Parchemins Instantanés

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jeudi 12 février 2009

Guadeloupe et autres DOM

Pendant qu'il pleut et que notre région est inondée, les DOM sont toujours en conflit avec le gouvernement, dans l'attente de voir leurs revendications et demandes entendues.

Pour mieux comprendre, et en images, comment et de quoi est né ce mouvement, vous pouvez aller voir une vidéo chez Akynou.

Oxygène explique aussi, le comportement du secrétaire d'Etat des DOM.

Quant à moi je relaie un courrier

De : Arsène MARIE-JOSEPHE

POINTE A PITRE,  vendredi 30 janvier 2009

Chers compatriotes,

C'est un appel de soutien que je lance depuis la Guadeloupe.

Un collectif de 52 organisations {comprenant tous les syndicats, des groupements de mutuelle, des fédérations d'associations, les plus grosses associations de la Guadeloupe, le syndicat des transporteurs, les syndicats des stations de service, syndicat de pêcheurs, etc} a lancé un mouvement de grève depuis le 20 janvier 2009.

Des négociations on été engagées au World Trade Center, avec autour de la table de négociation, une représentation de l'ensemble des décideurs de la Guadeloupe :   - Le collectif : Lyanag kont profitasyon   - Rassemblement contre les profiteurs   - Les élus : Conseil Régional - Conseil Général - Les maires - les Députés - Les Sénateurs   - Les socio professionnels : MEDEF - CGPME - CTPME - CCI - CES - etc   - L'Etat : Préfet de Région - Les Directeurs d'administration centrale

Suite à la lecture d'une note émise par le Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves JEGO, le Préfet de Région a décidé d'abandonner la table de négociations pour soi-disant se mettre à travailler.

Aujourd'hui, vendredi 30 janvier 2009, près de 60.000 personnes ont défilé dans les rues de Pointe à Pitre, afin de démontrer leur soutien au "kolectif", or les médias métropolitains, confisqués par SARKOZY, ne font guère écho de ce mouvement dont la substance est unique dans l'histoire de France; car, c'est la première fois qu'un telle manifestation arrive a créer un consensus de toutes les forces vives d'une Région et sans exclusive.

La Guadeloupe réclame la venue du Premier Ministre pour gérer une fin de cette crise. Or, le ministre de tutelle, en l'occurrence Monsieur JEGO, refusant de jouer son rôle légal, refuse de se rendre en Guadeloupe par peur de...

L'Etat Français s'est défaussé devant le peuple guadeloupéen qui a assisté en direct à la démission du gouvernement.

Les négociations étaient retransmises par 3 chaines de télévision locale, les téléspectateurs ont assisté au départ du Préfet qui a refusé de continuer les négociations, promettant de sévir en cas de dérapage.

17 Airbus ont débarqué depuis début janvier,  avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu'aux dents. Des chars d'assauts, des minutions, des cercueils en plastique, des vivres ont également été acheminés en même temps que ces forces de répression. Ce tel dispositif de guerre coûte 3 millions d'euros par jour au contribuable français. Les guadeloupéens auraient préféré que cet argent serve à résoudre quelques uns des 146 points de la plateforme de revendications.

L'Etat français a tiré sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe : 1910 - 1925 - 1952 - 1967

En 1967, suite à un fort mouvement de grève, messieurs MESSMER, MARCELIN et DE GAULLE ont fait tirer sur la foule et tuer plus de 170 personnes - officiellement seuls 31 morts ont été déclarés par l'Etat.

Pendant que je rédige ce document, le gouvernement vient de décider de transférer les rédactions de RFO à Paris, les émissions locales ne seront plus produites localement.

Sarkosy se fabrique sa dictature par ses exactions, voilà que l'Outre-Mer revient 30 ans en arrière avec les pratiques coloniales.

Chers compatriotes, je vous demande de diffuser ce document par vos relais, il faut que toute la France sache que l'on se bat pour l'ordre juste et contre les profiteurs de toute nature.

