Parchemins Instantanés

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La vie avec des petits gars

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dimanche 3 avril 2011

Le printemps est là

L’énergie revient et les activités possibles ce week end (ainsi que les suivants) sont nombreuses.

Nous nous retrouvons de nouveau avec un seul véhicule. Situation que l’on a vécue il y a 3 ans. J’avais alors résisté pendant 7 mois en essayant de prendre le bus et de circuler à pieds. Et je m’étais crevée littéralement à promener deux enfants petits, l’un en poussette et l’autre sur mon dos, dans divers lieux en ville, avec parfois 3h d’attente et de bus pour 1h d’activité. J’avais alors renoncé et nous avions acheté un second véhicule.

Cette fois mes enfants ont grandi : ils peuvent marcher jusqu’aux arrêts de bus et n’ont plus besoin d’être portés. Et puis, surtout, le réseau de bus a un peu évolué : il est plus sérieux, avec davantage de bus, qui circulent en ville dans des couloirs spéciaux, donc ils sont à l’heure. Si leur fréquence n’est pas forcément plus importante, on sait qu’on peut compter sur eux quand même. Enfin, une innovation de taille nous facilite la vie : un petit bus gratuit qui roule en boucle dans tout le centre ville et nous permet (à 10mn de chez nous à pas d’enfants) de pouvoir nous rapprocher d’un arrêt de bus pour aller ailleurs.

Nous avons testé aujourd’hui. Et mis « simplement » 45mn dont 20mn d’attente pour rentrer chez nous après la grimpe d’arbres (dans le cadre des assises nationales de la biodiversité). Pour un trajet fait en 20mn maxi en voiture. Il ne pleuvait pas, nous n’étions pas chargés, j’avais de l’eau, des fruits et des biscuits, les chauffeurs ont tous étés surpris et charmés par mes garçons qui disent bonjour et discutent (alors que les ados ne disent pas bonjour m’a dit une conductrice). On a rencontré un jeune homme (environ 25 ans) qui transportait une boite de grillons qu’il allait donner à manger à ses serpents.

Et surtout on est allés grimper aux arbres, et on a revu des copains et les enfants ont joué, joué, joué, joué sans s’arrêter. Et c’était bien !

Par contre je n’ai pris aucune photo, ni dans l’arbre, ni en bas.

EDIT du 3 : je révise ma position concernant les bus. Aujourd'hui j'avais décidé d'aller au Festival de la BD et j'étais confiante parce que les bus de ville étaient partenaires de la manifestation. Sauf que.... il n'y a aucun bus le dimanche ! Et je ne peux simplement pas y aller en vélo, sous la pluie, sur la nationale, avec un enfant de 5 ans et un autre de 7 ans. Non que ce soit loin, mais plutôt que ce soit trop dangereux.

Voilà, sachez-le, à Pau les bus ne roulent pas le dimanche, même s'ils sont partenaires d'une manifestation. Il faut circuler en voiture, sinon on reste chez soi le dimanche, surtout s'il pleut, et même s'il y a des manifestations sympa et à l'abri. La culture ce n'est que pour les personnes qui ont une voiture.

Et moi je suis très en colère.

samedi 18 décembre 2010

Histoire de naissance

En cette fin d’année il y a eu deux naissances dans notre entourage. Des bébés tout neufs donc, qu’on voit avec leur maman, bien au chaud dans l’écharpe.

Pour l’un, nous avons même vu la maman en travail, quand nous avons été chercher le grand frère, qui a passé la nuit avec nous. Puis le bébé qui avait 15h quand on a ramené le grand frère.

Le mystère de la naissance est donc très présent en ce moment. Sa magie aussi.

J’avais déjà constaté que la grossesse, la naissance, les bébés, sont des puissants aimants à enfants, qui sont toujours connectés à ces moments.

Si mes garçons n’ont pas de poupée et n’aiment pas jouer avec, ils ont toujours utilisé leurs peluches comme bébés, les faisant téter, les portant, les couchant, les soignant, comme n’importe quel parent. Ils me les ont aussi confiés, leurs bébés… le plus jouissif fut le jour où l’un d’eux m’a demandé de faire téter une vache : j’ai pris une belle revanche sur le lait qui m’a fait grandir !

