Comme prévu nous sommes revenus.
J'ai écrit quelques textes pour donner des éléments de nos pérégrinations.
Organisation.
Emotions.
Sensations.
Il y a eu le chemin.

La plage

La mer

Le camping

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samedi 11 juillet 2009
Par Lyjazz le samedi 11 juillet 2009, 00:04
Comme prévu nous sommes revenus.
J'ai écrit quelques textes pour donner des éléments de nos pérégrinations.
Organisation.
Emotions.
Sensations.
Il y a eu le chemin.

La plage

La mer

Le camping

vendredi 19 juin 2009
Par Lyjazz le vendredi 19 juin 2009, 15:31
Elle s'était levée, confiante, avait lu un peu, parlé avec les enfants et bu un café, surtout, en se levant. Elle ne pouvait pas faire autrement que boire un café pour se sentir d'aplomb.
Et puis elle avait pris son élan, avait décidé d'aller se doucher, pour se sentir parfaitement propre, apte à recevoir et à donner, pour prendre de la force et laisser de côté ces jours derniers et affronter les jours prochains, se faire une douce violence pour affronter les sentiments et les moments suivants.
Toujours en pantalon léger et débardeur, simple et frais par cette chaleur, pieds nus sur le sol ami, elle a pris son petit garçon dans ses bras, elle l'a embrassé et consolé parce qu'il n'avait pas aimé que son père lui lave un peu le visage et lui passe un tee shirt propre. Elle ne lui a pas parlé de ses sentiments, ne lui a pas dit qu'elle était désolée de lui faire quitter les jeux avec les autres enfants. Et puis elle a enfilé ses bras dans les manches d'une grande tunique, destructurée, qu'elle a zippé jusqu'à son cou, tout en mettant ses pieds dans des ballerines vernies noires . Elle me disait alors qu'elle n'avait pas revu ses grands parents depuis des années, que leurs rapports étaient compliqués parce qu'ils se sentaient comme ses parents puisqu'ils l'avaient en partie élevée. Elle était un peu nerveuse, ne savait pas ce qu'allaient être ces nouvelles relations.
Dans la précédente maison familiale (celle de son compagnon) les parents avaient critiqué le petit garçon, disant qu'il n'était pas assez si ou trop ça. Cela avait été difficile pour lui et pour elle.

Le soir, en revenant, elle disait « Ah, ça fait du bien de revenir chez vous ! »
La visite chez les grands parents avait été sereine et pleine de compréhension mutuelle. Comme si les vieilles personnes sentaient, avec leur bon sens et leur sagesse, qu'il ne fallait pas tenir rigueur à ces jeunes de vivre comme ils l'entendaient, de reparaître après des années....que seul le moment présent et le partage ici et maintenant comptaient.
C'était surtout le contact avec le père qui avait été difficile. Sa lente transformation du soixante huitard proche et respectueux de la population locale en un potentat adulé par les politiques régionaux, vivant dans une maison bourgeoise du centre ville, décorée selon les canons en vogues sur les magasines. Compromis, faux semblants et pression sur les enfants adolescents, vérité revisitée par une sorte de lavage de cerveau par lui-même et sa deuxième femme. Elle avait cru revivre sa propre adolescence, le moment où elle s'était dit qu'il fallait qu'elle parte. Tout son poil hérissé, toutes ses griffes dehors dans ce décor clinquant, sans âme, ni poussière, ni humanité, elle avait subi les paroles blessantes envers la jeune fille de 18 ans (sa soeur), que ses parents s'ingéniaient à rabaisser, disant qu'elle n'aurait pas son bac parce qu'elle n'avait pas assez travaillé et autres phrases blessantes.
Là, devant une bouteille de Côte de St Mont rouge (du Monastère 2002), mangeant camembert et compote de pêches, ils avaient raconté tous les deux leur famille, tourmentée, aux liens et aux vies distendus et inadéquats, mais qui, néanmoins, leur importait d'une certaine manière. Mais leur pesait terriblement.
Plus tard, apaisée par les paroles et le vin, elle avait été heureuse de pouvoir partager tisane de fruits et odeurs, parler de parfums, de recettes et de comment ces odeurs représentaient une partie de nous même qu'on voulait donner à voir, ou à sentir, pour être perçus tout à fait comme on était à ce moment. Alchimie de paroles amies, de sorcellerie, sur fond de ciel d'orage, de grondements de ciel, fenêtres ouvertes sur le vent et la pluie, les averses venant laver les affronts de la journée.
samedi 6 juin 2009
Par Lyjazz le samedi 6 juin 2009, 14:20
Plusieurs temps en moi se superposent.
Vie multiple et parfois visible par d'autres.
Il fallait que je termine ce cycle des trois livres ''A la croisée des mondes'' de Philip Pullman, pour pouvoir m'ouvrir à un autre univers.
Et pourtant il fallait que j'ai ce livre d'Alice Munro, pour l'après. Un recueil de nouvelles, conseillé par Aigue Marine intriguée, admirative du style d'écriture, qui se demandait si nous ne pourrions pas explorer cette façon de faire dans un jeu d'écriture qui nous appartiendrait. Aller chercher le livre dans une bibliothèque de l'agglomération, dès le lendemain de la mention par Aigue Marine. Et faire de ce moment une joie parce que la bibliothécaire est une copine de lycée, que je revois de loin en loin, et qu'elle m'a appris qu'elle était devenue maman à 43 ans, de façon inespérée et tout à fait naturelle. Cette année le printemps fleuri dans la morosité : je compte 3 femmes enceintes autour de moi, et cette annonce d'un bébé de 17 mois !
L'emprunt de ce livre est donc chargé d'une émotion joyeuse, d'une énergie de vie.
Je viens de lire la première nouvelle et je comprends pourquoi ce style me plait.
C'est un récit observé mais de l'intérieur, à la fois descriptif des éléments du paysage et des sentiments et sensations, au plus près de l'intimité des personnes et de ce qu'elles donnent à voir. Et construit par étapes comme la réflexion d'une personne qui se remémore un événement ou une sensation parce que ce qu'elle vit lui fait penser à ça, et ainsi de suite jusqu'au dénouement. Un puzzle très fin et extrêmement bien agencé qui donne à voir dans le détail un petit événement, vécu de l'intérieur, et qui exprime bien l'importance que l'intériorité peut avoir. Et le fait que cela semble insignifiant vu de l'extérieur.
Dans le même temps j'ai continué d'être mère et de réfléchir à mes relations avec mes enfants, et comment les améliorer.
J'ai été une compagne et tenté d'exprimer mes désirs et opinions sans acrimonie ni ressentiment. Observé mon compagnon dans ses relations avec nos enfants et su éviter d'être directive et interventionniste entre eux. J'ai su aussi protéger mes enfants d'une sortie et de journées qui n'auraient pas été saines pour eux.
Cette semaine je me suis mise à faire des barres de massage pour un défi organisé par Chabou sur le blog Potions et Chaudrons. Et je me prends au jeu. Ce qui m'a donné aussi l'élan pour faire un baume anti douleurs d'arthrose à offrir à ma mère et à celle d'Humain. Et puis un baume « à tout faire » pour la famille, que l'on pourra emporter dans le camion et se tartiner partout pendant les vacances.

