doute.

Je n’ai envie que de rester au soleil avec mon bouquin, dans la tâche claire au bord de la baie vitrée, chaude, à côté de la chatte.

Et je dois refaire les murs du couloir, manier couteau et platoir, les doigts blancs et plâtrés.

Le matin j’emmène mes garçons au centre aéré. Lumineux n’avait pas envie : il préfèrerait partir en vacances quelque part, aller voir du pays, des gens.

Et moi, qui ai décidé que nous allions, enfin, faire ce couloir, je n’ai qu’une envie : ne plus le voir et écouter mon corps, qui veut du repos, du calme, de la lecture.

Aller, j’y retourne….

IMGP3857.JPG

Les ouvriers qui avaient fait les peintures avaient essuyé leurs rouleaux et pinceaux sur les murs, directement, avant de recouvrir d'un papier peint marron.

IMGP3861.JPG

Ce sont les couleurs d'origine : vert prairie et marron des portes et encadrements.

IMGP3862.JPG

Le plâtre est en très mauvais état : en gros je dois refaire tous les murs.

lundi 10 octobre 2011

Dimanche d'octobre entre ostéopathie et Tibet

Et pendant que les enfants regardent « steak avery » et rigolent spasmodiquement, par salves et de bon cœur…

Je fais cuire le pain d’épeautre, les muffins.

Je cherche comment refaire mon couloir de façon saine, du sol au plafond…

Je balance entre peinture à la chaux faite maison, peinture à l’ocre, papier ingrain sur les murs (mais boulot supplémentaire pour coller et ensuite peindre).

Je sais que je vais trouver une solution.

Plus tard, le soleil revenu jusque dans la pièce à vivre, je m’installe dans mon fauteuil lotus pour me chauffer le dos et lire L’énergie, l’émotion, la pensée au bout des doigts : au-delà de l’ostéopathie, d’Alain Cassourra aux éditions Odile Jacob ouvrage passionnant qui m’aide à comprendre comment travaille mon ostéopathe préféré, et comment fonctionne l’énergie que nous avons tous en nous…

Lumineux est impatient de retourner à la fête tibétaine pour la dissolution du mandala de sable. La cérémonie a lieu à 17h. Les enfants ont le temps de jouer avec d’autres sur l’aire de jeux à côté de la MJC où a lieu la manifestation. Mais ils sont curieux et m’accompagnent pour voir l’artisanat, les livres. Je retrouve plusieurs fois Lumineux devant les bijoux : il rêve de boucles d’oreilles, de bagues aux belles pierres (il aime les pierres).

IMGP3703.JPG

Ce garçon surtout est passionné par la vie tibétaine, les cérémonies, l’histoire du pays. Depuis hier je lui ai expliqué le sens du mandala, de l’impermanence, la fuite des tibétains après l’invasion chinoise, les exactions et manquements aux droits de l’homme des chinois, l’exil en Inde, les aides apportées par l’association, la perte de la culture tibétaine et de sa richesse spirituelle et artisanale, et sa perpétuation en exil, Alexandra David Neel, ses voyages, sa vie et sa maison musée à Dignes les bains (il veut y aller).

IMGP3717.JPG

IMGP3721.JPG

Aujourd’hui, le concept d’impermanence et la protection des autres de la Tara Verte. Je ne sais pas ce qu’il en retiendra, mais je constate qu’il est très attentif et qu’il veut participer, comprendre, être là, sentir. J’accompagne. Bien aidée par l’internet. Devant ces questions à ramifications complexes je suis heureuse de partager mes connaissances, mais de pouvoir les étayer, les illustrer, par des images d’Alexandra David Neel et sa maison par exemple.

IMGP3744.JPG

IMGP3757.JPG

Aujourd’hui il a voulu acheter un petit pendentif représentant le symbole du couperet. Nous avons été chercher dans un livre de suite la signification de ce symbole.

IMGP3775.JPG

Solaire est fier et à l’aise dans son pantalon népalais et sa chemise rayée, avec ses cheveux épais et son regard très foncé il passerait presque pour un petit asiatique. Mais il ne comprend pas vraiment l’importance de l’Histoire et le sens de tout cela lui échappe. Cependant une fois qu’il a été un peu cadré pendant la cérémonie de dissolution, il a senti les émotions et énergies qui se dégageaient de ce moment. Il n’a pas les mêmes courants de compréhension. Et sa sensibilité s’exprime différemment. Il a besoin de prendre, d’embrasser tout avec force pour l’intégrer.

mardi 27 septembre 2011

Trop de cuit, trop vite

Dimanche 25

Eau, raisin. Et puis 3h après le lever je mange du yaourt (fait maison, de vache, bio). Et puis de la semoule au lait d’amande.

Dans l’après midi nous allons voir un film indien, en VO, avec mes garçons.Sita chante le blues.

sita_chante_le_blues.jpg

Et ça se passe plutôt bien. Ils se laissent porter par les images et la musique, j’explique à Lumineux l’intrigue compliquée. Parce qu’en fait il ne s’agit pas d’un film pour enfant mais plutôt pour adultes.

Comme c’est un ciné-goûter nous mangeons ensuite des gourmandises indiennes, très colorées. Bon, le jaune c’est du curcuma, je connais, mais le vert pistache me semble très chimique. Et l’ensemble est très sucré. Sympa, dépaysant, mais vraiment trop pour moi. Je goûte mais j’arrête très vite.

Le soir je prépare une salade composée : riz complet, quinoa, tomates, carotte, courgette, graines de tournesol germé, feta, basilic. J’ai donc aujourd’hui réintroduit les produits laitiers de vache et brebis. Mon estomac est de nouveau apte à des mélanges de catégories d’aliments.

Et je constate que je suis très modérée face au sucre. Je ne peux m’empêcher de penser qu’en d’autres temps j’aurais sans doute mangé davantage de produits sucrés au goûter indien. Et là mon corps est encore à l’écoute de ce dont il a besoin. Le sucre des gâteaux est trop, il sonne faux pour moi en ce moment.

Lundi 26

Rien le matin. Un repas cuit à midi avec protéines animales, que j’ai mis plusieurs heures à digérer. Heureusement que j’ai joué au badminton avec Lumineux à 17h ! Des légumes cuits ce soir. Avec un peu de riz et un hoummos cru à l’aïl sur du pain d’épeautre maison.

Mais une lourdeur sur l’estomac, et un peu mal à la gorge, un nez qui commence à se boucher.

Objectivement : il fait beau, l’été indien est magnifique, l’air est doux et la lumière superbe. Mais la nourriture est trop riche pour moi en ce moment, il faut que je reprenne ma frugalité, et le cru des deux dernières semaines sous peine de tomber malade.

- page 2 de 17 -