Parchemins Instantanés

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La vie avec des petits gars

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dimanche 18 avril 2010

Un samedi d'avril

Ce matin sur le parking, devant les bambous, l'air était doux et chaud au soleil.

Lumineux disait que ça sentait comme les matins de vacances quand on est en camping. Et j'étais d'accord avec lui. Je me disais même que la vraie vie c'est celle-là, qui nous manque tant : être dehors dès le matin, sentir les odeurs, le vent, les arbres, se mouiller les pieds dans la rosée. Mais sans me leurrer toutefois : le sens, le but d'une journée à l'extérieur, s'il n'y a pas « quelque chose à faire » ou « quelqu'un à voir ». Je veux dire que la vie en ville a ceci d'important pour nous qu'elle est chargée de sens : on peut aller dans le courant voir d'autres enfants, à la rencontre d'un film, d'un livre, d'un documentaire. Et d'activités. Pensées senties en un éclair. Rêve d'un endroit au vert entre mai et octobre, puis en ville pour les mois d'hiver ?

Après un départ chaotique et une décision emportée avec un peu de persuasion pour faire sortir Solaire, en colère parce qu'on l'empêche de manger ce qu'il veut....

il s'est bien amusé au judo.

Moi j'ai bien grimpé sur les murs du gymnase. Profitant à fond de mon heure de sport.

Juste déçue de ne pas pouvoir aller demain à la sortie en falaise, parce que je serais seule avec les garçons....

Plus tard j'ai reçu un message de mon amie, encore plus déçue parce que son avion ne peut pas atterrir en France, elle est donc bloquée à Tunis et notre plan ne peut pas fonctionner.

Pas la peine que j'aille à Nantes à sa rencontre.

Je ne vais pas la retrouver. Il faudra attendre cet été pour nous revoir, partager, parler, écrire à 4 mains, rire et nous voir, vérifier que ses expressions sont en accord avec son être, observer dans son souffle et sa démarche quel est son état. Alors je vais faire autre chose de ces jours que l'on aurait pu voler au temps et à la géographie.

Etre avec mes garçons, partir à la plage peut-être.

Ecrire sans doute.

En attendant j'ai bien aimé faire cet exercice sur Chevaliers des Touches.

L'après midi se passe en activités calmes (livrets avec autocollants, jeux sur l'ordinateur).

Puis j'ai très envie d'aller à la médiathèque du centre ville chercher Sang d'encre pour pouvoir continuer cette histoire de Cornélia Funke.

Mes garçons sont un peu fatigués, alors pour emporter la décision il a fallu que je trouve l'idée.... Monter en vélo (chacun le sien) jusqu'à la place, prendre la navette gratuite de la ville, marcher un peu pour aller à la médiathèque.

C'est sans compter sur l'approximation des transports palois : le site indique des passages toutes les 15 mn, et le dernier bus à 19h15. Sur place on attend 20 mn et le chauffeur me dit que le dernier passage est à 18h. Heureusement ça va assez vite et nous atteignons la médiathèque 5 mn avant la fermeture. Juste le temps d'emprunter le livre désiré, Solaire en trouve un autre (il ne peut pas s'empêcher de prendre un livre dans une bibliothèque, on se demande d'où ça vient...).

Dehors ils jouent et me demandent de lire le livre. Je commence, malgré le bruit que fait un groupe d'étudiants bavards derrière nous.

Ils veulent aller jouer sur la place Clémenceau, avec les jets d'eau intermittents à fleur de sol. Et finissent mouillés, bien entendu. Solaire est tellement joyeux et heureux quand il joue avec l'eau ! C'est un régal de le regarder.

Pendant qu'ils courent et s'aspergent j'avise un chauffeur de cycloville pour lui demander s'il peut assurer notre retour. Il appelle sa collègue qui vient nous prendre. Isabelle nous a déjà transportés et nous amène jusque devant nos vélos en appliquant un tarif sympa. C'est un moyen de transport bien moins dangereux que le bus et bien plus agréable.