En projet : une crème type « Biaf*ne » pour les coups de soleil. Et un lait corporel hydratant. Et une chantilly de karité à cru, pour les voyages aussi (vu chez Venezia).
Début de lecture, toujours repoussée, des livres concernant le phosphénisme. J'apprivoise doucement l'idée que la pratique de la méditation ou d'un état analogue peut advenir sans une foi en une entité quelconque. Et curieusement, comme souvent la lecture du cycle A la croisée des mondes, qui parle de cette idée de Dieu, de la méditation, du chamanisme et des transes, des sorcières et de la sagesse qui vient couronner travail et pratique, m'aide sur ce chemin. De toutes les manières c'est une réalité à expérimenter, et je tourne encore autour.
Photos le week end dernier, de plage et de mer et de rochers, et d'animaux marins. Troisième fois que je photographie ce lieu magique, cette fois avec mon reflex et mes objectifs fixes. La lumière était plus crue, le soleil était présent, alors que les fois précédentes nuages et variations de couleurs m'avaient enchantés. Et très contente d'avoir enfin acheté ce sac photo qui me permet d'avoir les mains libres et de dégainer mon appareil quand je veux. Je l'ai donc testé en ville, en concert, en crapahutant sur les rochers, et c'est un plaisir toujours renouvelé : confort de portage, et accessibilité, solidité et compacité, légéreté...


Et puis recherche d'un disque dur externe pour pallier le manque de mémoire des deux ordinateurs. Mes photos prennent de la place et je ne peux plus engranger. Et j'ai vendu ce mois-ci des livres sur l'hygiène naturelle infantile, des chaises qui ne nous servaient plus, notre tente 4 places. Un peu de vide dans l'appartement et le garage.
Du jardinage. Suis allée chercher de la terre au bord du gave, pour rempoter un pied de tomate cerise, et aussi mon beaucarnea, dont j'ai lu cette semaine qu'il avait besoin de changer de pot tous les trois ans, il était temps pour lui ! Appris à cette occasion qu'il faisait partie des succulents et donc de la famille des cactus. Ici, c'est une plante dont les feuilles taillent si l'on n'y prend pas garde et les garçons qui m'ont aidé ont les doigts entaillés. J'ai donc 2 gros pots de tomates sur le balcon, un de basilic aussi.

