Parchemins Instantanés

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mercredi 30 septembre 2009

Une vidéo pour de rire

Je ne résiste pas...


Bodhisattva in metro

mercredi 25 février 2009

Combattre la violence éducative

Pour continuer ma réflexion au sujet des violences faites aux enfants, sous couvert d'éducation, je voulais donner quelques éléments qui peuvent aider lorsque nous devenons parents.

Car, décidément, être enseignant, animateur, formateur, éducateur, surveillant, en contact avec des enfants de tous âges toute la journée, n'est pas la même chose qu'être parent. C'est mon cas : avant de fonder une famille j'ai toujours travaillé avec des enfants et adolescents, et la pression que l'on peut ressentir à l'exercice d'un métier n'est pas la même qui se fait jour lorsqu'on se voit littéralement agir comme nos parents.

Dans ma réflexion et mes questions j'ai cherché, et trouvé, des manières de materner qui n'étaient pas celles de ma mère et des femmes de sa génération.

J'ai rencontré des femmes surtout, mais aussi des hommes, qui avaient réfléchi déjà à leur pratique de parentage.

Parmi les personnes importantes qui ont un rayonnement et un recul suffisant pour être entendus partout, je voulais citer Olivier MAUREL. Il est le Président de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire.

Professeur de lettres retraité, ce père et grand-père a écrit plusieurs livres sur les thèmes de la violence et de la non-violence : « La fessée : questions sur la violence éducative ordinaire » et dernièrement « Oui, la nature humaine est bonne ! Comment la violence éducative ordinaire la perverti depuis des millénaires ». Il se déplace parfois, à l'instigation d'associations de maternage souvent, donner des conférences.

Depuis près de dix ans, inspiré par la psychanalyste Alice Miller, il poursuit un travail de recherche sur la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire toutes les violences, physiques, ou psychologiques que nous trouvons normal d’utiliser pour élever et faire obéir les enfants, sans nous rendre compte qu’elles portent atteinte à leurs compétences innées.

Alice Miller est l'auteur de plusieurs livres tous très importants et structurants. Le texte que je vous ai proposé est proposé sur son site comme un tract, un résumé, un condensé de sa pensée. Il est plus éclairant de lire un de ses livres pour comprendre la force de sa position et de sa réflexion.

Il est cependant salutaire de savoir qu'en ce moment la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, vient de signer l’appel du Conseil de l’Europe contre les châtiments corporels des enfants, que 17 pays européens ont à ce jour interdit tout châtiment corporel sur les enfants et que la Défenseure des Enfants, Dominique Versini, vient de rendre publique la décision de présenter une telle loi en France.

mercredi 18 février 2009

Les racines de la violence ne sont PAS inconnues

Le cerveau malmené et les émotions bannies

Les constats :

1 – Le développement de notre cerveau dépend de ce que l'on a subi. Le cerveau se structure dans les 4 premières années de la vie, selon les expériences que l'environnement offre à l'enfant. Ainsi le cerveau d'un enfant dont le vécu est essentiellement empreint d'amour se développera différemment de celui d'un enfant qui aura été traité cruellement.

2 – La quasi-totalité des enfants de notre planète sont battus dans les premières années de leur vie. Ils apprennent dès le début la violence et cette leçon est inscrite dans leur cerveau. Aucun enfant ne naît violent. La violence n'est PAS génétique. Elle existe parce que les enfants battus font usage, dans leur vie adulte, de la leçon intégrée par leur cerveau.

3 – Comme les enfants battus ne sont pas autorisés à se défendre, ils doivent supprimer leur colère et leur rage contre leurs parents qui les ont humiliés, qui ont tué leur empathie innée et qui ont insulté leur dignité. Ils sortiront cette rage plus tard, en tant qu'adultes, sur des boucs émissaires et surtout sur leurs propres enfants. Dépourvus de leur empathie, certains vont diriger leur colère contre eux-mêmes (à travers les désordres alimentaires, la dépendance aux drogues, la dépression etc) ou contre d'autres adultes (à travers les guerres, le terrorisme, la délinquance etc).

Questions/Réponses :

Q : C'est sans se poser de questions que les parents battent leurs enfants pour qu'ils obéissent. Personne, hormis une petite minorité, ne proteste contre cette dangereuse habitude. Pourquoi ce schéma si évident (celui de victime trompée à celui d'auteur d'abus) est-t-il totalement ignoré de par le monde entier ? Pourquoi même les Papes, responsables du comportement moral de tant de millions de croyants, n'ont-t-ils jusqu'à présent jamais informé ces derniers que battre les enfants est un crime ?

R : Parce que nous avons presque TOUS été battus et que nous avons tous dû apprendre très tôt que ces actes cruels seraient normaux, anodins et même bons pour nous. Personne ne nous a jamais dit qu'il s'agissait là de crimes contre l'humanité. Cette leçon erronée, immorale et absurde a été inscrite dans nos cerveaux en développement. Ceci explique la cécité émotionnelle qui gouverne le monde.

Q : Pouvons-nous nous affranchir de la cécité émotionnelle que nous développons dans l'enfance ?