Où comment se réapproprier la ville avec des enfants, sans prendre la voiture.

vendredi 18 septembre 2009

Camping au Pays Basque

Pour profiter de ce mois de septembre comme souvent très beau, nous avons posé nos pénates, et surtout notre camion, dans un camping du bord de mer depuis lequel il faut juste traverser la route pour aller se baigner.

Petite plage dans une baie. Coucher de soleil en arrivant le vendredi soir. Solaire qui court et descend vers le sable en disant « c'est le paradis ici ». Joie communicative et observation, toutes les écoutilles ouvertes pour sentir le vent, le sel, le bruit des vagues, la lumière qui décroit.

Nos petits dans l'eau écumante, nus pendant que le soleil se couche et que la nuit nous recouvre.

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On était bien !

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Le samedi était gris au réveil. Mais nous avons quand même gagné la plage pour creuser, lire, jouer dans l'eau et les rochers en attendant que les copains arrivent.

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Le soir au camping les parents ont mangé, bu et parlé pendant que les enfants jouaient.

Et le dimanche nous sommes partis à l'assaut de La Rhune, par le petit train à crémaillère.

Le brouillard nous a bouché le paysage pendant le pique nique, et nous a poussé vers le bar pour prendre une boisson chaude ou une glace. Il s'est levé brièvement juste avant que nous rejoigniions le petit train.

Les parents étaient dans l'ensemble fatigués.

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Ou alors le train les rendaient pensifs.

Les enfants observaient.

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En bas le ciel était bleu de nouveau. Alors nous avons fini la journée sur la plage. Mes garçons avaient encore besoin de creuser, de grimper sur les rochers, de se gorger de paysages et du bruit de la mer, de l'air iodé.

Comme souvent nous avons pique niqué dans le camion.

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Avant de rentrer, enfants repus et endormis pour les mettre dans le lit à l'arrivée.

Désolés de casser le rêve cependant.

Parce que c'était si bien !

Parce que cet endroit est magique et qu'on aimerait y vivre plus souvent.

dimanche 13 septembre 2009

Moments

Retrouvé mention d'un dialogue avec mon Lumineux lorsqu'il venait d'avoir 4 ans : « Je voulais CETTE maman-là ! » dans mes bras, m'embrasse « et ce petit frère-là ! »

Je réponds que je voulais aussi ce petit garçon-là et son petit frère. Re-câlins. « Maman AMOUR !! »

Cette fois c'est mon Solaire, qui vient d'avoir 4 ans et qui me fait la même version, à sa sauce : « Maman, moi amoureux toi VRAIMENT ! Moi pas vouloir toi meure. Moi vouloir être avec toi toujours. Toi ma princesse. « 

Avec un clin d'oeil à mon endroit, Humain lui dit que non, c'est lui qui est amoureux de moi.... il m'embrasse sous l'oeil torve dudit petit amoureux, qui comprend quelque chose de l'ordre du temps qui passe, du père qui était là avant... La vie, quoi !

Pendant ce temps, avec Lumineux nous abordons les questions de la religion et de la croyance. Ou alors il prend plaisir à écrire son prénom, ou des lettres, et à me demander « ce qu'il a écrit là ». C'est un régal de voir les progrès qu'il fait de jour en jour, à son rythme entièrement. Il écrit, il observe, il demande, et je vois presque les liens qui se tissent dans son cerveau, à la pointe de son crayon qui hésite en recopiant, qui se redit intérieurement comment j'ai prononcé les syllabes, l'une après l'autre.

En juillet encore il ne dessinait quasiment pas. A peine quelques bonshommes et beaucoup de chemins. Et le voilà qui apprend les lettres et le mystère de la lecture, en passant par l'action de l'écriture.

Il fait encore beau, j'ai du mal à rester à l'intérieur par ce beau soleil, surtout lorsqu'il fait gris jusqu'à 15h.

Je suis décidément, et indécrottablement une fille du soleil et de l'extérieur.

Mais qu'est-ce que je fais en ville dans un appartement ?

C'est aussi que j'ai besoin d'un intérieur et de moments de repli.