Bref, les bébés sont à l’ordre du jour, et je sens mes garçons très attentifs quand on en parle, très doux et prévenants quand ils s’en approchent. Lumineux a toujours aimé faire rire les plus grand, et au parc il esbaudissait les mamans en leur demandant quel âge avait l’enfant, s’il mangeait, combien il avait de dents… sans doute un apprentissage dû aux réunions de la LLL.

A la médiathèque ils ont voulu emprunter de nouveau le CDRom Mobiclic n°91 de mars 2007 au sujet de la grossesse. Et ils l’ont mis ce matin, l’écoutant avec une grande attention. (Si vous voulez essayer le magazine en ligne, c’est par ici )

Dans la foulée, je me suis dit que mon grand était prêt à entendre une info importante pour lui.

Alors j’ai repensé à ce petit livre dont j’avais entendu parler déjà en 2004 (ou peut-être après ?) et qui expliquait simplement aux enfants qu’il y avait différentes façons de prendre racine dans le ventre de sa maman.

J’ai lu le livre à mes garçons. Deux fois. Racontant que Lumineux avait bénéficié de cette technique pour s’installer dans mon ventre. Tandis que Solaire avait décidé de venir sans qu’on en ait besoin.

Comme je lis souvent des livres il y a eu un moment de doute dans l’esprit de Lumineux. Il est parti faire autre chose, puis il est revenu pour me demander si c’était vraiment vrai. J’ai acquiescé. Son père aussi.

Nul doute que cette information va faire son chemin.

On verra comment elle ressort dans les jours ou les semaines prochaines.

J’ai souvent parlé de cette naissance, devant lui, à des amis ou des connaissances, ce n’est pas un sujet tabou, je suis prête à parler de mon expérience pour aider d’autres parents.

Lorsqu’il était tout petit, quelques semaines à peine, j’ai revu l’obstétricien spécialiste de PMA, en expliquant à mon bébé que cet homme m’avait aidé à le concevoir.

On croise aussi parfois le biologiste qui nous a reçu au labo du bout de la rue, nous a accueilli dans ses murs et a fait grandir 2 jours mes embryons.

J’ai aussi expliqué à Lumineux qu’il n’était pas seul au départ, que deux autres embryons étaient avec lui, mais que lui a été l’unique à grandir et devenir ce qu’il est.

Il a bientôt 7 ans. L’âge de raison. Il a perdu sa première dent il y a un mois. Il a commencé d’accepter de grandir. C’est une étape d’entendre son histoire et de pouvoir la conceptualiser.

mercredi 27 octobre 2010

Stylos plume

Lumineux veut essayer mes stylos plume.

Jusque là il a écrit au crayon, au feutre à bille, au stylo bille, le dernier en date étant le Pilot Frixion.

Il y a un an je crois, il avait envie d’essayer l’encre et la plume du porte plume, puis on a fait des tentatives de plume d’oiseau taillée trempée dans l’encre.

Cette fois c’est sérieux : il lorgne mes stylos plumes !

Il a un goût sûr : c’est le Montblanc qu’il convoite.

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Ou alors le Parker Sonnet. Heureusement j’ai d’autres instruments. C’est là que je me dit que je suis un peu accumulatrice…. Mes garçons grandissent dans une maison remplie de stylos, de papiers, de livres et de carnets.

J’ai posé mes limites : personne, absolument personne ne touchera le Montblanc, qui est le mien, et seulement le mien. C’est mon bijou, mon fidèle, mon prolongement des doigts, il est incomparable ET A MOI.

Nous avons nettoyé hier tous les stylos encre : dans l’eau froide exclusivement. Rincés, séchés amoureusement. Je leur ai fait un cours sur les matériaux, les plumes, les mécanismes différents.