R : Nous pouvons, au moins jusqu'à un certain degré, nous libérer de cette cécité en osant ressentir nos émotions réprimées y compris notre peur et notre rage interdites contre nos parents qui nous ont souvent terrorisés pendant ces longues années qui auraient dû être les plus belles de notre vie. Nous ne pouvons rattraper ces années. Mais en affrontant la vérité nous pouvons transformer notre enfant intérieur empli de peur et de déni en un adulte bien informé et alors responsable qui a enfin regagné son empathie dont on l'avait si tôt dépossédé. En devenant des personnes bien informées, nous ne pouvons plus nier le fait que: battre les enfants est un acte criminel qui devrait être interdit sur la planète entière.

Conclusion :

Prendre soin des besoins émotionnels de nos enfants veut dire bien plus que leur donner une enfance heureuse. Cela veut dire permettre aux cerveaux des futurs adultes de fonctionner d'une façon saine et rationnelle exempte de perversion et de folie. Forcer à apprendre dans l'enfance que battre les enfants est sans aucun doute bon pour lui, est la leçon la plus absurde et la plus déroutante qui a les conséquences les plus dangereuses. Cette leçon adossée au fait d'être coupé de ses véritables émotions crée les racines de la violence.

Traduit en Français par Béatrice Anceaux.

www.alice-miller.com © 2009 Alice Miller

jeudi 12 février 2009

Guadeloupe et autres DOM

Pendant qu'il pleut et que notre région est inondée, les DOM sont toujours en conflit avec le gouvernement, dans l'attente de voir leurs revendications et demandes entendues.

Pour mieux comprendre, et en images, comment et de quoi est né ce mouvement, vous pouvez aller voir une vidéo chez Akynou.

Oxygène explique aussi, le comportement du secrétaire d'Etat des DOM.

Quant à moi je relaie un courrier

De : Arsène MARIE-JOSEPHE

POINTE A PITRE,  vendredi 30 janvier 2009

Chers compatriotes,

C'est un appel de soutien que je lance depuis la Guadeloupe.

Un collectif de 52 organisations {comprenant tous les syndicats, des groupements de mutuelle, des fédérations d'associations, les plus grosses associations de la Guadeloupe, le syndicat des transporteurs, les syndicats des stations de service, syndicat de pêcheurs, etc} a lancé un mouvement de grève depuis le 20 janvier 2009.

Des négociations on été engagées au World Trade Center, avec autour de la table de négociation, une représentation de l'ensemble des décideurs de la Guadeloupe :   - Le collectif : Lyanag kont profitasyon   - Rassemblement contre les profiteurs   - Les élus : Conseil Régional - Conseil Général - Les maires - les Députés - Les Sénateurs   - Les socio professionnels : MEDEF - CGPME - CTPME - CCI - CES - etc   - L'Etat : Préfet de Région - Les Directeurs d'administration centrale

Suite à la lecture d'une note émise par le Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves JEGO, le Préfet de Région a décidé d'abandonner la table de négociations pour soi-disant se mettre à travailler.

Aujourd'hui, vendredi 30 janvier 2009, près de 60.000 personnes ont défilé dans les rues de Pointe à Pitre, afin de démontrer leur soutien au "kolectif", or les médias métropolitains, confisqués par SARKOZY, ne font guère écho de ce mouvement dont la substance est unique dans l'histoire de France; car, c'est la première fois qu'un telle manifestation arrive a créer un consensus de toutes les forces vives d'une Région et sans exclusive.

La Guadeloupe réclame la venue du Premier Ministre pour gérer une fin de cette crise. Or, le ministre de tutelle, en l'occurrence Monsieur JEGO, refusant de jouer son rôle légal, refuse de se rendre en Guadeloupe par peur de...

L'Etat Français s'est défaussé devant le peuple guadeloupéen qui a assisté en direct à la démission du gouvernement.

Les négociations étaient retransmises par 3 chaines de télévision locale, les téléspectateurs ont assisté au départ du Préfet qui a refusé de continuer les négociations, promettant de sévir en cas de dérapage.

17 Airbus ont débarqué depuis début janvier,  avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu'aux dents. Des chars d'assauts, des minutions, des cercueils en plastique, des vivres ont également été acheminés en même temps que ces forces de répression. Ce tel dispositif de guerre coûte 3 millions d'euros par jour au contribuable français. Les guadeloupéens auraient préféré que cet argent serve à résoudre quelques uns des 146 points de la plateforme de revendications.

L'Etat français a tiré sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe : 1910 - 1925 - 1952 - 1967

En 1967, suite à un fort mouvement de grève, messieurs MESSMER, MARCELIN et DE GAULLE ont fait tirer sur la foule et tuer plus de 170 personnes - officiellement seuls 31 morts ont été déclarés par l'Etat.

Pendant que je rédige ce document, le gouvernement vient de décider de transférer les rédactions de RFO à Paris, les émissions locales ne seront plus produites localement.

Sarkosy se fabrique sa dictature par ses exactions, voilà que l'Outre-Mer revient 30 ans en arrière avec les pratiques coloniales.

Chers compatriotes, je vous demande de diffuser ce document par vos relais, il faut que toute la France sache que l'on se bat pour l'ordre juste et contre les profiteurs de toute nature.

"La gwadloup cé tan nou     -    la gwadloup  cé pa ta yo     -     yo bisyon  fé sa yo vlé     -     a dan péyi en nou"

"La Guadeloupe est à nous - la Guadeloupe n'est pas à eux - ils veulent faire ce qu'ils veulent - dans notre pays"

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