Besoin de bouger : envie de plus en plus d'un Yubamundo pour me promener avec mes gars, ne plus polluer, sentir mes muscles travailler et ma forme physique durer davantage que les mois d'été.

C'est pour ça aussi que je suis contente d'avoir pu avoir une place dans un cours d'escalade : je vais enfin pouvoir apprendre à assurer pour aller grimper avec mon Lumineux . Lui, du haut de ses 5 ans et 8 mois, rempile pour sa seconde année avec impatience.

Besoin aussi de désencombrer totalement mon appartement. Engorgé depuis notre installation sur les chapeaux de roues fin 2001. Nous avions « juste » en cours : de gros travaux à faire nous-mêmes, un mariage à organiser, un agrément pour l'adoption à réfléchir, des traitements de PMA lourds, et un travail très intense psychologiquement, nerveusement et physiquement.

Les années suivantes ont été complètement épuisantes et entièrement dans la gestion de l'urgence. Elles comprennent essentiellement la naissance d'un, puis d'un deuxième petit gars. A 18 mois d'intervalle, avec tout ce que cela implique comme bouleversements dans un vieux couple qui vit ensemble (et seul) depuis presque 20 ans.

Dans ces conditions je n'ai pas pu continuer les travaux ni les rangements commencés. J'ai juste empilé, repoussé, amalgamé.

Je me sens maintenant suffisamment en forme, avec assez d'énergie, pour regarder d'un autre oeil mes possessions empilées et leur donner congé pour la plupart.

Une amie viendra m'aider prochainement à organiser et structurer tout ça.

vendredi 11 septembre 2009

Hop, dans le gave !

Temps clair et ciel bleu, mais température très fraiche la nuit et le matin.

Le week end dernier avait lieu Touskiflot.

Une manifestation sympathique : des groupes fabriquent un objet flottant et font une course sur le gave.

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Le tout agrémenté d'animations pour enfants petits et grands.

Structure gonflable, jeux de société géants, rocher d'escalade, mini golf et pentaglisse

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qui donne directement dans le gave.

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Sur le vélo nous reprenons le chemin du pont d'Espagne, à l'ancienne base nautique, où s'entrainent encore parfois les kayaks. C'était une promenade courte et intéressante que nous avons pratiquée souvent quand Lumineux était petit. C'est d'ailleurs un des premiers mots qu'il a dit « kayaa ». Et il est toujours intéressé par ce moyen de naviguer.

Cette fois les enfants sont intéressés par les jeux, et les bateaux les laissent indifférents, puisqu'ils ne peuvent pas monter dessus. Nous sommes également impatients qu'ils apprennent à nager pour pouvoir faire du canoé ensemble.

Ils ressemblent à des chars de carnaval, chacun ayant fait part de sa créativité artistique et humoristique.

Le samedi, les curieux regardent, se font photographier, commentent, tandis que les participants mettent la dernière main à leur oeuvre, ou font la parade.

Ici : « les femmes sont au bar, nous on garde le bateau ».

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Le soir, une course de boardercross a lieu (explications ici) très technique. Et je me régale à prendre des photos.

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Enfin, le dimanche, les radeaux sont à l'eau et les navigateurs en tenue et déguisés, les consignes sont données et le départ à lieu.

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Environ 50 radeaux sont chronométrés entre le pont d'Espagne et l'arrivée, après la passerelle de Laroin.

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Le public est nombreux et enthousiaste, le commentateur explique les motivations de l'équipage : souvent une association qui trouve important de faire quelque chose ensemble en dehors du travail, dans l'esprit de participer davantage que pour faire parler d'elle.

Nous reprenons les vélos pour aller jusqu'à Laroin.

C'est aujourd'hui à l'arrivée que les jeux sont installés, le bar alimenté. Sous les arbres une plage naturelle accueille les radeaux qui arrivent. Aucun accident, tout le monde a terminé la course dans la bonne humeur.

Enfin, les prix sont décernés en présence de Me la Députée Maire, Martine Lignières-Cassou.

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