pour cette belle musique éthiopienne entendue en concert par Le tigre des platanes, puis en disques par la collection des Ethiopiques. Signalée par Humain qui m'a informé de cette émission sur l'histoire de cette musique sur France Inter
Pour cette journée de pluie où je fais du pain, en écrivant, en écoutant de la musique, ma chatte sur les épaules.
Où je n'attends rien mais reçois de gentils mots de mes amis et ma famille. Une belle conversation de femmes pendant laquelle nous avons parlé de ce livre important : Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estès.
Quelques citations :
pour éviter de jouer les petites marchandes d'allumettes, il faut impérativement effectuer un geste essentiel. Il faut refuser de perdre votre temps avec ceux qui ne vous soutiennent pas dans votre art, dans votre vie. C'est dur mais c'est vrai. Sinon, vous allez mener une vie réduite qui va geler toute pensée, tout espoir, vos dons, l'écriture, la peinture, le théâtre, la danse.
Ce sont les dons et la force de nos prédécesseurs qui nourrissent les histoires que l'on raconte et que l'on écoute. D'après moi ce qui fait la force de la narration, c'est une haute colonne d'être humains, unis dans le temps et dans l'espace, richement ou pauvrement vêtus comme à leur époque ou encore dans leur nudité et pleins de la sève d'une vie qui continue. S'il existe une source unique aux histoires et à leur numen, c'est cette longue chaîne humaine.
Souvent ces femmes étaient des artistes qui tentaient de se montrer raisonnables en consacrant 80 % de leur temps à des tâches qui tuaient dans l'oeuf, jour après jour, leur créativité. On retrouve une constante : on leur a fait remarquer très précocement qu'elles étaient différentes avec connotation péjorative. En fait, elles étaient passionnées, curieuses, particulières et dans le droit-fil de leurs instincts. La journée n'est pas finie, je dois encore faire deux gâteaux, jouer avec mes fils, aller grimper, et partager boisson et gourmandise. Mais elle ma va bien comme ça déjà.
Aujourd'hui, j'ai 48 ans.