Plus tard au lit, j’ai raconté les débuts de l’écriture, passant du bâton dans la poussière au stylet sur l’argile de l’écriture cunéiforme, puis au calame égyptien, à l’invention du papyrus puis du papier. J’ai parlé des moines copistes et des enluminures, des livres rares qui circulaient avec les savants, de l’invention de l’imprimerie. Enfin je suis arrivée à l’invention du stylo plume, puis du bille, des feutres à billes et instruments modernes.

Aujourd’hui j’ai remis de l’encre dans chacun de mes outils.

Et ils ont essayé.

Humain a bien tenté l’écriture d’antan : la cursive, avec ses fioritures appliquées. Je ne sais pas si cela va lui plaire.

Solaire a dessiné ses cercles et chemins. Il explore les possibilités de l’outil avec son énergie à l’emporte pièce. C'est-à-dire qu’il ne tient pas longtemps dans cette respiration douce, surtout en fin de journée.

Lumineux veut en posséder un à lui ; le ranger dans son « endroit secret ». Il approche de l’âge de raison, et curieusement de l’âge où l’on offrait un stylo encre à un enfant, non ? Et puis une montre. Mais le découpage du temps ne l’intéresse pas.

On verra si la plume va l’inspirer !

vendredi 22 octobre 2010

Au sujet de la non scolarisation

En réponse à des commentaires de Planeth et Floh.

Je suis dubitative au sujet des règles qui seraient une guidance pour mieux se libérer.

Il faut avoir beaucoup vécu déjà pour vivre les contraintes de cette manière. Et bien peu d’enfants en sont capables.

Un peu de rythme dans une journée d’accord, mais les contraintes scolaires me semblent vraiment trop : pipi à heure fixe, repas à heure fixe, sport à heure fixe, assis quasiment toute la journée, etc. Comment ensuite penser que ces enfants peuvent et savent écouter leur corps, se faire confiance ?

A moins que tu ne veuilles parler des contraintes simples inhérentes à la vie en collectivité ou même simplement des routines familiales qui peuvent en effet rassurer certains. Pas forcément les enfants d’ailleurs, souvent davantage les adultes.

Je veux parler de cette peur du non contrôle qui transparait dans beaucoup de comportements adultes. Ceux qui pensent que les parents sont là pour interdire/frustrer/contrôler toutes les actions de leurs enfants.

On en rencontre par exemple en ville, dans les parcs ou sur les places publiques, quand mes garçons mettent les pieds dans l’eau, ou jouent dans les jets d’eau, que nous les regardons s’éclater avec bienveillance (un change dans le sac) tandis que les autres parents sont atterrés, inquiets, ou bien même chuchotent tout bas en nous regardant d’un sale œil.

Je veux parler de ces personnes qui regardent Solaire et lui disent qu’il est une fille, même quand il leur répond avec assurance « non, je suis un garçon » et qui persistent et insistent « non tu es une fille ! ». Dans ce cas nous laissons Lumineux régler son compte à l’inconvenante (c’est du vécu) en lui disant « il le sait mieux que vous ! ».

Notre société est simplement fermée aux enfants. Elle a coupé les ponts avec eux. Elle les parque dans des écoles et ne veut pas les voir, ni les entendre, dans les lieux publics, les magasins, les rues, s’il n’est pas 17h ou si nous ne sommes pas mercredi, samedi et dimanche. Ces jours-là les enfants peuvent sortir, mais ils doivent parler à voix basse, ne pas courir et crier parce que ça dérange les adultes. Ils doivent dire bonjour à la dame et merci beaucoup, mais ne doivent pas attendre qu’on leur réponde si c’est eux qui disent bonjour à un adulte (expérimenté à maintes reprises). Un enfant n’existe pas si on ne lui a pas adressé la parole. Et les adultes sont décontenancés (s’ils ne sont pas un peu ouverts) si l’enfant les regarde dans les yeux, leur parle comme à un égal et affirme des positions et idées, surtout quand elles sont un peu hors normes.

Et les autres enfants, leurs pairs, rencontrés sur des lieux de jeux, qui n’ont connu que ces rapports avec des adultes, sont dans la violence à priori, ou l’incompréhension totale lorsqu’ils insistent lourdement : non, tu es une fille !

