Parchemins Instantanés

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samedi 10 avril 2010

Relai

Bâton témoin.

Passage d'information.

Allez voir sur le blog de Pablo de quelle manière il participe à une cause à la fois humaine et éducative.

Pablo est marathonien et court demain le marathon de Paris. Vous pouvez acheter un des km parcourus et ses fonds serviront à l'école dans laquelle étudie le fils d'Otir, autiste.

Je le cite :

Je voudrais adresser un grand MERCI à tous ceux qui participez au marathon de Paris en sponsorisant un kilomètre pour soutenir l’école de M. Ziti, le fils d’Otir. Nous sommes très touchés tous les deux, Otir et moi, pour votre collaboration ; si vous avez lu les commentaires d’Otir au billet précédent, ou les derniers billets de son blog, vous vous en êtes déjà rendu compte. (Je vous rappelle que vous pouvez toujours y participer jusqu’à ce soir, et même au-delà : même si chacun des 42 kilomètres du marathon a déjà trouvé un sponsor – et parfois plusieurs – et qu’on a déjà franchi la barre qu’Otir avait fixé dans son “ChipIn”, qu’elle a remontée plusieurs fois !).

mercredi 30 septembre 2009

Une vidéo pour de rire

Je ne résiste pas...


Bodhisattva in metro

mercredi 25 février 2009

Combattre la violence éducative

Pour continuer ma réflexion au sujet des violences faites aux enfants, sous couvert d'éducation, je voulais donner quelques éléments qui peuvent aider lorsque nous devenons parents.

Car, décidément, être enseignant, animateur, formateur, éducateur, surveillant, en contact avec des enfants de tous âges toute la journée, n'est pas la même chose qu'être parent. C'est mon cas : avant de fonder une famille j'ai toujours travaillé avec des enfants et adolescents, et la pression que l'on peut ressentir à l'exercice d'un métier n'est pas la même qui se fait jour lorsqu'on se voit littéralement agir comme nos parents.

Dans ma réflexion et mes questions j'ai cherché, et trouvé, des manières de materner qui n'étaient pas celles de ma mère et des femmes de sa génération.

J'ai rencontré des femmes surtout, mais aussi des hommes, qui avaient réfléchi déjà à leur pratique de parentage.

Parmi les personnes importantes qui ont un rayonnement et un recul suffisant pour être entendus partout, je voulais citer Olivier MAUREL. Il est le Président de l’Observatoire de la Violence Educative Ordinaire.

Professeur de lettres retraité, ce père et grand-père a écrit plusieurs livres sur les thèmes de la violence et de la non-violence : « La fessée : questions sur la violence éducative ordinaire » et dernièrement « Oui, la nature humaine est bonne ! Comment la violence éducative ordinaire la perverti depuis des millénaires ». Il se déplace parfois, à l'instigation d'associations de maternage souvent, donner des conférences.

Depuis près de dix ans, inspiré par la psychanalyste Alice Miller, il poursuit un travail de recherche sur la violence éducative ordinaire, c’est-à-dire toutes les violences, physiques, ou psychologiques que nous trouvons normal d’utiliser pour élever et faire obéir les enfants, sans nous rendre compte qu’elles portent atteinte à leurs compétences innées.

Alice Miller est l'auteur de plusieurs livres tous très importants et structurants. Le texte que je vous ai proposé est proposé sur son site comme un tract, un résumé, un condensé de sa pensée. Il est plus éclairant de lire un de ses livres pour comprendre la force de sa position et de sa réflexion.

Il est cependant salutaire de savoir qu'en ce moment la secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, vient de signer l’appel du Conseil de l’Europe contre les châtiments corporels des enfants, que 17 pays européens ont à ce jour interdit tout châtiment corporel sur les enfants et que la Défenseure des Enfants, Dominique Versini, vient de rendre publique la décision de présenter une telle loi en France.

mercredi 18 février 2009

Les racines de la violence ne sont PAS inconnues

Le cerveau malmené et les émotions bannies

Les constats :

1 – Le développement de notre cerveau dépend de ce que l'on a subi. Le cerveau se structure dans les 4 premières années de la vie, selon les expériences que l'environnement offre à l'enfant. Ainsi le cerveau d'un enfant dont le vécu est essentiellement empreint d'amour se développera différemment de celui d'un enfant qui aura été traité cruellement.

2 – La quasi-totalité des enfants de notre planète sont battus dans les premières années de leur vie. Ils apprennent dès le début la violence et cette leçon est inscrite dans leur cerveau. Aucun enfant ne naît violent. La violence n'est PAS génétique. Elle existe parce que les enfants battus font usage, dans leur vie adulte, de la leçon intégrée par leur cerveau.

3 – Comme les enfants battus ne sont pas autorisés à se défendre, ils doivent supprimer leur colère et leur rage contre leurs parents qui les ont humiliés, qui ont tué leur empathie innée et qui ont insulté leur dignité. Ils sortiront cette rage plus tard, en tant qu'adultes, sur des boucs émissaires et surtout sur leurs propres enfants. Dépourvus de leur empathie, certains vont diriger leur colère contre eux-mêmes (à travers les désordres alimentaires, la dépendance aux drogues, la dépression etc) ou contre d'autres adultes (à travers les guerres, le terrorisme, la délinquance etc).

Questions/Réponses :

Q : C'est sans se poser de questions que les parents battent leurs enfants pour qu'ils obéissent. Personne, hormis une petite minorité, ne proteste contre cette dangereuse habitude. Pourquoi ce schéma si évident (celui de victime trompée à celui d'auteur d'abus) est-t-il totalement ignoré de par le monde entier ? Pourquoi même les Papes, responsables du comportement moral de tant de millions de croyants, n'ont-t-ils jusqu'à présent jamais informé ces derniers que battre les enfants est un crime ?

R : Parce que nous avons presque TOUS été battus et que nous avons tous dû apprendre très tôt que ces actes cruels seraient normaux, anodins et même bons pour nous. Personne ne nous a jamais dit qu'il s'agissait là de crimes contre l'humanité. Cette leçon erronée, immorale et absurde a été inscrite dans nos cerveaux en développement. Ceci explique la cécité émotionnelle qui gouverne le monde.

Q : Pouvons-nous nous affranchir de la cécité émotionnelle que nous développons dans l'enfance ?

R : Nous pouvons, au moins jusqu'à un certain degré, nous libérer de cette cécité en osant ressentir nos émotions réprimées y compris notre peur et notre rage interdites contre nos parents qui nous ont souvent terrorisés pendant ces longues années qui auraient dû être les plus belles de notre vie. Nous ne pouvons rattraper ces années. Mais en affrontant la vérité nous pouvons transformer notre enfant intérieur empli de peur et de déni en un adulte bien informé et alors responsable qui a enfin regagné son empathie dont on l'avait si tôt dépossédé. En devenant des personnes bien informées, nous ne pouvons plus nier le fait que: battre les enfants est un acte criminel qui devrait être interdit sur la planète entière.

Conclusion :

Prendre soin des besoins émotionnels de nos enfants veut dire bien plus que leur donner une enfance heureuse. Cela veut dire permettre aux cerveaux des futurs adultes de fonctionner d'une façon saine et rationnelle exempte de perversion et de folie. Forcer à apprendre dans l'enfance que battre les enfants est sans aucun doute bon pour lui, est la leçon la plus absurde et la plus déroutante qui a les conséquences les plus dangereuses. Cette leçon adossée au fait d'être coupé de ses véritables émotions crée les racines de la violence.

Traduit en Français par Béatrice Anceaux.

www.alice-miller.com © 2009 Alice Miller

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