Parchemins Instantanés

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vendredi 11 novembre 2011

Rose ma grand mère

Si à 23 ans je ressemblais tant à ma grand-mère Rose, que dire de mon visage à 47 ans ?

Je suis Lyjazz. Mon 2ème prénom est Rose, comme ma grand-mère. Je ne l’ai pas connue. Ma mère non plus (ou si peu).

Mais des amies de la famille, me voyant pour la première fois le jour des funérailles de mon grand-père, ont été abasourdies, tétanisées. Visage grimaçant et doigts se tordant, lorsqu’elles se sont retournées et m’ont vu les suivant jusque devant la tombe de Miguel.

De sa vie je ne sais pas grand-chose. Elle aimait lire et sortir, au théâtre, au cinéma, au spectacle. A Barcelone. C’était leur vie avant 1936. Leur première fille avait déjà été placée chez les grands-parents. Egalement à cause de la maladie cardiaque de Rose. Au moment de la guerre civile Miguel et sa femme ont été séparés. Rose était en France. Ils se sont retrouvés en 1940. Ont conçu un 2ème enfant. Ma mère est née en avril 1941. J’ai toujours entendu dire que la naissance de ce bébé lui fut fatal, selon le verdict des médecins. Rose est morte 2 ans après, le cœur enrobé de graisse.

Ce jour de funérailles j’ai plongé dans l’Histoire, voyant dans les yeux de ces dames la femme qu’elles avaient connue jadis (il y a 50 ans). De ce que renvoyaient leurs regards je superposais la vieille, unique et retouchée photo de Rose, à mon visage de 23 ans. Dans un vertige soudain je sentais ce pan entier de l’histoire familiale s’écrouler, parce que je n’avais pas posé assez de questions à cet homme qui était mort, que je n’avais plus de vestige familial espagnol à appréhender. Et dans le même temps je me sentais investie de l’image de cette femme que je n’avais pas connue, qui vivait encore en moi. La spirale me faisait tituber, là, sur ce gravier entre 2 tombes, me renvoyait à ce que je n’avais pas pu voir ni entendre, dans l’espace et dans le temps.

Mon visage de 47 ans est-il toujours celui qui ressemble à Rose à la fin de sa vie ? Est-ce que je me rapproche encore davantage de cette femme qui fut ma grand-mère ?

(Ma tante et ma mère sont incapables de me le dire puisqu’elles ne gardent plus de souvenirs de celle qui fut leur mère. Et les regards extérieurs des dames amies se sont éteints. )

mercredi 8 juin 2011

Instantané

En ce moment je cherche

L’inspiration pour ma vie

L’inspiration pour un projet

A lier confortablement mes aspirations personnelles

Et celles de mes enfants

Fortune tout au long du chemin

(ah, non, ça c’est une chanson…)

A organiser mes semaines

A garder mon cap

A profiter du moment présent

A m’émerveiller davantage

(mais c’est dans mon cœur et pas trop expansif)

Je sais

Ce que je ne veux pas

A peu près vers quoi je tends

Que je suis centrée

Droite dans mes bottes

Unifiée la plupart du temps

Je fais confiance

A mon mental

Mon intellect

Mon intuition

La synchronicité

Je regarde

La vie

Et je prends plaisir à la lire, la vivre

J’observe

Ce qui m’arrive

Et je parviens souvent à m’en détacher

Je suis

Remplie d’amour

vendredi 31 décembre 2010

Abrutie

De fatigue.

Je décompense.

Pas encore assez d’énergie pour recommencer les chantiers en cours.

Ni bricolage. Ni savonnage. Ni cosmétiques. Ni écriture. Ni photo.

Tout juste un peu de cuisine.

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IMGP8623.JPG

Mais de bons moments avec mes garçons. Eux aussi fatigués, entre Lego et vidéos.

Tout ça pour ça ?

Me souvenir l’an prochain que je dois aller à l’essentiel, penser à moi, à mes garçons. Resserrer encore et ne pas faire ce que je n’aime pas. Chemin ténu entre les conventions sociales et ce que l’on peut supporter.

mardi 14 décembre 2010

Ce qui me fait vibrer

Qui m’emplit d’un sentiment de plénitude

C’est quand, au milieu de mes activités habituelles ou non

Dans ce calme ordinaire

Autant que dans les événements plus extra ordinaires

Mais quand je me sens tout à fait centrée

Et à la fois ouverte à ce qui pourrait advenir

Dans cet équilibre si fragile, ténu, difficile à tenir

Un lien se crée, dans la discussion, dans le rythme de la pensée

Et que je vois, alors,

Que je peux agir, mettant un pas après l’autre

Réfléchissant vite, sentant l’urgence de la situation

Parce que je sais que j’ai les éléments

Que je peux aider, guider, transmettre, faire du lien.

Ainsi dimanche soir : un mot au sujet d’une amie,

L’idée que pour l’aider il faut en contacter une autre,

Je le fais illico

En 2h, nous étions 3, nous avons échangé quelques paroles et textos

Et l’amie commune avait le renseignement dont elle avait besoin.

Voilà une affaire rondement menée a souligné Humain,

Témoin de ces échanges.

Ou la solidarité entre femmes en marche.

Egalement par mail :

Des réseaux qui peuvent sembler illusoires, un peu vains,

Tout à fait virtuels

N’en sont pas moins concrètement aidants.

Je suis témoin, et actrice, de ces mouvements

Créés par des mots, sensibles et vrais

Nés de l’internet.

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