On verra comment tout cela va résister lors de
notre premier départ en vacances. Je pense que mes parents passeront une fois
en allant chercher nos provisions à l'AMAP.
Avec tout ça, jamais couchée avant 3h du matin pour un lever vers 8h30 ou 9h.
Et j'ai un herpès.
Signe que j'en fait trop, que je néglige de me soigner en prévention. Arrêt quelques temps de la TM d'echinacea et ça ne loupe pas : un herpès en début de cycle. Accompagné hier de douleurs jusque dans les dents et gencives. Est-ce l'âge ? Envie d'aller toujours plus loin dans mes explorations d'idées, au bout de la nuit. Et je me rends compte que je suis de plus en plus sensible, que je touche le bout de ma résistance. Pas dans mes muscles, juste sur mes lèvres. Ce n'est pas anodin non plus que mes lèvres, qui me permettent de m'exprimer, soient les premières à me rappeler à l'ordre.... C'est un signal qui me permet de me dire que je suis passée « au-delà de la fatigue ». Je dois recaler ma machine avant de partir en vacances.
samedi 16 mai 2009
Par Lyjazz le samedi 16 mai 2009, 00:25
Alors hier vu des copines et copains de l'assoc qu'on a créée pour avoir -20% dans une épicerie bio, et qui, accessoirement, sont assez hippies/baba/bio/non scolarisants ou proche/alternatives et j'en passe et des meilleures....
Les enfants jouaient, les adultes discutaient en buvant une infusion. Thèmes : langue des signes pour bébé, architecture troglodytique ou dans les bois ou cohabitation en quartiers, cuisine, jeux... nous venions de visiter un artisan qui fabrique des jeux en bois avec du bois de hêtre local et des peintures non toxiques. Un jeudi parfaitement sain commencé par une promenade à pieds sous la pluie après que j'ai amené mon camion chez le garagiste.
Mine de rien ça fait du bien de se promener sous la flotte, de sentir mes jambes toujours efficaces, après des mois de sédentarité. D'autant plus que j'étais contente pour Aigue marine, empêtrée dans une prise de décision et qui venait de rallumer sa lumière interne, un peu grâce à mes questionnements amis par courriel.
Si j'avais des sous je m'achèterais un vélo Yuba mundo pour sortir avec mes 2 loustics, pour aller faire des courses ou me promener sans utiliser de véhicule motorisé et polluant.
En chemin un conducteur de fourgon n'avait pas vu que j'étais arrêtée et m'avait cassé un phare et le pare choc, nous avions, tout à fait amiablement, établi un constat, non pas sous le crachin néfaste au papier, mais dans le bar du coin, où la tenancière, antique, petite et à chevelure blanche, mais curieuse, nous avait demandé comment s'était passé l'accident, et avait supposé, la brave dame, peut-être sans permis, que c'était moi qui avait commis la faute... que nenni avait répondu mon chauffeur de fourgon, c'est moi qui n'ai pas été maitre de mon véhicule. Poursuivant, très aimablement, une fois que j'ai eu rempli ma partie, je suis partie faire le croquis sur le terrain, dans la rue d'à côté, histoire de connaître son nom et de vérifier si ma mémoire ne m'avait pas fait défaut. Mon chauffeur de fourgon n'ayant pas ses lunettes m'avait demandé de bien vouloir vérifier les n° de son permis et de sa police d'assurance. Il avait en outre tenu à payer les consommations. Nous nous étions quittés bons amis et cela avait été un plaisir de traiter avec lui.
Par la suite donc j'ai rejoint les copains. Ambiance de connivence comme je le disais. Parfois il est rassurant de voir que mon étrangeté ne semble pas si étrange ni si extravagante lorsqu'elle se frotte au caractère, non moins normalisé, de personnes aux moeurs aux moins aussi particulières que les miennes. Je veux dire qu'il est fatigant de faire attention lorsqu'on veut exprimer le fait qu'on mange bio, ou sans gluten, ou sans produits laitiers, qu'on fabrique des cosmétiques, ou du pesto, ou des confitures de fleurs, qu'on utilise du sucre complet et qu'on évite comme la peste le sucre blanc. Il est tout aussi pénible de répéter une fois de plus que le portage en écharpe est très confortable, que la langue des signes pour les bébés est un outil de communication extraordinaire et très libérateur, que les fessées sont un mode d'éducation coercitif et contre productif, que la naissance est bien plus sauvage et saine et bien vécue lorsque la maman peut bouger à son aise et n'est pas entravée par tout un ensemble de protocoles médicaux (en l'absence de problème bien entendu), qu'on peut toujours réfléchir à un mode de vie plus écologique et moins tourné vers la consommation à outrance.
Le contraire d'une fin d'après midi télé ?
Beaucoup plus vivant et réflexif en tout cas.
Personne n'a ouvert de grands yeux lorsque j'ai dit que j'avais de la mandragore et du sang de dragon, que je faisais des potions le soir lorsque la chouette hulule dans le cimetière derrière, ni que je venais de terminer le tome 7 de Harry Potter, après quelques fins de soirées vers 3h du matin. C'est aussi parfait et relax que de parler avec un copain chercheur, à peine conscient de l'étrangeté de ses réflexions.
Ça oblige à considérer des faits et des situations d'un autre point de vue.
Et ça fait du bien !
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