Bon, d’accord, ce n’est pas la norme. Nous sommes hors norme.

Mais il reste qu’en général les adultes n’aiment pas voir les enfants libres dans la rue alors qu’ils devraient être parqués, enfermés dans une école, tenus par un professeur.

Bon, c’est aussi un peu un coup de gueule, une façon de dire que c’est parfois usant d’expliquer tout le temps mes choix et de sentir que ce n’est ni compris ni permis dans l’esprit de beaucoup de personnes à l’esprit obtus.

J’entends bien que vous êtes toutes les 2 ouvertes, bien que pas encore convaincues.

C’est vrai que c’est un pari, pour une personne de ma génération, qui a été à l’école, sans chercher à la remettre en question, de l’âge de 2 ans ½ à l’âge de…. 40 ans en comptant mes années d’enseignante. En fait, oui, j’ai remis en question, en pensant que de l’intérieur je pouvais aussi avoir une action sur mes élèves. Et jusqu’à présent ceux que j’ai rencontré depuis gardent heureusement un bon souvenir de moi, me parlent toujours avec plaisir….

Je me souviens par exemple de mes élèves de 6ème, certains épouvantés que je réponde à leurs questions existentielles : je peux écrire de quelle couleur ? je fais une marge de combien ? De quel côté ? je prends une feuille de quel format ? est-ce que je peux utiliser un cahier au lieu du classeur ? donc je leur disais : « c’est comme vous voulez, c’est votre matériel, il faut que ce soit pratique pour vous, et lisible par moi parfois, c’est tout. On a autre chose de bien plus important à discuter.. »

J’ai aussi, avant d’avoir des enfants, été animatrice de longues années, avec toute la morgue que ça sous-tend : des horaires fixes, des rituels de lavage de main et de mise en rang, mais aussi des moments libres et d’ennuie, pour contrebalancer les horaires fixes et les activités prémâchées et obligatoires du système scolaire en primaire.

Bref, ces diverses expériences ne m’avaient pas préparée au raisonnement que je tiens aujourd’hui. Au point que, mon ainé ayant 4 mois, j’ai repris mon poste d’enseignante (6h/sem seulement, heureusement), pour aider mes élèves à passer leur examen, parce que mon remplaçant n’avait pas assuré pendant mon absence.

C’est venu ensuite : en observant mon premier garçon, en écoutant ce qu’il me disait, en répondant à sa sensibilité.

Il faut dire que j’avais aussi vu l’ambiance des classes de maternelle quand j’y ai fait des stages.

Je sais bien, par ailleurs, que tout est question de personnes, qu’il existe des classes intéressantes parce que l’enseignant est intéressant, parce que la pédagogie met réellement l’enfant au centre des apprentissages (selon l’adage assené mais pas suivi d’effets, ou si rarement !). J’ai même des amis enseignants, et je compatis tout à fait à leurs difficultés, le métier change tellement vite, et pas en bien !

Enfin, c’est réellement une voie difficile que j’ai choisie, parce que hors norme, hors société, mais je l’assume.

Et, comme j’ai choisi un mode de vie alternatif : bio, baba, allaitement long, cododo, expériences de nourriture diverses (sans gluten parfois, sans lait animal parfois, cure de raisin, etc) C’est une remise en question d’un ordre que certains pensent acquis de toujours et pour toujours, une réflexion permanente sur ce qui est bien ou non pour moi (je ne cherche pas ici à convertir, à faire du prosélytisme) et ma famille, une ouverture d’esprit qui est née et a grandi petit à petit.