"La gwadloup cé tan nou     -    la gwadloup  cé pa ta yo     -     yo bisyon  fé sa yo vlé     -     a dan péyi en nou"

"La Guadeloupe est à nous - la Guadeloupe n'est pas à eux - ils veulent faire ce qu'ils veulent - dans notre pays"

mardi 3 février 2009

Régression des droits : encore !

Je vous parlais hier de mes heures passées dans la grange, avec un amoureux...

Quelques années après le collège, quand j'ai senti que c'était le moment, j'ai tout naturellement pris le chemin du Planning familial.

Je suis partie un mercredi, en bus, faire 20 km pour me rendre dans les locaux de cette association. J'y ai appris la forme et l'utilisation de tous les moyens de contraception. J'ai rencontré des femmes rassurantes, écoutantes, accompagnantes des ados complexées et débutantes que nous étions toutes.

Il y avait peu de gars.

Je crois que j'ai amené mon amoureux, je ne me souviens plus bien.

J'y ai beaucoup appris.

Je sais par contre que je suis revenue souvent entre mes 17 et mes 20 ans. C'était pour moi faire acte de militantisme. J'ai toujours aimé les associations, leur esprit d'aide et de don.

En tout cas j'ai pu me faire examiner par un gynéco, sans tout le ronflant du cabinet et la peur de l'institution. Un jour j'en ai trouvé une avec laquelle j'ai eu confiance, une douce et qui expliquait bien, répondait à toutes mes questions. Alors je l'ai suivie quand elle a fait des remplacements, puis quand elle a eu un cabinet à elle.

C'est à ce moment que j'ai arrêté d'aller au Planning Familial. J'ai laissé la place...

Mais je n'ai jamais cessé de conseiller cette association, auprès de toutes mes copines ou des filles que j'ai rencontrées. Puis plus tard lorsque j'ai été secouriste, sur le terrain ou lors des formations que j'ai animées.

C'est un organisme très important, historiquement, et aussi par son action continue et têtue, quotidienne et difficile, au sujet de ce qui est une des acquisitions les plus importantes des femmes dans les 50 dernières années : la contraception.

Le Planning familial est aussi pour moi rattaché à un livre : La vacation, de Martin Winckler, dans lequel il défend le droit à l'avortement.

Et à un film d'Agnès Varda L'une chante l'autre pas (1977)

Aujourd'hui l'Etat veut empêcher le Planning Familial de continuer son oeuvre.

Une pétition est en cours pour tenter quelque chose.

Elle dit ceci :

En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective. Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

Vous pouvez aller la signer là.

Attention : d'abord page blanche, puis il faut valider la signature pour qu'elle soit effective.

samedi 10 janvier 2009

Civilisation

A l'heure où je commençais il y a 5 ans à me sentir devenir mère, une autre, qui a quasiment mon âge, se trouve/se sent contrainte de repartir travailler, le corps encore meurtri de cette aventure si riche et si difficile physiquement, laissant son enfant au loin.

Dans le même temps... Cette semaine, l'émission La tête au carré, de Mathieu Vidard, sur France Inter, parle de ces femmes qui, en Colombie (Fondation Kangourou à Bogota ), ont préféré à la couveuse le peau à peau pour que leurs enfants prématurément nés soient à la fois rassurés et réchauffés, dans des conditions proches de leur vie précédente.

Se sentir femme et mère, et pouvoir travailler, c'est aussi possible avec son bébé si on le porte en écharpe, contre soi.

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Etre à l'avant garde, est-ce se couper de son corps ?

Ou bien l'accepter ?

La civilisation que l'on est en train de fabriquer est-elle celle du lien (internet, téléphones, communications lointaines et néanmoins directes et instantanées) ou celle de l'absence de lien personnel, de sentiment, de contact ?

mardi 30 décembre 2008

Rien à redire à ces mots

Il m'arrive de lire le bloc-note du désordre , très riche et dense et humain, profondément humain.

J'aime le billet que je découvre ce soir (daté du 28 décembre), qui montre une qualité qui semble faire défaut à beaucoup de nos concitoyens : celle de l'acceptation de la différence.

Suivez le lien et allez lire l'article de Libération auquel il fait référence.

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