Mais quand même, cette réflexion sur l’école, sur l’enfermement qui semble nécessaire à certains, est un peu ambivalente. Je veux dire que nos parents, nés dans l’après guerre, pensaient que les professeurs détenaient un savoir et une aura de culture, que leur avis avait force de loi. Et c’est de bon droit qu’ils nous envoyaient à l’école, pensant que ces spécialistes de la pédagogie étaient les plus capables de faire de nous des bons citoyens aptes à s’insérer dans la société, et acquérir un savoir supérieur au leur. Maintenant le pli est pris : les parents des enfants d’aujourd’hui ne considèrent plus les enseignants comme des sortes de personnes « au-dessus » d’eux, n’hésitent plus à les conspuer s’ils pensent que leurs petits sont malmenés, mais ne peuvent plus prendre ce pouvoir qui est le leur (je parle des parents) d’apprendre ce qu’ils savent à leurs enfants. Je veux dire que, comme on se décharge de sa santé sur le personnel médical, on se décharge de l’enseignement sur le personnel de l’Education Nationale. Sans réfléchir. Sans se dire que l’on pourrait faire autrement.

Une autre comparaison : la naissance. Qui est capable de se dire que c’est un acte naturel, qui peut être vécu hors du milieu médical (en dehors de tout problème de santé connu, bien évidemment), sans davantage de risque ? Moi-même je n’ai accédé à cette réflexion qu’enceinte de mon ainé, et pu mettre en œuvre certaines de mes idées seulement pour mon cadet. Beaucoup de femmes, sans y réfléchir, pensent que « les professionnels » (obstétriciens, puéricultrices, etc) sont les personnes de la situation quand elles sont enceintes. Leur premier mouvement est de se décharger de leur état sur le médecin, de devenir patientes. Au lieu de sentir dans leur corps ce dont elles ont besoin, de se connecter à leur bébé et de vivre, simplement.

De la même façon donc, une fois le bébé au monde, on se décharge de son alimentation en donnant un biberon, ou en pensant qu’il faut nourrir au sein à heures fixes. Et tout naturellement, de retour à la maison on utilise tous les gadgets vendus en magasin spécialisés : lit à barreaux, mobile lumineux, table à langer, talkie walkie qui permet d’exiler l’enfant dans la chambre du fond, de se sentir célibataire au salon, et parent en accourant aux premiers pleurs. Le bébé est ensuite mis dans un youpala pour qu’il apprenne à marcher, dans un parc pour qu’on ne l’ait pas dans les pattes ni ses doigts sur la vitrine du salon. Il sera promené et montré dans le landau et la poussette derniers cris (tout coordonné s’il vous plait) et donc mis à distance de l’adulte qui sort avec lui. Tout naturellement on dira que d’avoir un enfant coute cher. Alors qu’un bébé a besoin de l’amour de ses parents, de présence constante de sa maman pour au moins 9 mois voire 18, d’être porté, de vivre dans la maison organisée de manière à ce qu’elle soit sûre pour lui. Dans cette même mouvance on confiera le bambin à l’école maternelle à 2 ans ½, parce qu’on ne sait pas comment faire, ni quoi faire, avec lui, et qu’il faut le socialiser ! C’est ainsi que sans se poser de questions les parents pensant que c’est l’école qui est obligatoire (alors que c’est l’instruction !) ils se déchargent de leur responsabilité, y perdent en confiance en eux, y gagnent en aigreur vis-à-vis du système. Et que personne n’est content.

Sauf que. On peut se donner les moyens de faire autrement. Voilà.

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A la question du savoir et des apprentissages : comment les acquérir, faut-il une méthode, un savoir, une pédagogie particulière ? On peut trouver des réponses dans cet article et cette vidéo

On peut consulter aussi les lettres de l’Education Authentiques et les vidéos de Jean-Pierre Lepri.

Lire le livre de Catherine Baker : Insoumission à l’école obligatoire (disponible en téléchargement gratuit en bas de cet article par exemple)

Ou celui d’Ivan Illitch : Une société sans école.

Rencontrer des enfants, adolescents, adultes non scolarisés, et parler avec eux, comparer avec les attitudes, regards, questions, façons d’être d’autres personnes scolarisées.

Se faire une opinion, trouver (ou non) un moyen de faire coïncider ses idées et son attitude au monde, ses priorités. Chacun fait comme il peut, sur son chemin, au moment où c’est bien pour lui.

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